Impressions de campagne (6)

Quand Aliot sera à la mairie, les vignes seront vertes en plein hiver !

Le petit calendrier que distribue Louis Aliot fait sourire le landerneau. On y voit madame et monsieur manteau sur le dos et écharpe autour du coup sur fond de vigne bien verte photographiée en été. Un détail qui a échappé aux châtelains de Saint-Cloud. Ce n’est pas méchant. C’est juste drôle. La photo de personnages détourés et plantés dans un décor est un procédé maintenant répandu. Il faut juste faire attention à bien choisir le fond.

1 janvier 029

L’Echo du Roussillon : qui sont les investisseurs ?

L’entreprise éditrice la SAS Méditerranée Presse a un capital de 100 000 euros. On en apprend davantage en consultant les documents déposés au greffe du tribunal de commerce de Perpignan. Pierre Ginabat et son épouse détiennent 65% du capital. Dans l’attestation de dépôt de fonds délivré par le Crédit Agricole on retrouve les deux mêmes noms. Qui détient les 35% restant ? Ça n’apparait pas dans les statuts. C’est permis par la forme juridique de la SAS (Société par Actions Simplifiée). Il n’en fallait pas plus pour piquer notre curiosité. Nous avons cherché. Nous avons d’abord trouvé le nom de José Rodriguez, important acteur économique de Saint-Charles et président du PESC, (Pôle Economique de Saint-Charles). Contacté, il nous a confirmé être un actionnaire minoritaire. Nos infos nous ont ensuite amené à contacter Robert Guichet. C’est le fondateur de Pyrescom, belle entreprise de haute technologie qu’il a créé il y a 30 ans. Il nous a expliqué que sa démarche n’était pas celle d’un investisseur. Voir le porteur de projet mettre autant de son argent personnel dans un quotidien papier, secteur sinistré auquel personne ne croit plus, l’a décidé à faire un chèque.

Nous avons téléphoné à Pierre Ginabat. Il s’interrogeait sur les causes de notre curiosité. Il nous semble normal que l’on connaisse le nom des actionnaires d’un journal. On sait tous très bien et l’ancien cadre dirigeant de L’Indépendant davantage, que la presse est un instrument d’influence. Le directeur de L’Echo du Roussillon souligne que tous ses actionnaires « sont des acteurs économiques du département ». A la différence de L’Indépendant, pourrait-on ajouter. Il se refuse à donner la moindre information sur les noms de ses partenaires. Il ne nous a pas caché que certains souhaitaient que leur présence dans le capital du journal reste confidentielle. C’est gênant ! Même si P. Ginabat est l’actionnaire majoritaire et donc en théorie préservé des interventions de ces actionnaires minoritaires. Nous poursuivons nos recherches.

Femme de conviction

Coralie Prats, fille de Jean Rigual, maire-adjoint de Perpignan, conseiller général UMP aurait pu chercher à jouer les héritières. Et bien non ! On ne trouvera pas son nom sur la liste de Jean-Marc Pujol. Elle est sur celle de Clotilde Ripoull.

Le journal des bonnes nouvelles

Le magazine de com du conseil général est depuis quelques temps affublé du slogan : « Le journal des bonnes nouvelles ». Bien trouvé. Ça lui va très bien. Ce n’est pas dans L’Accent Catalan que vous trouverez les chiffres sur le niveau record de chômage dans les P-O.

Que des bonnes nouvelles. Comme dans les tous des journaux des collectivités territoriales. Résultat, leur niveau de lecture et de crédibilité est faible. Mais les élus et les communicants font semblant de ne pas s’en apercevoir. C’est dommage car ce pourrait être de bons outils pour intéresser le citoyen à la vie de la cité. Remplacer la com et la pub par une information en prise avec les réalités ne se fera pas sans une réflexion et une remise en cause de la relation élus citoyens.

2 janvier 302

Bonne note ou fausse note ?

Vu fin novembre un communiqué de presse de la ville de Perpignan qui annonçait qu’elle avait obtenue une note de 19,5 pour la qualité de sa gestion comptable. Et puis nous avons vu un article dans L’Indép. Nous n’y avons pas trop fait attention, mettant ça dans le même sac que nombre de récompenses, de lauriers et de trophées accordés à nos formidables édiles. Et ne parlons pas des dossiers de la presse magazine qui classent les villes dans différents domaines de la plus gay à la plus endettée. Comme le Figaro Magazine qui s’est dernièrement pris les pieds dans le tapis en additionnant la dette de la mairie de Perpignan et celle de l’agglo. Lamentable !

Revenons à ce 19,5. Voilà qu’un lecteur nous en parle. Ça nous a décidé à faire une recherche sur internet. Sans résultat. Rien sur le sujet. Nous avons interrogé la mairie ainsi que les services de l’Etat qui auraient attribué cette note. On en sait un peu plus. Mais nous avons bêtement demandé des preuves. Refus. Documents confidentiels. Nous avons donc envoyé des courriers, l’un au maire, l’autre au trésorier principal de la ville de Perpignan (Trésor Public). Ils ont un mois pour répondre. A t’on déjà vu des élèves cacher une très bonne note ?

Codo et Pujol à la pointe du combat éthique

La liste Croire à Perpignan conduite par Jean Codognès distribue un tract titré “ Des élus irréprochables c’est possible “. « Pour vous qui ne faîtes plus confiance aux élus et à la classe politique, pour celles et ceux qui veulent une équipe intègre et responsable pour diriger la ville de Perpignan. » Suivent huit propositions. La première : « Je serai un maire à temps plein qui ne cumule avec aucun autre mandat électif. » Le candidat précise que s’il est élu maire cette charte déontologique sera votée dès le premier conseil municipal. Ce tract a été imprimé à 30 000 exemplaires.

Codognès a toujours mené le combat pour l’éthique. Depuis son engagement contre le système Farran, en passant par sa participation très active à la commission d’enquête sur la corruption au sein des tribunaux de commerce avec Arnaud Montebourg, jusqu’à son conflit avec le système Bourquin. Il a, en 2013, participé à la création d’un groupe local d’Anticor dans les P-O.

Samedi 1 février, prenant la parole devant plusieurs centaines de personnes invitées à l’inauguration de la permanence électorale de la liste Perpignan Pour Tous, Jean-Marc Pujol a rappelé son engagement contre le cumul des mandats en ajoutant qu’il continuerait à n’exercer qu’un seul mandat. En matière de moralisation de la vie politique, il a déclaré qu’il était inacceptable qu’un élu condamné par la justice puisse encore exercer un mandat.

2 janvier 135

Jean-Marc Pujol a signé la charte d’Anticor. C’est d’ailleurs le premier maire UMP d’une grande ville de France à le faire.

Cestpolitique y reviendra car nous allons, tout au long de la campagne, porter une grande attention à toutes les propositions qui visent à moraliser et à démocratiser la vie politique. C’est la seule réponse efficace au discrédit de la classe politique et à la crise de confiance qui alimente le vote en faveur de l’extrême-droite.

Le petit Alduy répond au grand Bourquin et l’envoie à la case prison

C’est avec toute la hauteur que le caractérise que Bourquin a réagit au départ d’Alduy . Il a notamment déclaré : « Sa défaite aux sénatoriales en 2011 a été un coup de grâce. Après ça, il n’a pas su remonter la pente. Depuis ce moment, nos rapports ont changé, surtout depuis que j’ai pris la présidence d’une région de 3 millions d’habitants. A partir de là, on ne jouait plus dans la même catégorie. »

Réponse du petit teigneux : « J’ai au moins un point d’accord avec la déclaration de Christian Bourquin à mon égard : nous ne sommes pas dans la même catégorie… A sa différence, je n’ai jamais été condamné à de la prison, ni même mis en examen. Je suis et resterai jusqu’au bout, un élu républicain respectueux de la Justice de mon pays. Mais surtout, Christian Bourquin n’a aucune vision de l’avenir. Il a en revanche une véritable addiction de pouvoir : Président-Sénateur de la Région, Président du Conseil général des Pyrénées-Orientales par personne interposée et il souhaite encore être prochainement Maire de Perpignan, toujours par personne interposée. »

Fabrice Thomas
Contact : c.politique@orange.fr

Publicités