Ségolène Neuville : c’est dans la poche !

Ségolène Neuville : c’est dans la poche !

A l’ordre du jour de la prochaine commission permanente (sans public et sans journaliste) du conseil général, la location de deux bureaux à Ségolène Neuville à l’hôtel du département, « Pour les besoins de sa nouvelle fonction… »

Ségolène Neuville ne peut-elle pas, comme de nombreux parlementaires, louer des locaux pour y installer sa permanence ?

Ségolène Neuville va payer 3 300 euros de loyer par an, soit 275 euros par mois. Elle devra également s’acquitter de 1 630 euros par an soit 135 euros par mois pour les frais d’entretien des locaux, l’électricité, le téléphone, les prestations administratives, l’informatique etc….

Allez trouver, qui plus est en centre ville, un local de deux pièces avec toutes ces prestations pour 410 euros par mois. Tarif imbattable. Un prix d’ami !

Précisons que le manque de locaux à l’hôtel du département oblige le conseil général à louer des bureaux. Et à un autre tarif que celui consenti à Ségolène Neuville !!

Ce cadeau se justifie d’autant moins que  Ségolène Neuville reçoit chaque mois 6 412 euros de frais de mandat pour faire fonctionner sa permanence. Une enveloppe qui s’ajoute aux 7 100 euros de rémunération, aux 9 138 euros pour payer les collaborateurs du député et au remboursement des billets d’avion.

Cette situation pose un vrai problème éthique. Un député ou un sénateur n’a en effet pas à justifier l’utilisation de l’IRFM (l’indemnité représentative de frais de mandat). S’il ne la dépense pas, elle va dans sa poche. Et cet argent indûment perçu n’est évidemment pas imposable.

Ségolène Neuville illustre magnifiquement l’expression, « En mettre à gauche ».

C’est ça « La République exemplaire » ? 

Répondez madame Neuville !

PS : Elue depuis le mois de juin, Ségolène Neuville n’a toujours pas installé son cabinet parlementaire et le contrat avec le conseil général ne prendra effet que le 1 janvier 2013. Deux questions. Pourquoi la nouvelle députée a-t-elle autant attendu pour installer son cabinet parlementaire ? Quel usage fait-elle des 6 412 euros mensuels de l’IRFM ?

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Fête de la victoire : viré comme un malpropre du siège du PS

Dimanche 7 mai 2012, dans toute la France, tous les militants qui avaient fait campagne pour l’élection de François Hollande ont fait la fête. Tous sauf un.

A 20 heures en entendant l’annonce de la victoire du candidat socialiste, Ahmed Sobban décide avec quelques amis d’aller partager la joie de la victoire à la fédération du Parti Socialiste Catalan. Il y arrive vers 20h10. Là, l’ambiance est heureuse et chaleureuse. Très vite Ahmed Sobban sent quelques regards froids dirigés sur lui, dont celui de Ségolène Neuville. Un homme qu’il ne connait pas, bien qu’il soit depuis plus de quinze ans familier de la fédération s’approche de lui et lui demande s’il peut lui parler. Et l’homme lui dit que sa présence est indésirable et il l’accompagne jusqu’à la porte.  « On m’a viré comme un malpropre… Ça m’a fait un mal terrible qu’on me raccompagne à la porte au milieu de toute cette foule », raconte Ahmed Sobban avec dans la voix les accents d’émotion et de colère d’un homme que l’on a humilié, « Ça c’est fait discrètement, mais tout le monde s’en est rendu compte ».

Qu’a fait Ahmed Sebban pour être ainsi traité en ces moments de liesse ?

Militant au PS depuis son adolescence, il a pris la carte du parti dès qu’il est devenu majeur. Il a été de toutes les campagnes. Très proche de Claude Cansouline, qu’il considère comme son mentor en politique, il a en 2008 rejoint Jean Codognès lors de la campagne des élections municipales de Perpignan. Sa candidature a entrainé son exclusion du PS. Avant tout désireux de contribuer à faire triompher la gauche, Ahmed Sobban n’en a pas moins continué de mener campagne pour les candidats du PS. Comme en 2011 sur le canton de Saint-Jacques-centre ville où il s’est dépensé sans compter pour faire gagner Jean-Louis Chambon. Même chose à la présidentielle conformément aux accords nationaux passés entre le MRC dont il est membre et le PS. Il a fait une campagne très active pour le premier et pour le deuxième tour.

Si Ahmed Sobban se refuse à nommer un coupable, le MRC66, lui, n’hésite pas. Dans un communiqué qui salue la victoire de François Hollande, la fédération déclare : « On regrettera tout de même dans les Pyrénées-Orientales l’attitude sectaire de certains membres du Parti Socialiste local qui, sous la demande de la candidate aux législatives Ségolène Neuville, ont fait sortir un membre du Mouvement Chevènementiste, Monsieur Ahmed Sobban candidat également aux législatives, en raison d’une présence jugée indésirable. »

Ahmed Sobban est candidat du MRC, Mouvement Républicain et Citoyen sur la troisième circonscription (vallée de la Têt et Perpignan), là où Ségolène Neuville porte les couleurs du PS. Il n’en fallait pas plus pour que la copine de Bourquin fasse virer le jeune homme.

On se demande si Ségolène Neuville ne fait pas un concours de sectarisme  avec Christian Bourquin. Au regard de son tableau de chasse, en quatre années seulement, l’élève est sur la bonne voie pour rattraper son maître et, qui sait, un jour peut-être le dépasser. Il faut dire quelle a d’énormes aptitudes, car chez elle, le sectarisme tient lieu de pensée politique.

Ségolène Neuville: l’intelligence qu’il vous faut !

« Ségolène Neuville, la députée qu’il vous faut », tel est le slogan qu’a adopté la candidate du PS sur la troisième circonscription.

C’est creux, c’est vide et ça ne veut rien dire.

Comment Ségolène Neuville peut elle se reconnaître, s’identifier dans un tel slogan ? Parce qu’il lui ressemble ?

« Le déo qu’il vous faut », « la formation qu’il vous faut », « le clown qu’il vous faut », « l’auto qu’il vous faut »…, cette formule rebattue est ce que l’on appelle une tarte à la crème. Un poncif parmi les plus éculés des poncifs pour plumitif en panne d’imagination. Même votre charcutier ne penserait pas à faire peindre « La saucisse qu’il vous faut » sur son utilitaire.

Ségolène Neuville l’a fait.

Affichage illégal : Jean Vila aussi

Ségolène Neuville a fait  enlever ou recouvrir toutes les affiches avec sa photo qu’elle avait fait poser sur les panneaux réservés à François Hollande.

Ainsi que nous l’avions écrit le 14 avril, le code électoral indique précisément que le candidat à l’élection présidentielle a le droit de mettre une grande affiche, partout la même, et une affiche plus petite, au maximum taille A3, pour indiquer des dates de réunions publiques.

Un candidat aux élections législatives ne peut donc pas utiliser les panneaux des élections présidentielles.

Ce non respect du code électoral a été retenu par le juge des élections, tribunaux administratifs et conseil d’état dans des décisions d’annulation du scrutin.

Jean Vila a imité Ségolène Neuville. Il a lui aussi posé, sur les panneaux de Jean-Luc Mélenchon, des affiches avec sa bobine.

Le maire communiste de Cabestany avait vu son élection aux élections cantonales de 1998 invalidée à la suite d’une violation du code électoral. Cela ne semble pas lui avoir servi de leçon.

Ségolène et François : l’affiche interdite

Tranquille Ségolène Neuville !  Elle a fait imprimer une affiche sur laquelle on la voit avec François Hollande. Et l’affiche a été collée sur les panneaux réservés au candidat du PS à l’élection présidentielle !

Ils n’ont pas posé ensemble. La photo de la candidate aux élections législatives a été accolée à la photo officielle de campagne de François Hollande.

Le code électoral est clair et il s’applique de la même façon à chaque élection. Chaque candidat dispose d’un panneau sur lequel il a le droit de mettre une grande affiche (partout la même) et une affiche plus petite annonçant les dates des réunions publiques.

Son affiche, Ségolène Neuville peut en faire ce quelle veut : des confettis, l’utiliser pour éplucher les légumes, en tapisser le bureau de Christian Bourquin… Mais pas la coller sur les panneaux officiels de la présidentielle. Et pas non plus faire de l’affichage sauvage. C’est également interdit.

Mais les Bourquinistes sont dans la toute puissance. Le respect des règles, c’est pour les autres.