Agence de développement économique : Qui va être recruté ?

Depuis plusieurs mois circulent les noms de personnes qui pourraient être recrutés par l’Agence de développement économique créée par l’agglo Perpignan-Méditerranée et l’UPE (Union pour les Entreprises).

Parmi les trois à quatre noms qui reviennent le plus souvent, tous des locaux, aucun n’a d’expérience dans une mission équivalente, aucun n’a d’expérience professionnelle dans le développement économique.

Nous ne citerons aucun nom, sauf pour des raisons évidentes, celui de l’épouse du président de l’agglo, Laurence Alduy, qui occupe actuellement le poste de directrice de la Maison de l’emploi.

Les informations sur sa possible candidature sont contradictoires. Selon certaines sources elle resterait, pas forcément longtemps, à la Maison de l’emploi. Selon d’autres sources, il est si sérieusement question de son arrivée à l’Agence de développement économique qu’un front du refus s’est organisé. Il est composé de maires et d’élus UMP. L’un d’eux aurait dit à JPA, « Si tu veux que le Front National fasse 50% à Perpignan, tu n’as qu’à embaucher ta femme. »

Un des rares élus à avoir accepté d’aborder le sujet nous a dit : « Je ne sais pas si Jean-Paul Alduy envisage de faire recruter sa femme. Mais comme il n’a pas répondu aux bruits qui circulent en nous disant qu’il n’en était pas question, j’ai tendance à croire qu’il y pense sérieusement. J’y suis opposé pour deux raisons. La première parce que dans la situation politique actuelle il faut faire attention a tout ce qui peut ternir l’image des élus. La deuxième parce que madame Alduy n’a pas les compétences requises. »

Affaire à suivre. Nous en saurons plus dans les prochaines semaines.

Cumul : F. Gonano interpelle Harlem Désir

Nous n’oublions pas qu’il y a aussi, localement, des militants et des élus qui se prononcent clairement pour la limitation du cumul des mandats. C’est pourquoi nous publions le courrier que Frédéric Gonano, conseiller municipal PS de Perpignan a le 21 février adressé à Harlem Désir, premier secrétaire national du PS.

Cher Premier Secrétaire, Cher Camarade,

Si le non-cumul des mandats semble acquis, sa date d’application agite beaucoup de monde. Et les tergiversations envoient un message d’hésitation alors même que ce devait être le début d’un mouvement vers un vrai renouveau démocratique que le PS porte et doit concrétiser.

Car au-delà du non-cumul, il y a un état d’esprit sur le rapport au pouvoir, sur l’engagement politique, sur l’éthique politique… C’est cet état d’esprit que les militants ont voulu signifier et imposer en votant très majoritairement pour le non-cumul lors du référendum interne. C’est cet état d’esprit qui est, gravement, mis en cause.

Les atermoiements d’aujourd’hui ne montrent qu’une chose aux citoyens : que les élus PS pensent d’abord à eux-mêmes en essayant de reculer au maximum l’application du non-cumul et gagner encore 5 ans de cumul…pour eux-mêmes. Message simplificateur ? Certainement…du moins dans sa généralisation ! Mais qui peut nier qu’il en soit ainsi en matière de communication ?

Le soir des élections législatives déjà, certains tentaient des reculades sur le sujet. Et après les arguments « d’attaches locales indispensables », les trouvailles avancées aujourd’hui pour reculer la date d’application du non-cumul ne sont pas davantage valables. Car si les Sénateurs et Députés PS, aujourd’hui élus, avaient respecté leurs engagements de renoncer à tout exécutif local avant septembre 2012, il n’y aurait pas le risque de démissions nombreuses au Parlement. Il suffirait, en outre, d’inclure dans la loi l’éventuel remplacement par le/la suppléant(e), pour que ce problème n’en soit plus un.

Nous sommes en train de perdre ce volontarisme éthique que nous clamions et réclamions quand nous étions dans l’opposition et que nous avons commencé à initier depuis mai 2012.

Par conséquent, je tenais, cher camarade, à t’informer :

– de mon soutien le plus total dans ta position pour une application du non-cumul des mandats dès 2014 ;
– de ma volonté, si d’aventure le non-cumul était repoussé à une date ultérieure, de démissionner définitivement du Parti Socialiste dès l’annonce officielle d’une telle position gouvernementale.

Conscient de mon poids tout relatif de « simple » conseiller municipal d’opposition à Perpignan, mais attaché aux principes qui m’ont fait prendre la carte du Parti Socialiste et aucune autre, je t’adresse mes sincères et amicales salutations socialistes.

Frédéric GONANO
Conseiller Municipal de Perpignan

Limitation du cumul des mandats: c’est maintenant qu’il faut la faire !

Bruno Le Maire passe pour être un des rares hommes de droite favorable à la limitation du cumul des mandats. On pouvait lire quelques lignes sur le sujet dans son Manifeste pour le renouveau de la droite républicaine : « Nous ne renouvellerons pas davantage nos représentants si nous refusons de mettre fin au cumul des mandats et si nous ne fixons pas un nombre maximal de mandats nationaux successifs, par exemple trois. Tout cela fait en général sourire. Tant de tentatives en ce sens ont été faites, qui se sont perdues dans les marécages des intérêts locaux, pour finalement être étouffées par le mutisme des initiés. Comment combler ensuite le fossé béant entre les élus et les citoyens ? En refusant de poser sereinement cette question, nous risquons de passer pour un parti de notables crispés sur leurs avantages et incapables de comprendre la société dont ils sont les représentants. »

On observe que la limitation dans la durée qu’il propose ne concerne que les mandats nationaux, donc de députés et de sénateurs. Et en consultant sa proposition de loi de modernisation de la vie politique on lit : « Une limitation à trois du nombre de mandats nationaux successifs au sein de la même chambre parlementaire. » L’homme politique qui aura fait trois mandats dans une assemblée aura donc la possibilité d’en faire trois dans une autre. « Cette disposition permettra de garantir le renouvellement des représentants nationaux et par conséquent une meilleure représentation de nos compatriotes à l’Assemblée nationale comme au Sénat. », précise le texte parlementaire. On en doute.

Point très positif, Bruno Le Maire se prononce clairement pour : « Une interdiction du cumul entre la fonction parlementaire, député ou sénateur, et la présidence d’un exécutif local de plus de 3 500 habitants. Ce choix permet au député ou au sénateur de conserver une fonction au sein de l’exécutif local, adjoint au maire, conseiller municipal par exemple, afin de garder un lien avec les territoires et la vie quotidienne de nos compatriotes. »

La possibilité d’être élu local afin de conserver un lien avec les territoires n’est pas un bon argument. Car un parlementaire ne peut pas se désintéresser des dossiers de son territoire. N’avons-nous pas surtout besoin d’avoir des députés et des sénateurs qui soient beaucoup plus investis dans le travail parlementaire que ne le sont aujourd’hui la majorité d’entre eux ?
Admettons qu’un parlementaire soit conseiller municipal. Mais s’il est maire-adjoint, conseiller général ou régional, des mandats qui supposent un investissement, son activité à l’Assemblée Nationale ou au Sénat sera forcément moins importante que celle du parlementaire qui n’aura qu’un seul mandat.

Nos grands élus, les cumulards, ne se rendent pas compte, ou ne veulent pas voir que leur opposition à une modernisation de la vie politique aggrave encore le divorce avec une population à qui ils donnent l’impression d’être une caste qui défend ses privilèges. On parle beaucoup de la crise économique, mais la crise politique est au moins aussi importante et aussi lourde de conséquences graves.

Ce système de représentation basé sur le cumul est aujourd’hui rejeté pas la grande majorité des Français. En refusant de le changer et de remettre de la confiance dans notre système politique, les cumulards contribuent à faire monter une juste colère qui se traduit notamment par la montée des votes populistes.

Pour ne prendre qu’un exemple, rappelons le sort qui a été fait à la proposition de Charles de Courson qui proposait que les députés justifient l’utilisation des 6 500 euros de frais de mandat qu’ils reçoivent en sus de leurs indemnités et de l’enveloppe pour payer leurs collaborateurs, des billets de train et d’avion gratuits… Elle a été rejetée. Il est pourtant de notoriété publique qu’une partie, plus ou moins importante de l’IRFM passe directement dans la poche des parlementaires. Fernand Siré a été le seul député catalan à soutenir Charles de Courson.

Lois sur le cumul, sur la probité, sur la transparence, c’est maintenant que nous en avons besoin. Si les politiques n’ont pas les moyens de régler la crise économique, ils ont le pouvoir de s’attaquer à la crise politique et d’y apporter des remèdes efficaces.

Espérons que jeudi, à la télé, le président de la République répondra à cette attente.

contact : c.politique@orange.fr

Anticor : Bientôt un groupe local dans les P-O

Après l’Aude et l’Hérault, Anticor s’organise dans les P-O. Le groupe local va très prochainement voir le jour. C’est donc le moment d’adhérer.

Ci-dessous, un texte de présentation. Pour en savoir plus et pour prendre son adhésion, tout est sur le site http://www.anticor.org/

Contre la corruption, pour l’éthique en politique

Anticor nait en 2002 dans un contexte de sursaut politique et citoyen lié à l’accession d’un candidat d’extrême droite, Jean-Marie Le Pen, au second tour des élections présidentielles.

Ce sursaut, les fondateurs d’Anticor le vivent comme une exigence d’engagement non pas partisan mais démocratique. La conviction qui rassemble les membres d’Anticor n’est donc pas celle de porter la voix d’un parti en particulier, mais d’exiger de tous les partis et de leurs élus le comportement irréprochable inhérent à leurs responsabilités politiques, et de la part de tous les fonctionnaires, la probité qu’implique la recherche de l’intérêt général.

L’association Anticor a été créée pour porter et transmettre la conviction que l’on ne doit pas renoncer à réhabiliter l’honnêteté en politique, même si une poignée d’élus confondent leurs intérêts privés et l’intérêt général.
Quelques élus, conduits par Séverine Tessier, venus de tous les partis républicains, décident ainsi de s’unir pour exiger que ces exigences ne soient pas utopiques mais réelles, et surtout exigibles par tous les citoyens.

contact : c.politique@orange.fr

En 2003, des citoyens d’affinités politiques et philosophiques différentes, décident à leur tour de soutenir Anticor en constituant l’association des Amis d’Anticor, qui fusionne bientôt avec Anticor.

Anticor est une association regroupant des élus et des citoyens de toutes tendances politiques, ayant décidé de s’unir pour lutter contre la corruption et pour réhabiliter la démocratie représentative. Des chercheurs, des magistrats, des économistes, des journalistes d’investigation participent aux travaux de l’association à travers ses commissions et son Comité de parrainage.

Ce dernier s’est renforcé avec la venue de Corinne Lepage, Christiane Taubira, Tristan Mendès France… Aujourd’hui, de nombreux élus la soutiennent activement (députés, sénateurs, élus locaux…).
L’association rassemble de nombreux adhérents et sympathisants qui animent en France des groupes locaux au niveau régional et départemental.

Sauvegarder le pacte républicain signifie pour Anticor exiger cette probité, rétablir le rapport de confiance qui devrait exister entre les citoyens et leurs représentants, politiques et administratifs.

Eric Halphen, spécialiste des affaires politico-judiciaires, qui avait notamment instruit à Créteil celle des HLM de Paris en tentant de démêler un réseau complexe de fausses factures soupçonnées de servir au financement occulte du RPR, est le premier magistrat à venir soutenir l’action d’Anticor. Il devient Président d’Honneur d’Anticor.
L’association est également soutenue par d’autres mouvements associatifs, des personnalités politiques et de la société civile, de nombreuses ONG, des écrivains, ainsi que des universitaires.

Anticor fait aussi partie de deux grands collectifs, l’un qui lutte contre les paradis fiscaux et judiciaires, l’autre qui se bat pour la réglementation du lobbying, chacun de ces deux collectifs regroupant lui-même plus d’une quinzaine d’associations et d’ONG internationales. Elle est également membre fondateur de Finance Watch, créé au printemps 2011 par l’eurodéputé français Pascal Canfin, « pour un contrôle citoyen de la finance mondiale ».
Nous avons créé une Charte Ethique qui contient de nombreuses propositions, régulièrement mises à jour et que nous soumettons aux candidats lors des grandes échéances électorales.

Aujourd’hui, Anticor est partie intégrante de la vie associative de notre pays : elle fait entendre sa voix aux colloques sur la corruption, aux Universités d’été de partis et de mouvements, elle fait l’objet de nombreux articles et reportages dans les medias nationaux et régionaux. Elle a également a été auditionnée à diverses reprises par le Sénat, l’Assemblée Nationale et plusieurs organismes officiels (OCDE, Commission Sauvé…).

L’Association s’est constituée partie civile depuis 2009 dans le cadre de plusieurs affaires judiciaires importantes : Pérol, Karachi, emplois fictifs à la Mairie de Paris, sondages de l’Elysée et dépenses de communication de Matignon sous la Présidence Sarkozy. La condamnation de Monsieur Chirac dans le procès dit des emplois fictifs l’a d’ailleurs mise en 2011 sur le devant de la scène.

Saleilles : Poursuites judiciaires contre Jean-Michel Erre et ouillade

Les lourdes accusations de corruption lancées par Jean-Michel Erre sur le site ouillade ne pouvaient pas rester sans réponse. Le maire de Saleilles, François Rallo a demandé à maître Codognès d’engager des poursuites contre l’auteur et le site éditeur. C’est ce que prévoit la loi qui considère que le diffuseur doit s’assurer du contenu non diffamatoire des informations qu’il rend public. La procédure retenue, une citation directe devant le tribunal correctionnel, va mettre Jean-Michel Erre dans l’obligation de produire les preuves sur lesquelles se fondent ses accusations. Faute de quoi il pourrait encourir une lourde condamnation. Cette procédure a l’avantage de la rapidité, trois mois maximum.

Maître Codognès est avec Maître Becque, l’avocat du barreau de Perpignan le plus familier du droit très technique de la poursuite en diffamation. Il a, ces dernières années, engrangé pas mal de succès, en défendant La Semaine du Roussillon, Le Travailleur Catalan, mais aussi des élus comme François Calvet.

Louis Aliot doit se souvenir de sa toute première prestation d’avocat. C’était face à Jean Codognès en juin 2011. Louis Aliot était le conseil de personnes qui poursuivaient Le Travailleur Catalan. Là Jean Codognès le hacha menu en démontrant que sa citation était entachée de nombreuses et importantes erreurs de procédure. Résultat, Louis Aliot battit en retraite en se désistant au motif qu’un de ses clients était souffrant. Avocat c’est un métier !

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Des membres de la majorité du conseil municipal qui siégeaient déjà avec Jean-Michel Erre ont répondu « aux attaques diffamatoires et surréalistes de J-M Erre contre François Rallo son successeur ». Voici la déclaration de Christian Fajon – Frédéric Rodrigues – Jean Pezin – Michèle Granier – Marie Brisson – Modeste Bosque – Christian Pla.

« Nous rappelons qu’en septembre 2007, à l’issue d’une réunion interne exceptionnelle, les élus du précédent mandat municipal apprirent avec étonnement, de la voix de -JM Erre lui-même, qu’il ne souhaitait pas postuler pour un nouveau mandat et qu’il cédait sa place pour des raisons restées pour nous obscures.

Son premier adjoint ne souhaitant pas prendre la relève, il conclut qu’à son avis, celui qui avait les meilleures capacités pour lui succéder était François Rallo. Cette décision plus que brutale nous interpella mais la proposition de François Rallo comme « poulain » nous convenait.

Le conseil municipal de l’époque avait une opposition virulente et très agressive et François Rallo nous avait prouvé de nombreuses fois combien il était à la fois pondéré, précis et transparent dans ses interventions.

C’est donc avec l’accord de tous que la liste municipale 2008 fut constituée sous l’égide d’un directeur de campagne autoproclamé : J-M Erre. François Rallo fut très honorablement élu au 1er tour (57,16% des voix) le 9 mars 2008.

En élu responsable, il prit à bras le corps la gestion communale en associant très étroitement à toutes les décisions l’ensemble des adjoints, des conseillers municipaux délégués et, par le biais des commissions, celui des conseillers municipaux. Jusqu’à ce jour, François Rallo n’a pas dérogé à ses règles de gestion.

En réalité, la faute suprême, aux yeux de J-M Erre, fut de ne pas l’associer à chacune de ces décisions et de ne pas l’avoir consulté comme « l’éminence grise » qu’il s’était imaginé être. De là naquit ce ressentiment qui n’a fait que croître pour devenir ce qui s’apparente à de la haine.

Quand Jean François Fons dit de lui … « qu’il donne de sa personne l’image d’un homme aigri, jaloux, limite paranoïaque »…il en trace un authentique portrait.

En temps qu’élus sous les deux mandatures, il est pour nous totalement inconcevable de ne pas réagir aux élucubrations injustes et diffamatoires de l’ex premier magistrat de Saleilles.

Nous qui pouvons faire un parallèle entre les 2 gestions, savons pertinemment que quand J-M Erre parle de « …gestion opaque… », de «… monarque, voire dictateur …», c’est en fait un autoportrait qu’il dessine…se connaît-il aussi bien qu’il le croit ?
Nous avons encore en mémoire certaines réunions où il fallait interpréter les sous entendus ou se contenter de demi-explications sur des dossiers pourtant importants pour lesquels les décisions étaient finalement prises de façon unilatérale.

François Rallo ne compte ni son temps ni son énergie pour mener à bien la destinée de sa commune. Omniprésent dans les manifestations, sur les différents chantiers, sur les futurs projets, il se veut à l’écoute et au plus proche de la population. Ce que J-M Erre prend pour du despotisme est en réalité l’expression de la volonté affichée par notre maire de se tenir en permanence a la disposition de ses administrés ; sans oublier ses collaborateurs et l’ensemble du personnel communal, pour qui il a consenti des efforts sans précédent contrairement aux anciennes mandatures en faisant évoluer leurs carrières. Pour ceux qui le connaissent, sa disponibilité, son dévouement, son humanité, son intégrité ne sont plus à prouver.

Alors quand J-M Erre dit : «…j’ai été entendu par un ténor du barreau, pour une affaire immobilière sur Saleilles où Rallo a magouillé…», là c’est hors de notre entendement. Nous ne pouvons pas laisser tenir des propos tant affabulateurs qu’insultants sur notre maire sous prétexte que son détracteur est rongé par la rancœur et la rage de voir son « poulain » réussir en toute intégrité et honnêteté ce que lui n’a pas su faire lors de ses mandats.

Chanter à qui veut l’entendre « l’air de la calomnie » pour discréditer un adversaire est un procédé minable et dans tous les cas indigne d’un ancien édile. Nous nous sentons collectivement insultés par ce comportement et attendons de sa part au moins des excuses, s’il reste à ce Monsieur une once de discernement. »

L’Express : dossier sur la bataille des municipales de Perpignan

Dans un dossier de 10 pages publié dans L’Express de ce mercredi, Jacques Molénat réunit tous les acteurs de l’élection municipale de Perpignan. C’est clair dès le premier article, la guerre de 2014 a déjà commencé. Guerre à droite, guerre à gauche. La lutte des places est un sport de combat dans lequel on ne compte pas ses coups, surtout les coups bas. Le dernier arrivé, le petit Grau n’étant ni le moins belliqueux, ni le moins coquin. Prêt à tuer le placide Pujol pour prendre sa place et prêt à être son meilleur ami s’il ne parvient pas à l’empoisonner. Alduy est bien sûr à la manoeuvre.

Autre camp, mêmes mœurs. Bourquin pilote Ségolène Neuville, son actuelle compagne contre Jacqueline Amiel-Donat, l’ancienne. Rome ? Non Perpignan. Molénat a l’art d’éclairer les comportements des uns et des autres et de montrer leurs forces et leurs faiblesses. Sans méchanceté. Jamais. Mais pas sans esprit. Et en plus c’est bien écrit. Au fil des articles et des portraits, on s’aperçoit que la droite est éclatée et que le système Alduy n’est plus qu’un souvenir. Même si certaines pratiques perdurent. Le système féodal de Bourquin n’a lui jamais été aussi puissant.

Dans la galerie de personnages, on croise Chantal Gombert qui fait le grand écart entre Grau et Pujol, Jean Codognès “l’insoumis“ et bien d’autres, dont Louis Aliot. Ce personnage caricatural concentre toutes les contradictions du FN. Comme Molénat le montre, il prêche la dédiabolisation mais ne parvient pas à se libérer de la rhétorique vindicative et extrémiste qui lui tient lieu d’argument. A lire aussi l’article sur l’étonnante idylle entre Calvet et Bourquin, les duettistes des dernières élections sénatoriales.

Voilà 10 pages bien remplies !

La lecture de ce dossier fait du bien. Rien à voir avec un politicorama qui pratique la fausse impertinence pour finalement ne pas dire au lecteur ce qu’il a le droit de savoir puisque c’est pour ça qu’il achète le journal.

Saleilles : le maire François Rallo est accusé de corruption par l’ancien maire

Ça balance pas mal à Saleilles ! Cette fois c’est un peu plus grave que les mauvaises vannes que Mathieu Madénian avait laché sur son village natal dans l’émission dominicale de Drucker.

Là, le comique de service, si l’on peut dire, se nomme Jean-Michel Erre. Interrogé par ouillade sur les prochaines municipales, l’ancien maire balance : « Rallo est considéré par nombres de saleillencs comme un monarque, voire un dictateur ». Ça, ce ne n’est pas bien méchant. Des maires qui se comportent comme des petits dictateurs, des chefs de village, il y a en hélas, pas mal ! La suite est nettement plus rude : « Les maîtres mots qui reviennent sans cesse dans les conversations sont : affairisme, clientélisme. » Et puis, le coup de grâce : « à Montpellier où j’ai été entendu par un ténor du barreau, pour une affaire immobilière sur Saleilles où Rallo a magouillé. « Monsieur 10% », comme on le surnomme « affectueusement » (…), veut repartir sous la bannière UDI/ UMP ».

Ça a au moins le mérite d’être dit clairement, Jean-Michel Erre accuse son successeur, le maire UDI François Rallo d’être corrompu.

L’accusation est gravissime. Vrai ou pas ? Nouvelle affaire politico-financière en perspective ?

Jean-Michel Erre est-il homme à parler à tort et à travers ?

A-t-il des biscuits ?

Pour lancer des accusations aussi graves, il vaut mieux en avoir.

Le maire va-t-il trainer Jean-Michel Erre devant les tribunaux ?

Il est, nous dit on, déterminé à le faire.

La justice risque de mettre pas mal de temps à instruire la plainte en diffamation et il est peu probable que l’on voit l’affaire arriver devant le tribunal avant les municipales de 2014.

Mais s’il souhaite rapidement laver son honneur, François Rallo peut faire une citation directe. Dans ce cas, Jean-Miche Erre sera, dans un délai de trois mois, convoqué devant le tribunal pour apporter les preuves des terribles accusations qu’il a proféré sur ouillade.

Vu le climat qui règne dans la commune, on peut parier que l’on va reparler de l’affaire des terrains de Saleilles. Un des volets, très intéressant, de l’affaire Bouille. « Reparler » n’est pas le mot le plus approprié car cette affaire n’a encore jamais été mise sur la place publique.