L’Echo du Roussillon : – de faits divers, + d’économie et un plantage !

Prix sympa (0,50E), Format tabloïd, maquette aérée, entièrement en couleur et bien imprimé (mieux que L’Indép), le premier contact avec L’Echo du Roussillon est plutôt agréable.

L'Echo du Roussillon 008

Le nouveau quotidien s’ouvre sur un dossier de 4 pages consacré au classement de Perpignan en zone touristique et à sa principale incidence, l’ouverture des commerces le dimanche. La page 6 est également dédiée à l’économie et plus particulièrement au commerce.

En page 7, Pierre Ginabat, signe deux articles consacrés à son journal.

Dans le premier, le directeur du journal explique pourquoi il a créé un quotidien départemental, qui plus est, un support papier. Il écrit : Pour notre part, nous sommes convaincus qu’il existe un espace pour des journaux de qualité qui sont respectueux de l’information, de leurs lecteurs et de leurs interlocuteurs. » L’Echo du Roussillon, « se fixe également pour mission de mettre en avant l’économie du département et ses acteurs. Il sera en outre un agitateur d’idées. » Il revendique son indépendance : « A ce stade du développement, nous précisons que nous ne “ roulons “ pour personne. Les 14 salariés qui forment l’équipe actuelle étaient au chômage. Personne ne les a aidés. Ils ne doivent rien à personne. Pour autant, nous sommes prêts à aider tout le monde si c’est dans le sens de l’intérêt général de ce département… » Et l’ancien directeur administratif et financier de L’Indépendant conclut : « Nous recherchons pour vous le sensationnel, pas le sensationnalisme. » C’est clair, il tient à se différencier du quotidien du boulevard des Pyrénées.

Il ne fera pas de “ une “ comme celle de L’Indép de mardi : « Incendie inexpliqué au Boulou. Ce mystérieux christ qui brûle » et en page 3 : « Mystère au Boulou : une statue du Christ se consume toute seule » Et l’article commence ainsi : « Personne n’arrive à savoir vraiment comment c’est possible. Au Boulou, on s’interroge. Et l’histoire de la commune vient peut-être de s’enrichir d’une nouvelle légende. Ou d’un de ses plus grands mystères. »

Christ qui brûle1

On apprendra sans doute dans quelques jours qu’un bête accident est à l’origine de « l’incendie » qui a consommé trois planches. On a l’habitude. En janvier, on nous avait servi une affreuse affaire de zoophilie sur des moutons. On a plus tard appris (pas par le journal) que les traitements cruels infligés à ces animaux ne comportait pas d’actes de zoophilie.

Dans ce numéro 1, pas un seul fait divers. On suppose que les affaires importantes seront couvertes. Il est vrai que l’absence de cette rubrique, importante dans L’Indépendant, crée un climat différent.

Le second papier du directeur titre : « La genèse de L’Echo du Roussillon »
« Aujourd’hui une vingtaine de personnes participe au projet. Elles sont très attachées à ce département et ont pour objectif de soutenir une initiative locale… ». Mais pas un seul actionnaire n’est nommé.

Il y a ensuite 5 pages consacrées à Perpignan, dont 2 où les têtes de liste répondent à des questions sur le bilan de Jean-Marc Pujol. Là, nous avons été surpris de voir Clotilde Ripoull déclarer : « La piétonnisation du quai Vauban est positive, même si le maire a rencontré des difficultés à s’imposer. »

Un autre candidat, Axel Beillard évoque lui aussi « la piétonnisation des quais Vauban » parmi les points positifs de l’action de Pujol.

Puis, Stéphanie Font, dont on ne trouvepas le nom de la liste qu’elle conduira, s’intéresse elle aussi de la piétonnisation du quai Vauban. L’auteur de l’article, Célia Rumeau écrit : « Dans le domaine de l’écologie, la candidate admet que le piétonnisation du quai Vauban ouvre “ la voie d’une politique en faveur du développement durable “ ».

Manifestement Célia Rumeau ne connait pas très bien Perpignan. Elle ne sait pas que la piétonnisation du quai Vauban date de 1999. Et oui ça fait quinze ans. Plus étonnant encore, pourquoi les candidats qu’elle a interrogé sur le sujet ne lui ont-ils pas dit ? Et le pire c’est qu’elle a commis un crime de lèse majesté en privant Jean-Paul Alduy d’une ses plus marquantes, grandioses et extraordinaires réalisations. Impardonnable (sauf si elle paie sa tournée générale) !

La page 15 est consacrée à deux articles en lien avec l’université. Plus 6 pages “ villages “. Et ensuite des pages sport, locales et nationales, puis d’infos nationales. Pas de page culture. Ça viendra surement. Espérons le !

Et pour finir, nous avons jeté un coup d’œil à l’horoscope, il ne dit pas si L’Echo du Roussillon réussira à s’implanter. Nous lui souhaitons.

Fabrice Thomas

contact : c.politique@orange.fr

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