FN : Les châtelains de Montretout chassent en province

Après la fille le Pen, voici la petite fille Le Pen, Marion, tout juste 22 ans. Elle est candidate sur la troisième circonscription du Vaucluse, là où Marine le Pen a fait son meilleur résultat de France. La famille Le Pen se réserve toujours les meilleurs morceaux. Hier, candidate en Ile-de-France, aujourd’hui dans le sud, la jeune parisienne est comme les autres membres de la famille un jour candidate ici, un jour candidate là. Les affectations varient avec les résultats électoraux du parti d’extrême-droite. Marion le Pen a aussi été candidate aux municipales, à Saint-Cloud.

Marion Le Pen est la fille de Yann Le Pen, une des trois filles du chef. Elle travaille au FN comme responsable de la com. Le père, Samuel Maréchal a été président du FNJ et directeur de la com du FN. Divorcé, il s’est éloigné du clan Le Pen et de la politique.

La troisième fille, Marie-Caroline a été membre du conseil national du FN, candidate à plusieurs élections et conseillère régionale d’Ile-de-France. Elle a dirigé la SERP (Société d’Etudes et de Relations Publiques) jusqu’à sa liquidation en 2008. La SERP est une société d’édition que Jean-Marie le Pen a fondée en 1963 avec Léon Gaultier et Pierre Durand. Le premier, un des fondateurs de la Milice, combattit sous l’uniforme allemand des SS. Le compagnon de Marie-Caroline Le Pen, Philippe Olivier, est un proche conseiller de Marine le Pen.

Jean-Marie le Pen est président d’honneur du FN, sa fille présidente et le compagnon de celle-ci, Louis Aliot est numéro 2 du parti.

“Gérald“, le majordome de Jean-Marie Le Pen est lui parachuté dans la 8 ième circonscription des Boûches-du-Rhône, là où Marine le Pen a dépassé les 25% des voix.

Un népotisme sans précédent dans l’histoire politique de notre pays.

Et tout ce petit monde vit des mandats électifs et des subventions que l’Etat donne aux partis. Jean-Marie le Pen est député européen élu dans le Sud-Est bien qu’il réside en région parisienne. Marine le Pen également député européenne, élue dans la circonscription nord-est alors qu’elle habite à Saint-Cloud. Le père et la fille se distinguent par un taux d’absentéisme parmi les plus élevés de l’assemblée européenne, 711 ième place sur 748 pour le père et 743 sur 748 pour la fille. (Source VoteWatch.eu, organisation indépendante qui  a pour but la promotion de débats de qualité et l’accroissement de la transparence dans les processus décisionnels de l’Union Européenne en offrant un accès facilité aux informations relatives aux décisions politiques et aux activités du Parlement européen et du Conseil des ministres de l’Union européenne.  Votewatch.eu utilise les registres de présence, de vote  de même que les données concernant l’activité du Parlement européen – disponibles sur le site du Parlement  – pour  tenter d’élaborer une vue d’ensemble de l’activité des députés européens.)

Dans la famille Le Pen on est toujours prompt à pratiquer ce que l’on dénonce avec véhémence chez les autres.

Grosse absence mais gros salaire quand même :  7 956 euros d’indemnité, plus 4 299 euros de frais de représentation. A ces 12 255 euros, il faut ajouter 304 euros par jour de présence.

Louis Aliot bénéficie lui aussi de la manne européenne comme assistant de Marine le Pen. En plus d’être avocat et conseiller régional du Languedoc-Roussillon et numéro 2 du Front National. De qui se moque-t-on ?

Lors des dernières élections cantonales, Louis Aliot, candidat sur le canton du Bas-Vernet, n’avait pas hésité à fustiger les élus de droite qui, selon lui, habitent les beaux quartiers.

Mais où habite Louis Aliot ? Dans une HLM ? Pas davantage dans son pied à terre à Millas que Marine le Pen dans le sien à Hénin-Beaumont. Des résidences secondaires et électorales.

Louis Aliot habite à Saint-Cloud, avec celle que Nadine Morano et Marie-Georges Buffet surnomment la châtelaine de Montretout, dans un hôtel particulier au milieu d’un parc de 5 000 m2 estimé à la dérisoire somme de 6,5 millions d’euros. « Très impressionnante, la demeure est située dans une sorte de Beverly Hills des Hauts-de-Seine, en haut d’une colline qui surplombe Paris» (Caroline Fourest et Fiammetta Venner, Marine Le Pen, biographie). « De l’extérieur, la bâtisse bourgeoise, d’époque Napoléon III, en impose avec ses 430 mètres carrés habitables et 11 pièces réparties sur trois niveaux, ses bâtiments annexes, et son gigantesque parc en pente qui domine la tour Eiffel et offre une vue imprenable sur toute la capitale. » (Renaud Dély, Libération).

Et pour terminer, un petit rappel. Marine le Pen et Louis Aliot passent leur temps à dénoncer « Les privilégiés en place ». Le châtelain et la châtelaine de Montretout savent de quoi ils parlent. Fabrice THOMAS

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Députés : le scandale de l’indemnité représentative des frais de mandat

A quinze jours du premier tour des législatives, Marianne et Médiapart font éclater le scandale des frais des députés. Une info qui fait le buzz sur internet. Les deux titres épinglent Pascal Terrasse, Parti Socialiste, député et président du conseil général de l’Ardèche. Ce monsieur a, par exemple, fait payer une semaine de vacances en famille (4 personnes) en Egypte par l’Assemblée Nationale. Coût : 3 398,50 euros. C’est aussi le contribuable qui paie sa cotisation mensuelle de 500 euros au PS. Longue est la liste des dépenses personnelles qu’il a fait supporter à la collectivité. En effet chaque député reçoit chaque mois une somme de 6 412 euros, l’IRFM, l’Indemnité Représentative de Frais de Mandat. Cette indemnité est versée sur un compte bancaire à part. C’est sur la base de documents, notamment des relevés bancaires qu’ils se sont procurés que Marianne et Médiapart prouvent les dérives du parlementaire à l’éthique irréprochable qui préside la commission de contrôle des comptes du Parti socialiste.

Marianne ne donne pas le nom de l’auteur du détournement en prétextant qu’il ne serait pas le seul à mettre l’argent de l’IRFM dans sa poche. L’indemnité est en effet versée par l’Assemblée Nationale et le Sénat sans que ses bénéficiaires n’aient à justifier de son utilisation. Pourquoi les parlementaires ne sont-ils pas soumis à la règle qui s’applique partout ? Dans les entreprises, les administrations, les frais sont remboursés sur la base de justificatifs.

« En fait, à partir du moment où il n’y a pas de vérification de l’utilisation de l’IRFM on peut dire qu’un député touche 11 000 euros net (11 800 en 2012) », déclarait René Dosière en 2009. Ce député apparenté socialiste s’est fait un nom dans le combat pour la moralisation de la vie politique. Engagement tellement apprécié par le PS que celui-ci a mis un candidat contre lui sur la première circonscription de l’Aisne. René Dosière souhaite que l’IRFM fasse l’objet d’un contrôle de l’Assemblée Nationale. Isolé, il se heurte à un mur.

Les partis et la classe politique acceptent que le fossé entre eux et les électeurs se creusent. Ils s’accommodent du discrédit qui les frappe. Mais tout le monde ne se résigne pas au fait que la démocratie soit ainsi maltraitée et que cela fasse le lit des extrêmes.

Les candidats aux élections législatives peuvent signer la charte d’Anticor et prendre l’engagement d’être « éthiquement exemplaire ». Parmi les 250 signataires issus de tous les partis (sauf du FN), un seul des P-O, Carol Malortigue candidat de CAP 21 sur la quatrième circonscription.

Concernant l’IRFM, cette charte précise : « Le signataire s’engage à rendre public sur son site, 2 fois par an, le détail de l’utilisation de son Indemnité Représentative de Frais de Mandat, allouée mensuellement par l’Assemblée Nationale… »

http://anticor.files.wordpress.com/2012/05/charte-anticor-lc3a9gislatives-juin-2012.pdf

PS : L’enquête de Médiapart est beaucoup plus fouillée que celle de Marianne.

Situation matérielle des députés : salaire brut 7 100 euros. Plus indemnités  pour des mandats locaux dans la limite de 2 757 euros. IRFM 6 412 euros. Crédit pour la rémunération de collaborateurs de 9 138 euros. Plus prise en charge des abonnements et communications téléphoniques ainsi que les frais d’envoi du courrier. Transport gratuit train et avion entre Paris et la circonscription (Source Assemblée Nationale).

José Puig, capitaine du sous-marin de Christian Bourquin

José Puig, maire de Claira, conseiller général de la Salanque siège dans la majorité de gauche de l’assemblée départementale. Normal puisqu’il a été élu avec le soutien clairement affiché du PS.

Mais voilà qu’il se présente aux élections législatives en proclamant haut et fort qu’il est candidat du centre droit. Et pour que cela soit plus convaincant, il prend une suppléante, Nathalie Pineau, qui est première-adjointe au maire UMP de Saint-Cyprien et elle-même adhérente à l’UMP.

A quoi joue José Puig ?

Il n’a, cette fois, pas voulu de l’investiture du Modem. Curieux pour quelqu’un qui  se targue d’être dans les P-O, le plus ancien ami de François Bayrou.

Mais après l’appel du patron du Modem à voter pour François Hollande, le positionnement centre droit de José Puig risquait d’être brouillé. Hors, José Puig y tient beaucoup car il court après l’électeur de droite qui pourrait voter pour Fernand Siré. Voilà son objectif, torpiller Fernand Siré.

Le calcul est évident. Que ceux qui en doutent s’interrogent sur la position que José Puig prendra au second tour.

Peut-on une seconde imaginer que celui qui est devenu conseiller général grâce au PS  et qui siège avec le PS appelle, au soir du premier tour, ses électeurs à faire élire le candidat de l’UMP ? Bien sûr que non.

Mais que vient faire la première-adjointe UMP de Saint-Cyprien dans ce coup tordu qui ne vise qu’à affaiblir la droite et à faciliter l’élection d’une députée Bourquiniste ?

Il est difficile de croire que Thierry Del Poso, qui pendant des mois a fait du lobbying pour obtenir l’investiture UMP à la place de Fernand Siré ne soit pas associé à la manœuvre pour couler ce dernier. Ce n’est pourtant pas en tirant contre son camp que le dépité maire de Saint-Cyprien va redorer son blason bien terni.

Voilà de la grande politique servant de fortes convictions et de nobles objectifs au service de l’intérêt général !

1972-2012 : le Front National ne peut pas changer son histoire !

Invité de l’émission de Laurent Ruquier, On n’est pas couché, Louis Aliot a, une fois de plus, fait de grandes envolées sur la dédiabolisation du Front National. Il veut tellement le dédiaboliser que quand ses interlocuteurs le renvoient à certaines déclarations de Jean-Marie Le Pen qui en leur temps ont provoqué d’énormes scandales, il leur répond et leur répète que c’est « de la préhistoire » et il les invite à parler d’aujourd’hui et de Marine le Pen.

Au passage, le numéro 2 du FN réécrit l’histoire du parti d’extrême-droite. Louis Aliot a concédé que, parmi les créateurs du FN, il y  avait d’anciens miliciens, « Mais il y  avait aussi d’anciens résistants, mais cela vous ne le dites jamais. Qui sait que le FN a été créé par Georges Bidault, le successeur de Jean Moulin, parce qu’on ne le dit pas aux gens. On ne leur dit pas la vérité. »

C’est Louis Aliot qui ne dit pas la vérité. Georges Bidault a, en effet, succédé à Jean Moulin à la tête du Conseil National de la Résistance. Après la Libération, il a été un acteur politique de premier plan de la IV ième République, président du conseil, ministre des affaires étrangères. Son combat jusqu’au boutiste pour que l’Algérie reste française l’éloignera de la scène politique et de la France. De retour d’exil, il présida le Mouvement pour la Justice et la Liberté. Le secrétaire général du MJL participa aux négociations pour la création du FN. Elles étaient conduites par les cadres d’Ordre Nouveau qui étaient les principaux concepteurs et acteurs de ce rassemblement de l’extrême-droite. Réticent, Georges Bidault n’était pas directement impliqué. Et le 8 octobre 1972, 3 jours après le congrès fondateur du FN, il donna à Guy Ribeaud, le secrétaire général du MJL, l’ordre de se retirer du FN. La rupture entre le MJL et le FN était total.

Faire du grand résistant que fut Georges Bidault, un des fondateurs du FN est une tromperie. Louis Aliot a déclaré qu’à la fondation du FN, autour de la table, avec Jean-Marie Le Pen, il y avait des personnes qui venaient de tous les horizons et c’est pour ça, précise-t-il qu’il y a adhéré en 1990. La réalité est tout autre.

Voici les noms de quelques personnages qui ont participé à la création puis à la construction du FN.

Pierre Bousquet. Cet ancien de la division SS Charlemagne a participé, en 1945, à la défense de Berlin assiégée par les troupes alliées. Membre du premier bureau politique du FN et son trésorier pendant 9 années.

François Brigneau. Ancien membre de la Milice. Elu vice-président du FN à sa fondation.

André Dufraisse. Ancien du PPF de Doriot. Engagé dans la LVF, il a combattu sous l’uniforme allemand sur le front de l’Est. En 1972, élu au premier bureau politique du FN.

Victor Barthélémy. Responsable régional puis national du PPF de Jacques Doriot, un des partis les plus engagés dans la collaboration. Il a participé à la création de la LVF (Légion des Volontaires Français) et il était membre de son comité central. Il a participé à la création du FN en 1972 et l’année suivante en est devenu son secrétaire administratif.

Léon Gaultier. Il a été pendant l’occupation un proche collaborateur de Paul Marion, secrétaire général à l’information et à la propagande du régime de Vichy. Il a ensuite combattu sous l’uniforme allemand sur le front de l’Est. Il compte parmi les membres fondateurs du conseil national du FN. C’était l’associé de Jean-Marie le Pen dans sa société d’édition, la SERP.

Qu’ils aient été de gauche ou qu’ils aient été de droite, les hommes et les femmes qui se sont battus pour libérer la France et vaincre le nazisme n’avaient pas grand-chose en commun avec ceux qui ont créé le FN. Et pour leur mémoire, nous avons le devoir de le dire et de le proclamer bien fort en ne laissant pas le FN faire main basse sur la Résistance dans le cadre d’une stratégie de dédiabolisation qui cherche principalement à dissimuler la vraie nature du parti d’extrême-droite.

Le Front National, qui a quarante ans cette année, a une histoire, la connaître nous permet de savoir d’où il vient. Et peut-être où il veut réellement aller. Fabrice Thomas

Fête de la victoire : viré comme un malpropre du siège du PS

Dimanche 7 mai 2012, dans toute la France, tous les militants qui avaient fait campagne pour l’élection de François Hollande ont fait la fête. Tous sauf un.

A 20 heures en entendant l’annonce de la victoire du candidat socialiste, Ahmed Sobban décide avec quelques amis d’aller partager la joie de la victoire à la fédération du Parti Socialiste Catalan. Il y arrive vers 20h10. Là, l’ambiance est heureuse et chaleureuse. Très vite Ahmed Sobban sent quelques regards froids dirigés sur lui, dont celui de Ségolène Neuville. Un homme qu’il ne connait pas, bien qu’il soit depuis plus de quinze ans familier de la fédération s’approche de lui et lui demande s’il peut lui parler. Et l’homme lui dit que sa présence est indésirable et il l’accompagne jusqu’à la porte.  « On m’a viré comme un malpropre… Ça m’a fait un mal terrible qu’on me raccompagne à la porte au milieu de toute cette foule », raconte Ahmed Sobban avec dans la voix les accents d’émotion et de colère d’un homme que l’on a humilié, « Ça c’est fait discrètement, mais tout le monde s’en est rendu compte ».

Qu’a fait Ahmed Sebban pour être ainsi traité en ces moments de liesse ?

Militant au PS depuis son adolescence, il a pris la carte du parti dès qu’il est devenu majeur. Il a été de toutes les campagnes. Très proche de Claude Cansouline, qu’il considère comme son mentor en politique, il a en 2008 rejoint Jean Codognès lors de la campagne des élections municipales de Perpignan. Sa candidature a entrainé son exclusion du PS. Avant tout désireux de contribuer à faire triompher la gauche, Ahmed Sobban n’en a pas moins continué de mener campagne pour les candidats du PS. Comme en 2011 sur le canton de Saint-Jacques-centre ville où il s’est dépensé sans compter pour faire gagner Jean-Louis Chambon. Même chose à la présidentielle conformément aux accords nationaux passés entre le MRC dont il est membre et le PS. Il a fait une campagne très active pour le premier et pour le deuxième tour.

Si Ahmed Sobban se refuse à nommer un coupable, le MRC66, lui, n’hésite pas. Dans un communiqué qui salue la victoire de François Hollande, la fédération déclare : « On regrettera tout de même dans les Pyrénées-Orientales l’attitude sectaire de certains membres du Parti Socialiste local qui, sous la demande de la candidate aux législatives Ségolène Neuville, ont fait sortir un membre du Mouvement Chevènementiste, Monsieur Ahmed Sobban candidat également aux législatives, en raison d’une présence jugée indésirable. »

Ahmed Sobban est candidat du MRC, Mouvement Républicain et Citoyen sur la troisième circonscription (vallée de la Têt et Perpignan), là où Ségolène Neuville porte les couleurs du PS. Il n’en fallait pas plus pour que la copine de Bourquin fasse virer le jeune homme.

On se demande si Ségolène Neuville ne fait pas un concours de sectarisme  avec Christian Bourquin. Au regard de son tableau de chasse, en quatre années seulement, l’élève est sur la bonne voie pour rattraper son maître et, qui sait, un jour peut-être le dépasser. Il faut dire quelle a d’énormes aptitudes, car chez elle, le sectarisme tient lieu de pensée politique.

Et si on fixait une limite d’âge pour être candidat à la députation

59 ans et 9 mois. Voilà la moyenne d’âge de l’Assemblée Nationale calculée en mai 2012. Nous avons un des parlements les plus âgés d’Europe.

La pyramide d’âges est éloquente.

30 à 40 ans, 11 députés

40 à 50 ans, 68 députés

60 à 70, 254 députés.

70 à 80 ans, 51 députés

80 à 90 ans, 1

306 députés ont plus de 60 ans. Ce qui signifie que les plus de 60 ans sont majoritaires à l’Assemblée Nationale.

Limiter l’âge pour être candidat est un bon moyen, certes pas suffisant, pour rajeunir l’Assemblée Nationale. Arnaud Montebourg avait proposé que son parti fixe à 67 ans, l’âge limite pour être candidat. Cette proposition, comme beaucoup de celles qu’il a faites pour améliorer le fonctionnement de notre démocratie a soulevé un tollé au PS. Mais elle a eu l’immense mérite d’inscrire cette question dans le débat public.

Ceux qui soulèvent ce genre de question se voient généralement qualifiés de populistes. Nous ne devons pas renoncer à nous préoccuper de l’amélioration du fonctionnement de nos institutions au seul motif que cela contrarierait quelques intérêts.

Sur la base de la proposition de Montebourg, en limitant la candidature à l’âge de 67 ans auquel s’ajoutent les 5 ans de la durée du mandat, il n’y aurait plus de députés de plus de 72 ans. Si elle avait été appliquée en 2007, cette proposition aurait privé 34 députés de la possibilité d’être candidat. 34 sur 559, la proposition Montebourg n’aurait pas eu une grande portée en termes de renouvellement. Elle aurait surtout eu l’immense mérite de fixer une limite d’âge.

Dans les P-O, parmi les candidats en position éligible, 3 ont dépassé 67 ans, Fernand Siré, candidat UMP ; Pierre Aylagas, candidat PS et Jean Vila, candidat PCF-Front de Gauche.

Fernand Siré a eu 67 ans en mars dernier. Pierre Aylagas aura 70 ans au mois de juillet et Jean Vila, le plus âgé des trois fêtera ses 71 ans en décembre prochain.

Comment peut on comme Pierre Aylagas et Jean Vila être arc bouté sur le départ à la retraite à 60 ans et vouloir rester à l’Assemblée National jusqu’à 75 ans pour le premier et 76 ans pour le second ? 15 et 16 ans d’activité en plus. Vila et Aylagas font la démonstration que l’on peut travailler bien au-delà de 60 ans.

Député ne serait-il pas un vrai boulot, fatiguant comme tout travail ?

Ce n’est pas sensé être une sinécure, ni un job à mi-temps.

Il faut dire les choses telles qu’elles sont. Il y a des députés qui travaillent beaucoup. Mais il y en a aussi qui ne font pas grand-chose et mêmes certains qui ne font rien d’autre que de faire le voyage à Paris pendant les sessions parlementaires. Est-ce normal ?

Quel est cet employeur qui permet à ses salariés de dormir pendant le travail ? C’est le peuple. René Marquès en pleine sieste sur les bancs du sénat.

Même avec la progression de l’espérance de vie, un homme qui a passé 70 ans n’a pas autant de vitalité intellectuelle et physique qu’un homme qui a 20 ou 30 ans de moins. La même chose pour une femme. Passer soixante-dix ans on ne peut plus prétendre exercer un rôle important dans quelque activité que ce soit. On nous dira qu’il y a des exceptions. Certes. Mais on n’élabore pas la règle en considérant les cas particuliers.

En 2007, Christian Bourquin a poussé Henri Sicre, qui avait alors 71 ans, vers la sortie, en invoquant la nécessité de rajeunir. Et en 2012, il présente un candidat qui a 70 ans. Et qui, à 70 ans, va être un bleu à l’Assemblée Nationale. Comprendra qui pourra !

La limitation de l’âge de nos députés n’est pas pour demain. La modernisation de nos institutions, locales et nationales non plus. Les français y sont majoritairement favorables, mais la classe politique y est, pas en totalité, mais à une large majorité opposée.

La solution ?

La constitution de la France dit, « La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum ». Si les élus du peuple font obstacle à la volonté populaire, surtout pour fixer les conditions de l’exercice de cette souveraineté, il reste la voie du référendum.

Au peuple, par un vaste mouvement d’opinion, d’exiger un référendum de démocratisation et de moralisation de la vie politique.

Utopie ? Peut-être.

Mais il n’y a que deux voix qui se présentent à notre pays, s’enfoncer plus profondément encore dans une crise politique dont on ne sait pas sur quoi elle débouchera ou en sortir par le haut en réconciliant le peuple avec ses représentants et avec la démocratie. Fabrice Thomas.

 

Le score de Nicolas Sarkozy dans les 226 communes des P-O.

Si c’est à Mantet que François Hollande a fait son meilleur score, c’est donc là que Nicolas à fait son plus mauvais résultat avec 1 seule voix. Mais le président de la République sortant triomphe à Mont-Louis avec 75% des suffrages.

voix      %

Mont-Louis 99 75
Vira 26 72,22
Les Angles 300 63,69
Canet-en-Roussillon 5051 61,02
Saleilles 1814 60,39
Saint-Cyprien 4048 59,59
Latour-Bas-Elne 733 59,07
Montauriol 88 59,06
L’Albère 39 58,21
Le Barcarès 2038 58,15
Rigarda 165 57,09
Saint-Arnac 45 56,96
Saint-Génis-des-Fontaines 962 56,69
Baho 1038 56,35
Ayguatébia-Talau 40 56,34
Port-Vendres 1436 56,27
Les Cluses 96 56,14
Collioure 1104 55,98
Laroque-des-Albères 778 55,26
Sainte-Marie 1660 55,2
Pollestres 1527 55,01
Brouilla 391 54,76
Argelès-sur-Mer 3862 54,7
Espira-de-Conflent 51 54,26
Montesquieu-des-Albères 399 54,21
Font-Romeu-Odeillo-Via 615 54,14
La Cabanasse 190 54,13
Trévillach 53 54,08
Saint-Laurent-de-la-Salanque 3075 54,06
Saint-Hippolyte 804 53,92
Le Perthus 187 53,58
Sainte-Léocadie 46 53,49
Sorède 1044 53,46
Formiguères 142 53,38
Bompas 2415 53,19
Le Soler 2218 53,18
Villelongue-de-la-Salanque 929 53,15
Torreilles 1051 53,08
Thuès-Entre-Valls 18 52,94
Claira 1171 52,56
Pézilla-la-Rivière 972 52,12
Corbère 187 51,94
Egat 147 51,76
Bourg-Madame 289 51,7
Targassonne 61 51,69
Vivès 51 51,52
Saint-André 1009 51,45
Saint-Nazaire 815 51,39
Sainte-Colombe-de-la-Commanderie 40 51,28
Saint-Estève 3511 51,2
Pia 2038 51,18
Finestret 67 51,15
Saillagouse 288 51,15
Villemolaque 324 51,1
Cabestany 3021 51,06
Le Boulou 1592 50,98
Canohès 1660 50,84
Saint-Féliu-d’Avall 683 50,71
Villeneuve-de-la-Raho 1280 50,69
Ur 91 50,56
Corneilla-la-Rivière 547 50,41
Alénya 909 50,14
Caudiès-de-Conflent 12 50
Urbanya 24 50
Err 160 49,38
Baixas 759 49,25
Amélie-les-Bains-Palalda 1151 49,13
Corneilla-del-Vercol 583 49,07
Peyrestortes 405 49,03
Estavar 116 48,74
Perpignan 23607 48,73
Ponteilla 753 48,71
Banyuls-dels-Aspres 365 48,54
Palau-del-Vidre 829 48,51
Camélas 121 48,4
Sournia 129 48,13
La Llagonne 87 48,07
Bages 1146 47,99
Ortaffa 372 47,94
Bolquère 250 47,8
Espira-de-l’Agly 832 47,71
Llupia 602 47,7
Villeneuve-la-Rivière 344 47,65
Montescot 489 47,61
Banyuls-sur-Mer 1399 47,59
Elne 2095 47,55
Tautavel 264 47,48
Reynès 385 47,24
Tresserre 241 47,07
Saint-Jean-Lasseille 296 47,06
Théza 399 47,05
Trouillas 469 47,04
Néfiach 329 47
Puyvalador 39 46,99
Toulouges 1855 46,87
Saint-Martin 23 46
Saint-Paul-de-Fenouillet 487 45,77
Prats-de-Sournia 26 45,61
Cassagnes 67 45,58
Opoul-Périllos 257 45,33
Saint-Féliu-d’Amont 206 45,27
Rivesaltes 2196 45,19
Salses-le-Château 789 44,96
Saint-Pierre-dels-Forcats 78 44,83
Prades 1435 44,82
Campôme 38 44,71
Fontrabiouse 59 44,7
Fourques 298 44,61
Montbolo 41 44,57
Maureillas-las-Illas 734 44,54
Vinça 514 44,5
Réal 24 44,44
Catllar 202 44,2
Terrats 181 44,15
Maury 239 43,93
Estoher 46 43,81
Osséja 288 43,7
Llauro 78 43,58
Montner 71 43,56
Villelongue-dels-Monts 404 43,39
Estagel 499 43,24
Corbère-les-Cabanes 267 43,13
Serralongue 74 43,02
Porté-Puymorens 48 42,86
Ille-sur-Têt 1293 42,84
Castelnou 107 42,8
Marquixanes 113 42,8
Bélesta 68 42,77
Joch 64 42,67
Cases-de-Pène 176 42,62
Saint-Jean-Pla-de-Corts 515 42,28
Palau-de-Cerdagne 80 42,11
Céret 1977 42,08
Ria-Sirach 332 41,87
Prunet-et-Belpuig 10 41,67
Fuilla 96 41,56
Caramany 43 41,35
Arboussols 35 40,7
Planès 13 40,63
Sauto 26 40,63
Lamanère 21 40,38
Molitg-les-Bains 52 40,31
Saint-Michel-de-Llotes 79 40,31
Vernet-les-Bains 396 40,28
Millas 886 40,25
Thuir 1772 40,11
Conat 16 40
Casteil 35 39,77
Olette 103 39,46
Latour-de-France 236 39,2
Latour-de-Carol 97 38,96
Rodès 148 38,95
Canaveilles 17 38,64
Cerbère 312 38,33
Codalet 83 38,25
Eus 85 37,95
Prats-de-Mollo-la-Preste 254 37,8
Jujols 15 37,5
Passa 137 37,23
Montalba-le-Château 33 37,08
Caixas 30 37,04
Corsavy 45 36,89
Clara 57 36,77
Le Vivier 29 36,71
Nahuja 19 36,54
Oreilla 8 36,36
Saint-Marsal 20 36,36
Corneilla-de-Conflent 97 36,19
Enveitg 111 35,46
Oms 62 35,43
Villefranche-de-Conflent 55 35,26
Tarerach 14 35
Arles-sur-Tech 528 34,65
Angoustrine-Villeneuve-des-Escaldes 126 34,62
Planèzes 27 34,62
Los Masos 165 34,59
Bouleternère 176 34,24
Dorres 38 34,23
Porta 30 34,09
La Bastide 17 34
Rabouillet 27 33,75
Coustouges 29 33,33
Souanyas 10 33,33
Serdinya 65 33,16
Caudiès-de-Fenouillèdes 139 33,02
Saint-Laurent-de-Cerdans 199 32,57
Montferrer 39 32,5
Llo 35 32,41
Mosset 66 31,73
Railleu 12 31,58
Sahorre 69 31,51
Py 21 31,34
Taillet 20 31,25
Vingrau 106 31,18
Eyne 29 30,85
Glorianes 4 30,77
Boule-d’Amont 13 30,23
Lansac 18 30
Le Tech 18 30
Calmeilles 10 29,41
Tordères 33 29,2
Ansignan 32 28,83
Sansa 8 28,57
Taulis 9 28,13
Taurinya 55 27,92
Valcebollère 17 26,56
Trilla 15 26,32
Calce 38 25,5
Valmanya 9 23,68
Nohèdes 13 23,64
Matemale 46 22,12
Campoussy 13 22,03
Fenouillet 11 22
Lesquerde 20 21,74
Pézilla-de-Conflent 10 20,41
Rasiguères 23 20,35
Escaro 18 20
Prugnanes 12 19,35
Felluns 7 18,92
Baillestavy 12 17,91
Fillols 22 15,17
Fontpédrouse 12 13,33
Nyer 11 12,94
Fosse 4 12,12
Casefabre 3 10
Mantet 1 3,85