Affaire Cresta : la défense du député vole en éclats

En grande difficulté depuis la révélation de son intervention auprès du procureur de la République au profit d’un conducteur condamné pour conduite en état d’ivresse, Jacques Cresta a adressé un long droit de réponse à L’Indépendant. Il y a attaque vivement Alliance le syndicat de policiers qui a révélé l’affaire ainsi que le quotidien local. Peu d’explications sur le fond.

Tirer à l’arme lourde sur ceux qui le mettaient en difficulté était la défense favorite de Christian Bourquin. Il lui fallait jeter le discrédit sur ceux qui révélaient ses frasques. C’est ce que fait Cresta.

Voici ses minces explications sur les faits : « Je suis intervenu par courrier auprès du procureur de la République pour demander quelle était la démarche à suivre pour qu’un individu qui avait été condamné à quatre mois de suspension de permis pour conduite en état d’ivresse et qui avait effectué sa peine récupère son permis de conduire. » Et il ajoute un commentaire : « Le fait d’intervenir pour que les droits d’une personne soient respectés après une condamnation pénale et une peine effectuée ne constitue pas une manière d’approuver ou de tolérer les faits commis. »

Cette version est mise à mal par la date de l’intervention du député. Le mail de Jacques Cresta au procureur n’a pas été envoyé à la fin de la suspension du permis mais selon L’Indépendant le lendemain de la suspension le 29 octobre et selon nos sources quelques jours après. Précisons d’ailleurs que la suspension de quatre mois prendra fin en janvier 2015.

Au regard de la fragilité de la défense de Cresta on comprend mieux son caractère belliqueux.

Et si c’était pour savoir comment récupérer un permis de conduire à l’issue de la période de suspension, point n’était besoin qu’un parlementaire fasse un courrier à un procureur de la République. La réponse se trouve facilement sur Internet.

Avec cette justification très peu crédible Jacques Cresta s’enfonce encore un peu plus.

Fabrice Thomas

Contact : c.politique@orange.fr

Candidats écolos : les faux et les vrais

Sur la première circonscription, les électeurs de sensibilité écologiste auront le choix. Sur les 16 candidats, 4 s’en réclament.

Jean-Paul Tomas est le candidat des Nouveaux Ecologistes du Trèfle soutenu par Le Mouvement Hommes-Animaux-Nature. La dernière apparition de ce mouvement, dans les P-O, remonte aux précédentes élections législatives en 2007. Cette formation basée à Marseille n’a de vocation qu’électorale et elle est depuis de longues années accusée de présenter des candidats à la seule fin de bénéficier de l’aide financière publique accordée aux partis politiques. Le Trèfle a récemment fait parler de lui en passant un accord avec le Parti Radical de Jean-Borloo afin de permettre à ce dernier de bénéficier de l’aide de l’Etat. Une opération  légale mais pas très reluisante. J-P Tomas, avec qui nous ne sommes pas parvenu à établir le contact, ne fait pas campagne. Il ne fait pas le minimum, comme coller une affiche sur les panneaux électoraux qui lui sont réservés.

Pour en savoir plus sur le mic-mac entre le PR et le Trèfle, lire l’intéressant papier de Rue89.

http://www.rue89.com/rue89-presidentielle/2012/02/10/borloo-reconstitue-son-tresor-de-guerre-avec-des-ecolos-inconnus

 

Personne ne sait à quoi ressemble Hélène Sarraseca, candidate de L’Alliance Ecologiste Indépendante. Habite t-elle les P-O ?  Ce parti créé en 2011 est dirigé par le fameux Jean-Marc Governatori. Pas d’affiche électorale et une profession de foi qui n’est pas personnalisée.

 

Michaël Morant porte les couleurs de Génération Ecologie. Un parti qui a eut ses heures de gloire avec à sa tête Brice Lalonde, dans les années 1990. Dans les P-O, il était animé par Maryse Lapergue et il a été très actif dans plusieurs grands combats environnementaux, le plus médiatisé étant celui des carrières de Vingrau. Allié de JPA, Génération Ecologie a, en 1993, été un des artisans de l’élection d’Alduy fils à la mairie. GE a ensuite périclité et ne c’est jamais relevé. Yves Piétrasanta, vice-président du conseil régional (exclu des Verts en 2008) que Michaël Morant présente comme « le bras droit de Bourquin » a, en 2011, pris la présidence de Génération Ecologie. Dans les P-O, GE est présidé par Michaël Millet, le compagnon de M. Morant. M. Millet est plus connu pour sa participation à l’organisation de concours locaux de miss que comme militant de l’environnement. GE n’a qu’un candidat dans les P-O et on le trouve sur la circonscription où Agnès Langevine, secrétaire régionale des Verts se présente. Hasard ? Inactif, le président départemental de GE est  sorti de son silence en apportant son soutien à José Puig, le sous-marin de Bourquin sur la deuxième circonscription. Voilà qui en dit long.

Des quatre candidatures écologistes, une seule est totalement crédible, c’est celle d’Agnès Langevine d’Europe Ecologie Les Verts. Dans les P-O, ce parti a des militants et des élus. La matière grise n’y manque pas. Comme on a pu en juger lors de différentes réunions thématiques,  comme celle que les Verts avaient consacré au projet de parc éolien dans le Ribéral. Il y a des idées, des propositions et des débats. Une qualité de contenu que l’on retrouve dans le journal de campagne de huit pages qu’a édité Agnès Langevine.

Le propre d’une démocratie est d’ouvrir largement la possibilité de se porter candidat à une élection. Mais c’est aussi d’établir des règles qui limitent les dérives commises en son nom. Si la politique est autant déconsidérée c’est en grande partie parce qu’elle tolère les pratiques qui la discréditent.

La presse qui n’a, hélas, pas meilleure réputation que la politique, gagnerait à jouer son rôle en y regardant de plus près et en étant un acteur de la transparence. En fermant les yeux sur les dérives, elle cautionne le libre exercice de la tromperie  des électeurs.

Avec une bonne information, les faux nez tomberaient vite et les sous-marins couleraient par le fond.

 

PS : Un parti perçoit 1,68 euro par an et par voix sur cinq ans à condition de dépasser le seuil de 1% des suffrages exprimés dans 50 circonscriptions aux législatives.

1972-2012 : le Front National ne peut pas changer son histoire !

Invité de l’émission de Laurent Ruquier, On n’est pas couché, Louis Aliot a, une fois de plus, fait de grandes envolées sur la dédiabolisation du Front National. Il veut tellement le dédiaboliser que quand ses interlocuteurs le renvoient à certaines déclarations de Jean-Marie Le Pen qui en leur temps ont provoqué d’énormes scandales, il leur répond et leur répète que c’est « de la préhistoire » et il les invite à parler d’aujourd’hui et de Marine le Pen.

Au passage, le numéro 2 du FN réécrit l’histoire du parti d’extrême-droite. Louis Aliot a concédé que, parmi les créateurs du FN, il y  avait d’anciens miliciens, « Mais il y  avait aussi d’anciens résistants, mais cela vous ne le dites jamais. Qui sait que le FN a été créé par Georges Bidault, le successeur de Jean Moulin, parce qu’on ne le dit pas aux gens. On ne leur dit pas la vérité. »

C’est Louis Aliot qui ne dit pas la vérité. Georges Bidault a, en effet, succédé à Jean Moulin à la tête du Conseil National de la Résistance. Après la Libération, il a été un acteur politique de premier plan de la IV ième République, président du conseil, ministre des affaires étrangères. Son combat jusqu’au boutiste pour que l’Algérie reste française l’éloignera de la scène politique et de la France. De retour d’exil, il présida le Mouvement pour la Justice et la Liberté. Le secrétaire général du MJL participa aux négociations pour la création du FN. Elles étaient conduites par les cadres d’Ordre Nouveau qui étaient les principaux concepteurs et acteurs de ce rassemblement de l’extrême-droite. Réticent, Georges Bidault n’était pas directement impliqué. Et le 8 octobre 1972, 3 jours après le congrès fondateur du FN, il donna à Guy Ribeaud, le secrétaire général du MJL, l’ordre de se retirer du FN. La rupture entre le MJL et le FN était total.

Faire du grand résistant que fut Georges Bidault, un des fondateurs du FN est une tromperie. Louis Aliot a déclaré qu’à la fondation du FN, autour de la table, avec Jean-Marie Le Pen, il y avait des personnes qui venaient de tous les horizons et c’est pour ça, précise-t-il qu’il y a adhéré en 1990. La réalité est tout autre.

Voici les noms de quelques personnages qui ont participé à la création puis à la construction du FN.

Pierre Bousquet. Cet ancien de la division SS Charlemagne a participé, en 1945, à la défense de Berlin assiégée par les troupes alliées. Membre du premier bureau politique du FN et son trésorier pendant 9 années.

François Brigneau. Ancien membre de la Milice. Elu vice-président du FN à sa fondation.

André Dufraisse. Ancien du PPF de Doriot. Engagé dans la LVF, il a combattu sous l’uniforme allemand sur le front de l’Est. En 1972, élu au premier bureau politique du FN.

Victor Barthélémy. Responsable régional puis national du PPF de Jacques Doriot, un des partis les plus engagés dans la collaboration. Il a participé à la création de la LVF (Légion des Volontaires Français) et il était membre de son comité central. Il a participé à la création du FN en 1972 et l’année suivante en est devenu son secrétaire administratif.

Léon Gaultier. Il a été pendant l’occupation un proche collaborateur de Paul Marion, secrétaire général à l’information et à la propagande du régime de Vichy. Il a ensuite combattu sous l’uniforme allemand sur le front de l’Est. Il compte parmi les membres fondateurs du conseil national du FN. C’était l’associé de Jean-Marie le Pen dans sa société d’édition, la SERP.

Qu’ils aient été de gauche ou qu’ils aient été de droite, les hommes et les femmes qui se sont battus pour libérer la France et vaincre le nazisme n’avaient pas grand-chose en commun avec ceux qui ont créé le FN. Et pour leur mémoire, nous avons le devoir de le dire et de le proclamer bien fort en ne laissant pas le FN faire main basse sur la Résistance dans le cadre d’une stratégie de dédiabolisation qui cherche principalement à dissimuler la vraie nature du parti d’extrême-droite.

Le Front National, qui a quarante ans cette année, a une histoire, la connaître nous permet de savoir d’où il vient. Et peut-être où il veut réellement aller. Fabrice Thomas

Rose-brun

Sur ouillade, le collaborateur du maire du Barcarès agite un sondage « qui depuis lundi circule sous le manteau ».

Ainsi sur la 1 ère circonscription, Louis Aliot serait à 32% d’intentions de vote, Daniel Mach à 26%, Jacques Cresta 21% et Jean Vila 12%.

D’où sort ce sondage ? Sous le manteau on vous dit !

Mais le manteau de qui ?

Tout journaliste sait que la publication des sondages est règlementée et que la commission des sondages veille à l’application des textes : « La publication des sondages doit obligatoirement s’accompagner de certaines indications : noms de l’organisme de sondage et de l’acheteur, nombre de personnes interrogées et date des interrogations »… « La commission a estimé qu’un journal commet une infraction en donnant les résultats d’un sondage dont il n’est pas en mesure d’établir l’origine. »

Cette révélation est cousue de fil blanc. Malepeyre est un rose-brun. Il roule pour le PS et pour le FN.

Ce qui frappe c’est le 32% attribué à Louis Aliot. Les trois autres pourcentages correspondent au score des candidats à la présidentielle sur la circonscription.

Cette intoxication vise à accréditer l’idée que le candidat du PS, Jacques Cresta serait le mieux placé pour battre la droite et l’extrême-droite, cela afin d’écarter la candidature de Jean Vila et du Front de Gauche. Et de l’autre côté à montrer que le FN serait le mieux placé pour empêcher la gauche de prendre la circonscription.

Pour dissimuler sa grossière manoeuvre, Malepeyre évoque la candidature de Louis Aliot sur la 2 ième circonscription en expliquant que le compagnon de Marine Le Pen n’a pas fait son choix. Encore une information non vérifiée. Louis Aliot est candidat sur la 1ère circonscription où, comme le montre le tract que nous reproduisons, il a commencé à faire campagne.

Affichage illégal : Jean Vila aussi

Ségolène Neuville a fait  enlever ou recouvrir toutes les affiches avec sa photo qu’elle avait fait poser sur les panneaux réservés à François Hollande.

Ainsi que nous l’avions écrit le 14 avril, le code électoral indique précisément que le candidat à l’élection présidentielle a le droit de mettre une grande affiche, partout la même, et une affiche plus petite, au maximum taille A3, pour indiquer des dates de réunions publiques.

Un candidat aux élections législatives ne peut donc pas utiliser les panneaux des élections présidentielles.

Ce non respect du code électoral a été retenu par le juge des élections, tribunaux administratifs et conseil d’état dans des décisions d’annulation du scrutin.

Jean Vila a imité Ségolène Neuville. Il a lui aussi posé, sur les panneaux de Jean-Luc Mélenchon, des affiches avec sa bobine.

Le maire communiste de Cabestany avait vu son élection aux élections cantonales de 1998 invalidée à la suite d’une violation du code électoral. Cela ne semble pas lui avoir servi de leçon.

Raymond Faura et l’art de tirer la couverture à soi

Dans un tract dont il a arrosé la 1ière circonscription, Raymond Faura, candidat sans étiquette, joue, à son avantage, la carte du soutien à François Hollande en annonçant : « Faura/Hollande contre Mach/Sarkozy » … « Voter Raymond Faura, c’est voter François Hollande ».

Raymond Faura à un slogan qui lui va comme un  gant. « L’Audace à gauche ».

Le jeune chef d’entreprise est membre du Parti Radical de Gauche de Baylet, mais il n’en est pas le candidat. Rappelons que le MRG est presque une filiale du PS. Il est principalement implanté dans le Sud-Ouest et surtout dans la zone de diffusion de La Dépêche, quotidien régional dont Baylet est le patron et le propriétaire.

Interrogé sur son positionnement, Raymond Faura explique : « J’apporte mon soutien à François Hollande sur une circonscription où il n’y a officiellement pas de candidat pour François Hollande. Il y a un candidat de la gauche marxiste et communiste qui n’a rien à voir avec François Hollande qui est plutôt, comme moi, du centre gauche. »

Le candidat insiste fortement sur le fait que le MRG est le plus proche partenaire du PS. Bien plus proche que le Front de Gauche et il précise : « Je suis tout à fait légitime à soutenir François Hollande puisque François Hollande n’a pas de candidat ».

Avec cette rhétorique un peu alambiquée, il semble vouloir dire qu’il est le candidat naturel de François Hollande.

Le candidat fait ses choux gras d’une situation un peu compliquée. La circonscription a été gelée par le PS national. Elle pourrait en effet être abandonnée au Front de Gauche. La situation sera clarifiée après les présidentielles. Elle dépendra beaucoup du score de Mélanchon. Plus le score de ce dernier sera important et plus il revendiquera de circonscriptions en plus de celles dont le député sortant est communiste.

S’il n’y avait pas d’accord, c’est le tandem constitué de Fidel Cresta, premier secrétaire de la fédération du PS, et de Jean Roque, premier-adjoint au maire de Toulouges, qui porterait les couleurs du PS.

Raymond Faura n’aura un espace politique et une carte à jouer que si la circonscription va au FDG et à son candidat, Jean Vila, suppléé par Nicole Gaspon. Il sera, dans ce cas là, « Le seul candidat de centre gauche ».

Raymond Faura est décidé : « A priori j’irai jusqu’au bout. S’il y  a besoin que je me retire pour que la droite ne gagne pas sur la circonscription, on verra on en discutera. Je ne suis pas trop pour les négociations en coulisses pour obtenir quelque chose. En tous cas personnellement je ne recherche rien, à part défendre les idées de centre gauche et de mon parti et de Hollande. »

Présentation du suppléant de Daniel Mach : Alduy n’est pas sur la photo de famille

Daniel Mach, député sortant et candidat pour un nouveau mandat, a consacré sa première conférence de presse à la présentation de son suppléant, Romain Grau. Ce dernier est membre du Parti Radical, comme Nathalie Beaufils, suppléante du député maire de Pollestres de 2007 à 2012.

L’absence de Jean-Paul Alduy méritait une explication que Daniel Mach a tenu à donner : « Avant que vous me posiez la question… Certains peuvent se dire, il manque quelqu’un sur la photo ». Non il ne manque personne. Si Jean-Paul Alduy n’est pas là, c’est parce que je ne lui ai pas demandé de venir. Il est président de la communauté d’agglomération, et,à ce titre, j’ai voulu le préserver. Sachant qu’avec toutes les sensibilités politiques qui y sont représentées, je n’ai pas voulu le mettre en porte à faux. J’espère qu’il ne va pas s’en offusquer. Ce n’est pas ciblé. C’est uniquement parce que Jean-Paul ,en tant que président essaie d’avoir un très large consensus pour développer ce territoire. Je voulais apporter cette précision. Jean-Paul, quand même, est et restera mon ami. »

Conférence de presse à la terrasse du Grand Café à Cabestany. Au premier rang de  gauche à droite : Jean Rigual, conseiller général du Moulin à Vent; Jean-Marc Pujol, maire de Perpignan; Romain Grau, conseiller municipal de Perpignan et vice-président de l’agglo; Nathalie Beaufils, maire-adjointe de Perpignan et secrétaire départemental du PR; François Calvet, sénateur-maire du  Soler et président de l’UMP des P-O;  Michel Cabot, Nouveau Centre; Jean-Michel Serve, Debout la République.

Si on prend ces propos au pied de la lettre, on pourrait penser que Jean-Paul Alduy va dans les prochains mois, rester muet. Au regard de la personnalité de l’intéressé, il semble difficile de concevoir qu’il ne s’exprime pas pendant la campagne de la présidentielle et des législatives.

L’absence de Jean-Paul Alduy à la conférence de presse du député de l’UMP n’était elle pas destinée, comme celle de Jean-Louis Borloo au meeting de Villepinte,  à montrer que le soutien, n’est plus,  comme avant, automatique ?  Le Parti Radical est sorti de l’UMP, il a repris son indépendance. Jean-Louis Borloo l’a clairement expliqué samedi 10 mars au 112 ième congrès. Le Parti Radical «dit oui à une coalition, oui à un partenariat, non à un alignement sans condition ».

Jean-Louis Borloo à Perpignan, en novembre 2011.

Il y a un certain nombre de choses que, dans le bilan de Sarkozy, Jean-Louis Borloo a « aimé ». Le Programme national de rénovation urbaine, le Grenelle de l’environnement, la loi étendant la laïcité et interdisant le port de la burqa… Et ce qu’il a moins « aimé », le discours de Dakar, celui de Grenoble…

La conférence de presse de présentation de Romain Grau, suppléant de Daniel Mach, n’était  sans doute pas le meilleur moment pour permettre à Jean-Paul Alduy de s’exprimer librement.

PS : C’est P-O litique reviendra sur cette conférence de presse.