Perpignan : trois têtes de liste ont signé la charte d’Anticor

Jean-Marc Pujol, Jean Codognès et Clotilde Ripoull ont signé la charte d’Anticor pour les municipales : « Les engagements de cette charte ont valeur de contrat de mandat pour les parties signataires : le candidat tête de liste s’il est élu maire et l’association Anticor. (Voir plus bas, le texte intégral de la charte).

Le premier de ces engagements concerne le cumul des mandats : « Le candidat tête de liste signataire s’engage à ne pas cumuler plus d’un mandat électoral et d’une fonction exécutive. Cet engagement ne concerne pas les fonctions qui relèvent de la participation de la commune à une intercommunalité. »

On comprend donc que Jacques Cresta qui veut cumuler la mairie et l’Assemblée Nationale ne soit pas signataire. C’est bien dommage car la charte comporte huit autres engagements dont la mise en pratique va fortement améliorer la transparence, le contrôle, le renforcement de l’exigence de probité et la démocratie si un des signataires s’installe à la mairie.

On nous dira qu’il arrive que les engagements pris pendant la campagne soient oubliés après l’élection. Les groupes locaux d’Anticor et particulièrement celui des P-O devront veiller à ce que les engagements soient tenus par le prochain maire de Perpignan. On pourra sans doute aussi compter sur les élus de l’opposition dont le rôle sera d’ailleurs mieux reconnu. Et la charte indique : « Le signataire déclare être informé de ce qu’il engage sa responsabilité contractuelle et que l’Association pourra agir en justice en cas de violation de ces engagements. »

L’activité d’Anticor montre qu’à tous les niveaux de la vie publique, et en particulier au niveau local, il est possible de s’engager concrètement pour moraliser et démocratiser le fonctionnement des collectivités territoriales. Et cela sans attendre des lois… Il faut se féliciter de l’engagement pris par ces trois candidats. Leur choix est loin d’être totalement partagé par tous les politiques.

Dans son premier journal de campagne Clotilde Ripoull a mis l’accent sur ses engagements étiques et sur la signature de la charte d’Anticor. Jean Codognès a diffusé un tract titré : « Des élus irréprochables c’est possible ». Il propose une charte déontologique qu’il ferait voter dès le premier conseil municipal s’il était élu maire. Il ne fait toutefois pas référence à Anticor. De son côté Jean-Marc Pujol a fait signer à chacun de ses colistiers une déclaration qui a valeur d’engagement et dans laquelle on lit : « Par ailleurs, je suis informé que Monsieur Jean-Marc Pujol a signé la charte Anticor 2014, et que de ce fait la rédaction du futur règlement intérieur du conseil municipal de la ville de Perpignan tiendra compte de cette charte qui oblige son signataire à des comportements prudentiels précis, pour exemple parmi d’autres : la mise en place d’une commission d’éthique indépendante comprenant des membres de l’opposition et des citoyens ; d’une commission des finances dont la présidence est réservée à un membre de l’opposition ; d’une commission chargée des attributions de subventions ouverte à des citoyens etc. »

Dans notre département c’est la première fois que ces questions occupent une telle place dans une campagne électorale. Ce n’est qu’en allant dans cette direction que nous sortirons notre démocratie de la crise profonde dans laquelle elle est plongée.

Ce ne sont que les premiers pas. Mais pour aller plus loin, il faut aussi, et surtout, que les citoyens les soutiennent.

Fabrice Thomas

c.politique@orange.fr

Autres têtes de liste signataire de la charte d’Anticor : Yvan Naya au Barcarès, Jean Jouandet à Saint-Cyprien et Jean-Michel Erre à Saleilles.

ÉLECTIONS MUNICIPALES

CHARTE ANTICOR 2014

L’association Anticor agit dans le respect des règles fondamentales de la République, définies notamment dans le préambule et dans l’article 1er de la Constitution de 1958 qui dispose : “La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion”.

Les engagements de cette charte ont valeur de contrat de mandat pour les parties signataires : le candidat tête de liste s’il est élu Maire et l’association Anticor.

Engagements du candidat tête de liste signataire pour son mandat de Maire :

1) Non cumul et limitation des mandats et des fonctions exécutives
Le candidat tête de liste signataire s’engage à ne pas cumuler plus d’un mandat électoral et d’une fonction exécutive. Cet engagement ne concerne pas les fonctions qui relèvent de la participation de la commune à une intercommunalité.

2) Bonnes pratiques de gestion
Le candidat signataire s’engage à veiller à la formation de l’ensemble des élus du Conseil municipal, notamment sur l’élaboration et sur le contrôle du budget, la passation des marchés publics, l’exécution des délégations de services publics.
Il s’engage à rendre public le nombre des emplois de cabinet et leur coût total.

3) Transparence
Le candidat signataire s’engage à mettre en ligne sa déclaration d’intérêts.
Il s’engage à mettre en ligne les tableaux des indemnités des élus en euro prévus par l’article L2123-20-1 du Code Général des Collectivités Territoriales pour ce qui est de la commune, et pour ce qui est de la communauté de communes et de tous les syndicats intercommunaux.
Il s’engage, à mettre en place une commission éthique indépendante, comprenant notamment des membres de l’opposition et des citoyens, à laquelle il ne participera pas lui-même. Récipiendaire des déclarations d’intérêts privés et associatifs des élus, comme cela sera prévu par le règlement intérieur, elle indiquera avant chaque Conseil municipal si des élus doivent s’abstenir de participer au débat et au vote de certaines délibérations pour ne pas être en conflit d’intérêts.
Il s’engage à demander et à publier l’avis préalable de cette commission sur tout retrait de fonction ou de délégation.

4) Reconnaissance de l’opposition
Le candidat signataire s’engage à ce que les élus de l’opposition soient représentés dans toutes les commissions, les conseils d’administration, les organismes et structures financés par la commune.
Il s’engage à mettre en place une commission des finances dont il proposera la Présidence à un élu de la minorité.

5) Participation citoyenne
Il s’engage à mettre en place une Commission Consultative des Services Publics Locaux, comme le prévoit le C.G.C.T. pour les communes de plus de 10 000 habitants (Article L1413-1). Il s’engage à rendre public le rapport annuel de cette commission.
Il s’engage à mettre en place une Commission de contrôle financier comprenant notamment des élus minoritaires et des citoyens, dans le respect de l’article R2222-3 du C.G.C.T., et il s’engage à rendre public un rapport annuel des travaux de cette Commission.
Il s’engage à ce que dans toute commission, comité, conseil de quartier ou jury non réglementé, les personnalités qualifiées non-élues soient désignées par la majorité et par l’opposition au prorata de leur représentativité au conseil au municipal.
Il s’engage à ouvrir aux citoyens les travaux de la commission en charge de l’attribution des subventions qu’il s’engage à mettre en place.

6) Publicité des informations
Le candidat signataire s’engage à ce que, pour l’exécution des délégations de services publics et partenariats public-privé, la commission consultative des services publics locaux dispose de l’information nécessaire à la surveillance des coûts, des prix et de la qualité du service rendu et que ses membres bénéficient d’une formation pour l’exercice de leur mission.
Il s’engage à mettre à disposition sur le site internet de la Mairie :
– les comptes-rendus des réunions de commissions municipales, dans le respect des obligations légales de confidentialité pour les commissions d’appels d’offres et d’urbanisme ;
– la liste détaillée des subventions attribuées ;
– les décisions de la juridiction administrative concernant la commune ;
– les rapports des Chambres régionales des Comptes sur la gestion de la collectivité ou de ses structures associées ;
– les rapports annuels des délégataires des services publics locaux ;
– les Plans Locaux d’Urbanisme ;
– les arrêtés publics du Maire ;
– le montant des sommes dépensées pour la communication annuelle, ainsi que celles allouées à l’opposition, avec un rappel des montants des années précédentes ;
– tous les budgets et comptes administratifs de la commune avec les ratios de gestion comparables avec ceux des années précédentes
Pour ces mises à disposition sur le site internet de la Mairie, Anticor recommande l’utilisation des formats libres et ouverts.
Le candidat signataire s’engage à suivre sans délai les avis de la Commission d’accès aux documents administratifs.

7) Traitement des atteintes à la probité
Au nom de l’exemplarité des élus, le candidat signataire s’engage à suspendre les fonctions exécutives et les délégations d’un élu mis en examen pour un délit d’atteinte à la probité dans l’exercice d’un mandat électif.
Il s’engage à retirer les fonctions et délégations de l’élu qui a fait l’objet d’une condamnation définitive pour un délit d’atteinte à la probité.

8) Prévention du trafic d’influence
Le candidat signataire s’engage à prévenir les pratiques d’influence visant à obtenir ou à modifier une décision de la commune.

9) Choix des organismes financiers
Le candidat signataire s’engage à considérer la transparence des organismes prêteurs comme un critère déterminant de son choix en ce qui concerne les emprunts de la commune, et notamment la publication annuelle de leurs activités pays par pays (nom des entités, chiffre d’affaires…).

En contrepartie, l’association Anticor s’engage à autoriser le candidat signataire à utiliser le logo “Signataire de la charte Anticor 2014″, dont il pourra faire usage dans le cadre de sa campagne des élections municipales de mars 2014 et, le cas échéant, dans le cadre de son mandat de Maire ; s’engage à promouvoir notamment sur son site, et le cas échéant sur son blog local départemental, la liste des signataires de cette charte.

– Le signataire déclare qu’il est candidat pour un premier mandat de Maire ou un unique renouvellement de celui-ci.
– Le signataire s’engage, s’il se trouvait à cumuler 2 mandats électifs après son élection en tant que Maire, à ne conserver qu’un seul mandat exécutif.
– Le signataire déclare sur l’honneur que son casier judiciaire ne comporte aucune mention de condamnation pour une infraction d’atteinte à la probité publique.
– Le signataire déclare être informé de ce qu’il engage sa responsabilité contractuelle et que l’Association pourra agir en justice en cas de violation de ces engagements.

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Santé de Bourquin : un sujet tabou !

A l’exception de L’Agglorieuse qui lui a consacré un grand sujet dans son numéro du 22 janvier, la santé de Bourquin semble un sujet tabou. Ce que confirme la violente réaction du président de la région lui-même à un écho diffusé par Jean-Marc Aubert sur lagglorieuse.blogspot.fr.

Voici dans son intégralité, l’info telle qu’elle a été diffusée mardi à 10h10

Christian Bourquin brièvement hospitalisé (titre)
Le président du Conseil régional du Languedoc-Roussillon, le sénateur des Pyrénées-Orientales Christian Bourquin aurait été brièvement hospitalisé en urgence hier à Montpellier, dans un service de médecine, en raison d’une aggravation de son état de santé. M.Bourquin souffre d’un cancer du foie, comme il l’avait lui même annoncé. Une source médicale confirme l’information à l’Agglo-Rieuse ce matin, mais elle n’est pas confirmée officiellement. La Région dément que Christian Bourquin soit hospitalisé, il est annoncé au salon de l’agriculture. Une source proche du président de Région confirme à 10h45 à l’Agglo-Rieuse que Christian Bourquin a bien été hospitalisé dans un établissement hospitalier, mais qu’il en serait ressorti un peu plus tard.

Une heure plus tard à 11h17, le site internet de La Semaine du Roussillon reprend l’information. Mais sans citer Jean-Marc Aubert.

L’article titrait : « Région : Christian Bourquin hospitalisé en urgence »

« Selon des sources médicales, l’hospitalisation du Président de Région aurait été relativement brève. Christian Bourquin serait ressorti un peu plus tard. A la Région, on indique que Christian Bourquin s’est rendu aujourd’hui au salon de l’Agriculture à Paris où il a pu inaugurer mardi en fin de matinée le stand des produits régionaux. » L’article est signé Antoine Gasquez.

Ouillade a réagi dans un papier mis en ligne à 16h40. Il titre : « Perpignan : Christian Bourquin va très bien, merci ! »

« Il aura suffit que sur Internet deux sites toxiques – l’un basé à Montpellier, l’autre à Perpignan – mettent en ligne la rumeur, comme quoi Christian Bourquin (PS), sénateur des P-O et président de la Région Languedoc-Roussillon, avait été hospitalisé en urgence, pour que la scène politique départementale et régionale s’enflamme…
Nous avons même eu – gravissime – droit à l’éloge funèbre d’un funeste confrère… Au bout du fil, ce mardi 25 février 2014, Christian Bourquin nous a confirmé qu’il était loin d’être le mourant décrit par ces deux sites : « Je vais très bien merci ! Au fait, Est-ce que ces charognards ont annoncé l’heure de mon enterrement ?… Car je ne voudrais surtout pas manquer ça ! ».

Et concernant l’état de santé de Bourquin : « Ce mardi 25 février 2014, en matinée, Christian Bourquin était encore présent au Salon de l’Agriculture, interviewé entre autres médias par la correspondante parisienne du Groupe Les Journaux du Midi (L’Indépendant, Midi Libre, Centre Presse…), « laquelle m’a trouvé en grande forme !… »

On retiendra d’abord de tout cela que Bourquin ne dément pas avoir été « brièvement hospitalisé en urgence hier à Montpellier ». Et il est, hélas pour lui, bien le seul, avec ouillade, à dire qu’il est en grande forme. Quel journaliste pourrait, comme le fait Malepeyre, écrire ? : « Christian Bourquin va très bien merci ! » Tous ceux qui approchent Christian Bourquin de près rapportent des impressions qui au fil des mois sont devenues de plus en plus inquiètes. Il apparait souvent affaibli, amoindri. Bien que sa forme apparente varie d’une fois à une autre.

Nous ignorons quel est le confrère (mis en gras par ouillade) qui a fait l’éloge funèbre de Bourquin. Elucubration malepérienne ?

Détail amusant ou consternant. Jean-Marc Aubert a par erreur écrit que Bourquin souffrait d’un cancer du foie alors que c’est du rein. Erreur reprise par La Semaine du Roussilon et par La Clau.

Christian Bourquin avait annoncé en 2011 que son médecin publierait un bulletin de santé. Mieux vaut demander à un paralytique de marcher que d’attendre de Bourquin qu’il fasse preuve de tranparence.

Les politiques ne sont pas des malades comme les autres. Ils s’accrochent au pouvoir sans se soucier de ne pas pouvoir se consacrer à leur mandat électif autant qu’ils le devraient. A la fin de son second septennat, François Mitterrand passait une grande partie de ses journées sur son lit de douleur. Récemment on nous racontait la fin de vie d’un député-maire longuement hospitalisé dans un établissement parisien. Il avait jusqu’à son dernier souffle totalement dissimulé sa maladie aux habitants de sa ville.

Félicitons à Jean-Marc Aubert, seul journaliste de la région à braver l’interdit. Un journaliste digne de ce nom ne doit pas attendre qu’un politique lui donne l’autorisation d’évoquer un sujet qui le gêne. Bourquin a décidé de verrouiller. Tout simplement parce qu’à partir du moment où il apparaitrait que son état de santé est préoccupant juste après viendrait les questions sur sa capacité à assumer ses mandats et à être candidat aux élections régionales, en 2015.

La presse régionale n’arrive pas à couper le cordon avec les pouvoirs locaux. Moins encore depuis qu’ils sont devenus ses principaux annonceurs.

Fabrice Thomas
Contact : c.politique@orange.fr

Liste Pujol : 9 avocats dont 4 dans les cinq premières places

Per liste-pujol

Sur 21 maires-adjoints, 10 ne sont pas candidats en 2014.
Jean Rigual, conseiller général UMP du Moulin à Vent.
Aminda Quéralt, commerce
Maurice Halimi, culture
Jean-Michel Mérieux, sports
Jean-Claude Kaiser, rénovation et grands travaux
Valérie Cons,
Georges Amouroux
Gérard Roger, propreté, parcs et jardins.
Marie-Louise Vigué, maire-adjoint de quartier
Eliane Salies, maire-adjoint de quartier

Les conseillers municipaux qui quittent l’équipe : Jaume Roure, Catherine Da-Lage, Raymond Sala, Michel Cabot, Christine Maudet, Jean-Marcel Rostand, Fouzi Bouhadi, Marie-Claire Mas, Daniel Verges.

Les nouveaux venus

De la 1 ière à la 10 ième place : Caroline Sirère-Ferrière, chargée de mission évènements à la mairie de Perpignan en 2 ième place. Laurent Gauze, chef d’entreprise, 7 ième place.

De la 11 ième à la 20 ième place : Olivier Amiel (siégeait dans l’opposition), 11 ième. Chantal Gombert (élue dans la majorité de 1993 à 2008). Brice Lafontaine en 15 ième, Michel Pinell en 19 ième.

De la 21 ième à 30 ième place : Alain Gebhart, 21ième. Christine Gavalda-Moulenat, 22 ième. Yves Guizard, 23 ième. Pierre-Olivier Barbe en 29 ième, Francine Enrique, 30ième.

De la 31 ième à la 40 ième place : Bernard Lamothe, 31 ième. Nicole Amouroux 32 ième (son mari était maire-adjoint dans la majorité sortante). Stéphane Ruel, 33 ième. Olivier Sales, 35ième. Josiane Cabanas, 36 ième. Nicolas Requesens, 39 ième. Christelle Poloni, 40 ième.

De la 41 ième à la 50 ième place : Jérôme Florido, 41 ième. Carine Comes, 42 ièmes (en 46 ième position, non élue en 2009), Michel Roig, 45 ième. Marlène Calatayud (Marlène Nuage, nom d’artiste), 46 ième. Jean-François Alene, 47 ième. Christelle Pueyo, 48 ième. Maxime Martinaggi, 49 ième. André Sabadel, 50 ième.

De la 51 ième à la 55 ième place : Sébastien Casado, 51 ième. Colette Rodriguez, 52 ième. Cyril de Guardia, 53 ième. Muriel Vieu, 54 ième. André Bonet, 55 ième.

18 nouveaux candidats dans les quarante premières places. Le renouvellement est important.

Ceux qui étaient dans l’équipe sortante

De la 1 ière à la 10 ième place : Romain Grau (élu en 2009 sur une liste de gauche) 3 ième. Chantal Bruzi, 4 ième. Pierre Parrat, 5 ième. Nathalie Beaufils, 6 ième. Fatima Dahine, 6 ième. Richard Puly-Belli, 9 ième. Isabelle De Noëll-Marchesan, 10 ième.

De la 11 ième à la 20 ième place : Mohamed Iaouadan, 13 ième. Danièle Pagès, 14 ième (2 ième sur la liste de 2009). Marie-Thérèse Sanchez-Schmid, 16 ième (4 ième en 2009). Dominique Schemla, 17 ième. Suzy Simon-Nicaise, 18 ième. Joëlle Anglade, 20 ième.

De la 21 ième à 30 ième place : Brigitte Puiggali, 24 ième (maire adjointe, occupait la 6ième place en 2009). Marcel Zidani, 25 ième. Annabelle Brunet (conseillère régionale), 26 ième. Charles Pons, 27 ième. Michèle Fabre, 28 ième.

De la 31 ième à la 40 ième place : Virgine Barre, 34 ième. Jean-Michel Henric, 37 ième. Véronique Auriol-Vial (conseillère général UMP du centre ville), 38 ième.

De la 41 ième à la 50 ième place. En calculant la répartition des sièges par rapport au résultat des sondages, si elle gagnait l’équipe Pujol n’atteindrait pas les 40 élus sur 55. Jean-Joseph Calvo, 43 ième , (La fameuse 43 ième place refusée par CDC et le Modem). Florence Micolau, 44 ième place.

Composition professionnelle : Toujours beaucoup d’avocats. 4 dans les 5 premiers de la liste. Jean-Marc Pujol, Romain Grau, Chantal Bruzi et Pierre Parrat. Puis Olivier Amiel, Mohamed Iaouadan, Annabelle Brunet et Cyril de Guardia. 9 avocats. Ils étaient déjà au nombre de 5 sur la liste de 2009.

Age : Depuis 2008, la liste de la majorité sortante n’indique plus l’âge des candidats. Il semble qu’il n’y ait qu’un seul candidat entre 18 et 30 ans parmi les 40 premiers de la liste, Nicolas Requesens, 24 ans. Et Brice Lafontaine n’a que 31 ans. Il y a, toutefois, beaucoup de sang neuf. L’écrasante majorité des nouveaux candidats en positions éligibles sont plus ou moins quarantenaires, Caroline Sirère-Ferrière, Laurent Gauze, Christine Gavalda Moulenat, Yves Guizard, Pierre Olivier Barbe, Stéphane Ruel, Olivier Sales. Tous ces jeunes candidats ont un profil intéressant. Ils apportent des compétences, des idées et de l’énergie. Une nouvelle génération fait son entrée dans la vie publique et probablement dans la gestion des affaires municipales. Le renouvellement annoncé est bien là. Et il est qualitatif.

Fabrice Thomas

Contact : c.politique@orange.fr

L’Echo du Roussillon : – de faits divers, + d’économie et un plantage !

Prix sympa (0,50E), Format tabloïd, maquette aérée, entièrement en couleur et bien imprimé (mieux que L’Indép), le premier contact avec L’Echo du Roussillon est plutôt agréable.

L'Echo du Roussillon 008

Le nouveau quotidien s’ouvre sur un dossier de 4 pages consacré au classement de Perpignan en zone touristique et à sa principale incidence, l’ouverture des commerces le dimanche. La page 6 est également dédiée à l’économie et plus particulièrement au commerce.

En page 7, Pierre Ginabat, signe deux articles consacrés à son journal.

Dans le premier, le directeur du journal explique pourquoi il a créé un quotidien départemental, qui plus est, un support papier. Il écrit : Pour notre part, nous sommes convaincus qu’il existe un espace pour des journaux de qualité qui sont respectueux de l’information, de leurs lecteurs et de leurs interlocuteurs. » L’Echo du Roussillon, « se fixe également pour mission de mettre en avant l’économie du département et ses acteurs. Il sera en outre un agitateur d’idées. » Il revendique son indépendance : « A ce stade du développement, nous précisons que nous ne “ roulons “ pour personne. Les 14 salariés qui forment l’équipe actuelle étaient au chômage. Personne ne les a aidés. Ils ne doivent rien à personne. Pour autant, nous sommes prêts à aider tout le monde si c’est dans le sens de l’intérêt général de ce département… » Et l’ancien directeur administratif et financier de L’Indépendant conclut : « Nous recherchons pour vous le sensationnel, pas le sensationnalisme. » C’est clair, il tient à se différencier du quotidien du boulevard des Pyrénées.

Il ne fera pas de “ une “ comme celle de L’Indép de mardi : « Incendie inexpliqué au Boulou. Ce mystérieux christ qui brûle » et en page 3 : « Mystère au Boulou : une statue du Christ se consume toute seule » Et l’article commence ainsi : « Personne n’arrive à savoir vraiment comment c’est possible. Au Boulou, on s’interroge. Et l’histoire de la commune vient peut-être de s’enrichir d’une nouvelle légende. Ou d’un de ses plus grands mystères. »

Christ qui brûle1

On apprendra sans doute dans quelques jours qu’un bête accident est à l’origine de « l’incendie » qui a consommé trois planches. On a l’habitude. En janvier, on nous avait servi une affreuse affaire de zoophilie sur des moutons. On a plus tard appris (pas par le journal) que les traitements cruels infligés à ces animaux ne comportait pas d’actes de zoophilie.

Dans ce numéro 1, pas un seul fait divers. On suppose que les affaires importantes seront couvertes. Il est vrai que l’absence de cette rubrique, importante dans L’Indépendant, crée un climat différent.

Le second papier du directeur titre : « La genèse de L’Echo du Roussillon »
« Aujourd’hui une vingtaine de personnes participe au projet. Elles sont très attachées à ce département et ont pour objectif de soutenir une initiative locale… ». Mais pas un seul actionnaire n’est nommé.

Il y a ensuite 5 pages consacrées à Perpignan, dont 2 où les têtes de liste répondent à des questions sur le bilan de Jean-Marc Pujol. Là, nous avons été surpris de voir Clotilde Ripoull déclarer : « La piétonnisation du quai Vauban est positive, même si le maire a rencontré des difficultés à s’imposer. »

Un autre candidat, Axel Beillard évoque lui aussi « la piétonnisation des quais Vauban » parmi les points positifs de l’action de Pujol.

Puis, Stéphanie Font, dont on ne trouvepas le nom de la liste qu’elle conduira, s’intéresse elle aussi de la piétonnisation du quai Vauban. L’auteur de l’article, Célia Rumeau écrit : « Dans le domaine de l’écologie, la candidate admet que le piétonnisation du quai Vauban ouvre “ la voie d’une politique en faveur du développement durable “ ».

Manifestement Célia Rumeau ne connait pas très bien Perpignan. Elle ne sait pas que la piétonnisation du quai Vauban date de 1999. Et oui ça fait quinze ans. Plus étonnant encore, pourquoi les candidats qu’elle a interrogé sur le sujet ne lui ont-ils pas dit ? Et le pire c’est qu’elle a commis un crime de lèse majesté en privant Jean-Paul Alduy d’une ses plus marquantes, grandioses et extraordinaires réalisations. Impardonnable (sauf si elle paie sa tournée générale) !

La page 15 est consacrée à deux articles en lien avec l’université. Plus 6 pages “ villages “. Et ensuite des pages sport, locales et nationales, puis d’infos nationales. Pas de page culture. Ça viendra surement. Espérons le !

Et pour finir, nous avons jeté un coup d’œil à l’horoscope, il ne dit pas si L’Echo du Roussillon réussira à s’implanter. Nous lui souhaitons.

Fabrice Thomas

contact : c.politique@orange.fr

FN : un parti comme les autres ?

« Le FN est devenu un parti comme les autres. Presque banal. » écrivait, Jean-Michel Salvador dans un billet éditorial publié en page 3 dans L’Indépendant du 15 février. Le chef de l’édition locale tirait les conclusions du déroulement, sans incident, d’un débat auquel Louis Aliot avait participé à l’université : « Un débat organisé sur le campus, jadis haut lieu de tant de batailles idéologiques aujourd’hui obsolètes… Ainsi, jeudi, malgré les craintes, aucun débordement ne fut à déplorer. »

Profondément marqué par des idéologies extrémistes, le vingtième siècle a emporté avec lui une violence politique qui s’exerçait dans les universités plus qu’ailleurs. Une violence dont l’extrême-droite était un des protagonistes. Et puis, ces toutes dernières années, le FN a décidé de gommer son image extrémiste. Il y est en partie parvenu. Les médias ont relayé son nouveau discours sans trop se préoccuper de sa conformité avec la réalité. Mais la vague de démissions d’hommes et de femmes qui avaient récemment rejoint le FN montre les limites de la dédiabolisation. Les nouveaux venus décrivent un parti où règnent racisme et homophobie. Un parti loin des déclarations publiques de ses dirigeants. Les Français sont toutefois de plus en plus nombreux à considérer que le FN est un parti comme les autres.

Nous savons d’où vient le Front National. Il a été porté sur les fonds baptismaux par le rassemblement néo-nazi Ordre Nouveau avec l’objectif de regrouper tous les nationalistes dans un parti qui s’inscrirait dans le jeu politique. Une démarche qui s’inspirait du MSI, parti néo-fasciste italien qui obtenait de bons résultats électoraux. La référence au MSI ira jusqu’à l’adoption du même emblème, une flamme aux couleurs du drapeau national. François Duprat, stratège du mouvement nationaliste-révolutionnaire écrivait: « Cette phase doit voir le parti nationaliste ainsi constitué jouer son propre jeu politique dans la course au pouvoir. C’est à ce moment là seulement que toutes les méthodes de lutte pourront être valablement employées pour provoquer la révolution nationaliste et populaire. »

Mais savons nous où le FN veut aller ? Quand un parti extrémiste pèse autant, il n’est pas inutile de s’interroger sur ce qu’il ferait s’il arrivait au pouvoir. N’est-ce pas son objectif ? Même si sa doctrine sociale et économique a évolué, le FN reste avant tout un parti nationaliste. Il met le nationalisme au-dessus de tout. C’est ce qui explique son attirance pour la Russie et le régime de Poutine. Lors de son voyage en Russie, en juin 2013, Marine Le Pen a multiplié les déclarations complaisantes. Que l’état de droit n’y soit qu’une façade, que ce pays soit parmi les plus corrompus de la planète, que les mafias au pouvoir contrôlent l’économie, que l’on y tue journalistes, avocats et tous ceux qui ne se soumettent pas, ne dérange pas Marine Le Pen. Le nationalisme avant tout. Il est vrai que nationalisme et démocratie n’ont jamais fait bon ménage. La démocratie n’est pas dans l’ADN du Front National. Et il n’y a pas, dans son programme, de proposition qui vise à améliorer son fonctionnement. Ce serait plutôt le contraire, le FN entend prospérer sur la crise du politique et sur le rejet « du système ». Et cela sans nous en dire beaucoup sur sa vision du fonctionnement des institutions. Et ce qu’il expose n’est guère rassurant.

On pourrait se poser la même question si le parti de Mélenchon représentait 20% de l’électorat. Les déclarations de ce dernier sur Cuba et sur le Venezuela ne nous donnent pas l’impression qu’il mette la démocratie au cœur de son projet de société.

La presse a pendant des décennies diabolisé le FN, ce qui n’était pas la meilleure façon de s’opposer à sa progression. A présent, elle participe à sa dédiabolisation et elle le banalise un peu facilement…

Fabrice Thomas

contact : c.politique@orange.fr

L’écho du Roussillon en kiosque jeudi

32 pages en quadrichromie, L’Echo du Roussillon sera en vente au prix de 0,50 euro chez tous les marchands de journaux à partir de jeudi.

Nous sommes impatients d’avoir le nouveau quotidien départemental entre les mains et sous les yeux.

On se demande comment L’Indépendant va accueillir le nouveau venu. En l’ignorant ? En le taclant ? Avec un papier neutre ?

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Liste Pujol : la 43 ième place est un fauteuil éjectable

Jordi Véra, le président de CDC (Convergence Démocratique de Catalogne), tout comme Christine Espert, la responsable du Modem des P-O se sont sentis humiliés par la proposition qui leur a été faite, à l’un puis à l’autre, par Jean-Marc Pujol, d’occuper la 43 ième place sur la liste Perpignan Pour Tous. Proposition qu’ils ont tout les deux refusée.

L’accord solennelement signé entre les quatre députés UMP et Jordi Véra pour CDC, en octobre 2012 à la mairie du Soler, laissait augurer une participation du parti catalan à la liste du maire sortant de Perpignan. On avait d’ailleurs observé l’évolution de Jordi Véra, conseiller municipal d’opposition lors du vote du budget. En 2012, il s’était abstenu et en 2013, il avait voté pour. Un rapprochement que les catalanistes d’Unitat Catalana depuis longtemps installés dans la majorité voyaient d’un mauvais oeil.

Jean-Paul Alduy a en effet depuis 1993 scellé un partenariat avec Jaume Roure, représentant d’Unitat Catalana (petite formation catalaniste départementale). Et si celui qui a été plus de 20 années maire-adjoint aux affaires catalanes, se retire en 2014, c’est pour passer le relais à un plus jeune, Brice Lafontaine.

Faire entrer Jordi Véra dans la majorité n’était donc pas chose simple. De plus, Jaume Roure et les siens entretiennent une forte animosité à l’égard du président de CDC. Mais ce dernier affirme qu’il n’y serait pas allé et qu’il avait parmi les adhérents de CDC de très bons candidats à proposer.

Jean-Marc Pujol est dans la continuité de son prédécesseur en poursuivant le partenariat sans accroc avec Unitat Catalana qui avec Virgine Barre avait deux élus dans la majorité sortante. Cela empêchait-il Jean-Marc Pujol de faire entrer CDC sur sa liste ?

En proposant une seule place et en queue du peloton des personnes éligibles, Pujol devait s’attendre à un refus. N’y avait-il pas une façon un peu moins inélégante de fermer la porte à CDC ?

CDC a réagi dans un communiqué vengeur : « Nous pensions que M. Pujol voulait se positionner en rassembleur, entre autre de la grande famille centriste… Il n’en est rien ! Monsieur Pujol n’a qu’une vision à courte vue. Pour lui, la Catalogne n’est qu’une image dont on se sert en période électorale mais qui ne se traduit ensuite par aucun acte fort… Par cette position, M. Pujol trahit également l’accord politique conclu entre CDC et l’UMP… Sa méthode politique – éprouvée depuis 30 ans – est un concentré de sectarisme, et d’absence de vision… Mais également un manque de considération… En conséquence, M. Pujol ne bénéficiera pas du soutien de CDC. »

Christine Espert, responsable départementale, régionale et secrétaire générale adjointe du Modem a, eu en septembre 2013, une première rencontre avec Jean-Marc Pujol à la demande de celui-ci. Pour elle, qui est adepte des positions claires, il n’était pas question d’envisager un accord tant qu’Alduy était en position de leader ou de co-leader. Elle considère que c’est une question de cohérence politique car le Modem avait été opposé, aux municipales de 2008 et de 2009, à la politique menée par Alduy. Elle attendait également des engagements sur des mesures sociales et politiques que le Modem voulait voir inscrites dans le programme municipal.

Après l’annonce du départ de JPA et celle d’un profond renouvellement, Christine Espert a de nouveau rencontré Jean-Marc Pujol. Le 12 février, ce dernier lui a expliqué que le Modem ne lui amenait rien et il lui a royalement proposé la 43ième place. Proposition évidemment suivie d’un refus.

Et le Modem dans un communiqué de presse envoie à son tour Pujol sur les roses en annonçant qu’il ne soutiendra pas la liste qu’il conduit.

« Le maire sortant estime ne pas avoir besoin de rassembler des forces centristes et démocrates autour de lui. Il préfère continuer de diriger Perpignan comme cela est fait depuis 30 ans, en vase clos, et « entre amis », …Perpignan, pour quelques uns.
La solution de « confort » serait pour le Mouvement Démocrate d’accepter cette place, sans rien dire. Cela n’a jamais été notre façon de faire. Malgré les difficultés qui seront les nôtres, je maintiens notre cap, et nous défendons plus que jamais l’idée que la politique doit être celle de l’exigence pour l’intérêt de tous ! Plus qu’ailleurs dans cette ville et dans ce département cet aspect est vital. Nous continuerons à porter fièrement cette ambition quelles qu’en soient les difficultés. »

A Béziers, dans la liste du candidat UMP Elie Aboud, le Modem aura deux représentants, dont un en position de maire-adjoint. Il est également en très bonne position sur la liste de Jacques Domergue qui conduit la liste UMP à Montpellier.

Jean-Marc Pujol a dans un interview sur ouillade commenté ses relations avec le Modem : « Moi je l’ai effectivement rencontré deux fois. Mais c’est quoi le Modem ? Moi j’ai besoin d’avoir avec moi des gens qui ont des convictions. Moi j’ai composé une liste avec des gens qui ont des convictions. Le Modem c’est quoi aujourd’hui ? Le jour même où je rencontrais Mme Espert, le directeur de la communication du Modem ralliait les socialistes à Paris. Ils sont socialistes à Paris, de Droite à Pau, ailleurs à Marseille… plus personne ne sait où se trouve le Modem, moi j’avais besoin d’une clarté politique, car après qu’on ne s’étonne pas si les Français considèrent que les partis politiques ne sont composés que de gens qui cherchent leur intérêt personnel. Moi j’étais lors de nos entretiens dans un axe d’intérêt général. Si tel était le cas de Mme Espert, ce que je ne crois plus à la lueur de ses commentaires, elle dirait si elle est de Gauche ou si elle est de Droite. C’est tout ! »

Quand il a commencé à discuter avec le Modem, J-M Pujol devait savoir que le parti centriste avait depuis longtemps des alliances à droite et à gauche. Et s’il n’en voulait pas, pourquoi lui proposer une place en bout de liste ?

Dans l’esprit de Jean-Marc Pujol il n’est manifestement plus question de “ Large rassemblement républicain “. Il est vrai que le sondage TNS Sofres le donne confortablement réélu. Il peut donc se permettre d’humilier deux petites formations politiques.

Fabrice Thomas

PS : Le conseil municipal de Perpignan est composé de 55 élus. En 2009 La liste Perpignan au coeur conduite par Jean-Paul Alduy avait eu 43 élus.

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