Un document accablant pour le gouverneur de l’île de Mohéli

Un confrère de l’île de Mohéli nous a transmis la lettre ouverte qui dénonce la gestion autocratique et totalement corrompue de Mohamed Ali Said. Ce journaliste qui déclare qu’il n’est pas lui-même un opposant considère que le gouverneur est un « dictateur incompétent, corrompu et violent ».

Il faut prendre le temps de lire ce texte. Il en dit long sur ce personnage devant lequel, Hermeline Malherbe et le conseil général des Pyrénées-Orientales s’apprêtent à dérouler le tapis rouge.

Lettre ouverte

A

Son Excellence Monsieur IKILILOU DHOININE,

Président de l’Union des Comores

Objet : Remontrances de la population de Mwali à l’endroit du Gouverneur de l’¬ile Monsieur Mohamed Ali Said.

Monsieur le Président,

Nous, responsables des partis politiques, des organisations sociales et professionnelles, et personnalités politiques et de la société civile, signataires de la présente lettre, avons l’honneur de nous adresser auprès de votre haute autorité, au nom de la population de Mwali, pour vous exposer l’essentiel des faits et comportements que les habitants de l’ile reprochent à leur Gouverneur et contre lesquels ils demandent votre intervention, en votre qualité de Magistrat suprême du pays.

En effet, depuis sa prise des fonctions de Gouverneur de Mwali, monsieur Mohamed Ali Saïd s’est installé dans une logique de gouvernance autocratique et opaque, déjà expérimentée lors de son premier mandat de Président de l’ile autonome de Mwali ( de 2007 à 2010) et caractérisée par une gestion chaotique et une main mise généralisée sur l’administration et les finances publiques de Mwali, en dehors du cadre légal et au mépris des procédures idoines , se transformant systématiquement en petit despote qui foule aux pieds les droits et la dignité de ses administrés.
En voici les faits :

1. De nombreux agents travaillant aux chantiers de l’entreprise MODJACO et les magasins de Mohamed Ali Saïd sont rémunérés par le budget de l’Ile sur les mêmes états de salaire que les agents exerçant dans l’administration publique.

2. Lors de la campagne de girofle 2012, le gouverneur de l’ile n’a pas entrepris la moindre démarche pour appuyer les Mohéliens dans la recherche d’un marché rentable pour leur produit qui se vendait à Mwali à 3500 francs le kilogramme pendant qu’à Anjouan le prix du kg avait atteint 5 500 francs. Par contre, il a unilatéralement introduit une taxe illégale de 200 francs comoriens par Kg embarqué à destination des autres iles, ce qui lui a rapporté la modique somme de 120 000 000 de nos francs, qui ; à ce jour, n’ont laissé aucune trace visible dans les documents relatifs à la comptabilité publique.

3. Une soixantaine d’enseignants du primaire et du secondaire ont été arbitrairement démis de leur fonction en l’absence de toute procédure légale, et leurs salaires versés à d’autres personnes sans acte administratif de recrutement ou de fixation de rémunération et ceci pendant plusieurs mois ; le cas de ces personnes qui sont aujourd’hui en proie au chantage et à l’humiliation, est traité au compte-goutte et la majorité de ces enseignants perçoivent un salaire indiciaire (le strict minimum). Cette situation est d’ autant plus dramatique que la liste des victimes de ce cynisme n’a obéi à aucune logique, le critère de grévistes étant fallacieux, puisque des enseignants peu ou pas impliqués dans le mouvement de grève ont été sanctionnés alors que des grévistes purs et durs ont été épargnés en raison de leur proximité avec des proches du pouvoir insulaire.

4. A l’occasion de chaque versement de salaire mensuel, Monsieur Mohamed Ali Said s’arroge le droit de manipuler les salaires des agents de l’Etat en exercice à Mwali, procédant à des ponctions et à des ajustements selon ses desiderata, en l’absence d’acte administratif justificatif donc de manière arbitraire.

5. Depuis qu’il était devenu Président de l’ile en 2007 jusqu’à présent, le Gouverneur de Mwali n’a jamais songé à habiter à Bonovo comme son prédécesseur, puisqu’il a mis en location sa propre maison en tant que résidence officielle du Gouverneur, un loyer qu’il a fixé lui-même et qui constitue l’un des nombreux stratagèmes qu’il a élaborés pour se faire beaucoup d’argent à la charge des contribuables comoriens surtout de Mwali.

6 .Depuis tout ce temps, malgré la détention sans partage du monopole des marchés d’achat des véhicules administratifs de l’ile , ce n’est que tout récemment qu’il dispose de voiture officielle du Gouverneur et pour cause, il avait mis également en location sa voiture personnelle, ce qui lui a rapporté beaucoup d’argent supporté par le budget de l’Etat.

7. Il est de notoriété publique que M. Mohamed Ali Said par l’entremise de MODJACO est l’unique fournisseur de l’administration de Mwali en fournitures de bureau, en équipements informatiques et en moyens de transport (véhicules, motos, pièces détachées et toutes sortes d’accessoires). C’est lui qui décide toujours de la commande, l’exécute, en fait la livraison et ordonne le paiement. Ainsi des cartons de papier, des ordinateurs avec accessoires, des motos avec casques etc… sont parfois livrés à des services qui n’en ont pas besoin, et les fausses factures sont monnaie courante. Les tarifs pratiqués sont souvent fantaisistes car exorbitants lorsque MODJACO est en position de monopole, mais parfois artificiellement trop bas quand rarement il y a de la concurrence, et naturellement personne n’est en mesure de vérifier si les quantités livrées correspondent à celles qui sont facturées.

8. La concurrence déloyale empeste le monde des affaires à Mwali et joue négativement contre les opérateurs économiques de l’ile qui subissent brutalement et de manière frontale les effets pervers de cette pratique du Gouverneur qui jouit de nombreux privilèges indus que l’exercice de ses fonctions de numéro un de l’ile lui permet de s’octroyer plus ou moins illicitement :
– Pour ses fréquents voyages commerciaux à Doubaï, pourtant incompatibles avec ses fonctions de Gouverneur, M. Mohamed Ai Saïd bénéficie d’une prise en charge totale et très confortable de l’Etat qui lui paie le transport, l’hôtel, le quota illimité de son téléphone et des perdiems équivalents à une mission officielle à l’extérieur et pour une durée qu’il fixe lui-même ;
– De surcroit il ne paie aucun droit pour ses importations ou pour ses autres activités commerciales (ni impôts ni taxes) mais surtout il dispose allégrement de toutes les recettes versées à Mwali par ses concurrents et par tous les autres contribuables ;
– A quelques exceptions près, l’entreprise MODJACO avec ses ramifications rafle tous les marchés publics de l’ile, y compris les restaurations à l’occasion des ateliers et séminaires organisés dans l’ile par l‘administration ;
– Mr Le Gouverneur de Mwali a la haute main sur la totalité du carburant de l’administration de l’ile qu’il gère sans partage ,sans règle connue, comme sa propriété privée pour ravitailler ses chantiers, ses camions,….au détriment des ayant droits parmi lesquels l‘hôpital de Fomboni (CHR), ses commissaires et ses conseillers….
– S’il est compréhensible que Mr Le Gouverneur bénéficie d’un quota d’électricité à son domicile qui est sa résidence officielle, le refus de s’acquitter des factures liées à la consommation de courant dans ses magasins, sa boulangerie et sa menuiserie, semble constituer un abus de pouvoir;

9. Mr Mohamed Ali Said exerce une pression désastreuse sur l’éducation à Mwali :
– Ces dernières années, l’organisation des examens nationaux (entrée en 6ème, BEPC, BAC) à Mwali, est de plus en plus entachée de corruption à grande échelle. C’est un véritable business impliquant beaucoup de candidats qui négocient leur admission en échange des sommes d’argent surtout parmi ceux qui n’ont pas la chance de figurer sur la liste des candidats recommandés par le Gouverneur et les siens.
Ce climat indispose fortement les élèves (et leurs parents) qui réussissent à ces examens grâce à leur propre travail et constitue une preuve flagrante d’injustice sociale amèrement ressentie par les mohéliens.
– Après que de nombreux professeurs et instituteurs qualifiés aient été écartés de l’enseignement, la plupart de ceux qui les ont remplacés n’ont rien à y faire puisqu’ils n’ont ni instruction, ni culture ni même conscience professionnelle. Ils ne contribuent en rien à l’éducation des élèves, juste des figurants qui accompagnent dans l’indifférence la baisse dangereuse du niveau des élèves de Mwali avec certainement des conséquences dramatiques à l’avenir.

10. Le Gouverneur de Mwali a tout fait pour retarder la mise en place dans l’ile de la commission insulaire de lutte contre la corruption, et quand après une résistance de plusieurs mois, la nomination a été effectuée, elle ne s’est pas conformée aux dispositions de la loi y relative, ni dans le fond, ni dans la forme. Cela confirme ce que tout le monde disait ; que pour des raisons évidentes, le gouverneur ne pouvait laisser se mettre en place à Mwali une structure fonctionnelle de lutte contre la corruption qui serait composée de membres répondant aux critères requis et susceptibles d’exercer leurs activités de manière responsable et autonome.

11. Pendant qu’au niveau national les médias publics font quelques efforts favorables à la liberté d’expression pour contribuer au renforcement de la démocratie aux Comores, Radiotélévision Mwali, ex radio Modja média de Mohamed Ali Saïd vendue à l’Etat et gérée par lui-même, est restée la voix de son maitre, et ouverte aux seuls courtisans pour diffuser et répéter à satiété les louanges du chef de l’ile et les publicités de Modja magasin, entrecoupés parfois de soit- disant journaux et émissions dépourvus de professionnalisme et sans intérêt mais ayant presque toujours comme centre d’intérêt M. le Gouverneur.

12. Pour consolider son autoritarisme, le Gouverneur de Mwali aurait entamé la mise en place dans certains quartiers de Fomboni d’abord, puis plus tard parait-il dans les autres localités de Mwali, une milice chargée de prévenir et d’empêcher toute forme d’opposition ou d’expression d’hostilité à son pouvoir ou à sa personne. C’est ainsi que l’ancien maire de Fomboni a été agressé physiquement par un élément de cette milice.

13. M. Mohamed Ai Saïd s’emploie à introduire dans l‘ile une sorte d’apartheid politique en semant la division entre localités et quartiers et au sein de la société en interdisant par exemple à ses partisans de côtoyer des citoyens taxés d’opposants.

14. Alors que la loi statutaire de Ngazidja et celle de Ndzouani ont été adoptées depuis des mois dans le souci de régulariser le cadre institutionnel et restaurer la légalité dans la gestion de ces iles, à Mwali le Gouverneur fait tout pour que ce texte ne voit jamais le jour afin qu’il puisse continuer à y régner en maître absolu, sans aucun semblant de contre- pouvoir.

15. Dans l’exécution des nombreux marchés publics raflés déloyalement par MODJA-CO, et surtout dans le domaine des infrastructures, le siège de la Direction régionale des travaux publics sert d’entrepôt pour les agrégats de cette entreprise, de même que les engins et le carburant de l’Administration sont utilisés gracieusement à cette fin;

16. Au lieu d’user de ses prérogatives de Premier Magistrat de l’île pour tenter de solutionner le contentieux territorial opposant la localité de Wanani avec M. Said Omar Said Ahmed ou pour demander l’application des décisions de justice y relatives, il a réussi par on ne sait quel artifice à devenir propriétaire et maître du terrain en question et à faire une démonstration de sa force en envoyant une imposante force de police encadrer la cueillette de son girofle et en ordonnant une brutale répression à l’encontre des habitants de ladite localité.

17. Après avoir tenté en vain d’expulser le bureau régional du Croissant Rouge Comorien à Mwali pour s’approprier le local qui l’abrite, M. le Gouverneur de l’île est allé marchander avec Comores Télecom une parcelle de terrain dans l’enceinte-même du lycée.

18. Cent cinquante à deux cent millions de francs seraient attribués à l’exécutif de Mwali par le gouvernement de l’Union, vraisemblablement en tant que quote-part de l’île dans le cadre des recettes à partager, selon le Commissaire aux finances de l‘ile. Cet argent destiné, paraît-il, à réaliser des actions de développement, est utilisé avec tellement d’opacité, de cynisme et de fantaisie que les mohéliens, pourtant bénéficiaires supposés dudit développement, n’y voient qu’une généreuse contribution supplémentaire des autorités nationales à l’enrichissement personnel illicite de M. Mohamed Ali Said.
En plus de ses agissements malveillants et répréhensibles, le premier magistrat de Mwali ne fait preuve d’aucun respect à l’égard de son titre pourtant si lucratif qu’il dénigre ostensiblement.
C’est le cas lorsqu’il passe une partie de son temps aux jours et heures ouvrables dans sa boutique comme n’importe quel commerçant ou quand il fait le tour de ses magasins et chantiers, occupé à les manager lui-même sans se soucier du fait qu’il est investi de hautes fonctions officielles ou pire encore quand i reçoit des missions officielles sur la véranda de sa propre résidence ou dans sa boutique.

Dans son comportement au quotidien, M. Mohamed Ali Said combat irrégulièrement les commerçants et les entrepreneurs de Mwali, méprise la classe politique, déteste les cadres et les intellectuels et fait tout pour dénigrer les personnes et les familles respectables.
Par pudeur, nous nous abstenons d’évoquer certaines reproches largement répandues et attribuées au Premier Magistrat de Mwali.

Excellence Monsieur le Président,

Tous ces faits avérés pour la plupart, reprochés à M. Mohamed Ali Said, ont développé chez les mohéliens un sentiment largement partagé de rejet de leur gouverneur qu’ils accusent en résumé de détournement de fonds publics, d’abus de pouvoir, d’abus de confiance, de corruption, de chantage, de favoritisme, d’arrogance, de négligence, d’insouciance , d’incompétence et de comportement antisocial.

C’est donc en leur nom que nous nous adressons à votre excellence en tant que principale voie de recours, pour vous demander de bien vouloir assumer pleinement vos responsabilités constitutionnelles et politiques pour que Mwali soit délivrée d’une gouvernance si désastreuse et insupportable.

Convaincus de la pertinence de notre requête, de l’attention particulière que vous y prêterez, et de la suite positive que vous y donnerez, et tenant compte de votre engagement ferme aux principes de démocratie, de bonne gouvernance et de transparence, nous vous prions de croire Excellence Monsieur le Président, en l’assurance de notre considération distinguée.

(Liste des 61 signataires avec leurs noms et qualités)

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Un despote africain officiellement reçu au conseil général

C’est une bien étonnante cérémonie de remise de décorations qui se déroulera le 16 mars dans le hall Guy Malé de l’hôtel du département. Plusieurs personnes seront décorées dans L’ordre de l’Etoile de Mohéli par le gouverneur de l’île, Modamed Ali Said.

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Mohéli est une ile de 22 000 habitants, la plus petite des trois îles qui composent l’état indépendant, Union des Comores, situé au sud-est de l’Afrique.

Même si il vient avec une valise pleine de médailles, le gouverneur de l’Ile ne semble pas être un personnage très fréquentable. Il est accusé par une grande partie de la classe politique de l’île, de « détournement de fonds publics, d’abus de pouvoir, d’abus de confiance, de corruption, de chantage, de favoritisme, d’arrogance, de négligence, d’insouciance, d’incompétence et de comportement antisocial » (lemohélien.com).

La situation politique est devenue explosive, titrait Comores-infos, il y a quelques jours de cela : « Des partis et personnalités politiques, des représentants d’organisations sociales et professionnelles, ainsi que des citoyens rassemblés au sein d’un groupement dénommé Coordination politico-Administrative (CPA), se sont engagés à mener un combat collectif contre ce qu’ils appellent « la mauvaise gouvernance et la mauvaise pratique » du gouverneur de Mwali (Mohéli) et du régime qu’il a instauré dans l’ile. Treize exigences que le gouverneur « doit satisfaire sans délai », sont formulées dans un mémorandum… »

« Cette situation de l’île de Mwali (Mohéli) sans loi statutaire ne peut plus perdurer. Les enseignants licenciés pour cause de grève doivent être réintégrés sans discrimination. Mohamed Ali Said doit cesser d’être l’unique fournisseur de l’Etat et le seul à rafler presque tous les marchés publics dans l’île. Il doit payer de sa poche sa consommation d’électricité dans sa boulangerie et ses magasins. Il ne peut plus continuer à utiliser gracieusement les engins des travaux publics dans les chantiers de son entreprise. Mohamed Ali Said ne peut plus persévérer à faire du trésor public de l’ile son fonds de commerce où seules sont payées les factures libellées MODJA-CO (l’entreprise du patron de l’île). » Tels sont, entre autres, les points saillants du dit mémorandum. »

Voilà le personnage que l’on va recevoir avec les honneurs au conseil général des Pyrénées-Orientales. Les habitants des Comores qui vivent sous sa férule apprécieront sans doute. Et nombre de Catalans également. Fabrice Thomas

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Hermeline offre des souris chinoises

Le conseil général ne connait pas la crise. Cette année encore il y est allé de son petit cadeau à des centaines d’élus, à la presse et à quantité de VIP. Chacun d’eux a reçu sa souris. François Lietta (encore et toujours lui) ironise en faisant remarquer que dessus il y a le logo du conseil général et en dessous une étiquette qui indique “ made in China “.

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Pourquoi le CG a-t-il cette année opté pour une souris chinoise ? Parce qu’il n’y a pas de souris fabriquée en France ? Parce que l’on cache beaucoup de choses à la présidente et que l’on a certainement oublié de lui dire que le département produisait d’excellents vins doux naturels. Tant qu’à dépenser de l’argent inutilement autant que ça profite à un vigneron d’ici.

Terminons sur le rapport 2013 de la Cour des comptes qui épingle la laborieuse et coûteuse restructuration de l’hôpital de Perpignan. C’est haro sur Alduy, comme dans le communiqué de Jean Codognès : « Aujourd’hui, nous ne pouvons que dénoncer cette gabegie financière, marque de fabrique de la gestion Alduy. » A la lecture du rapport c’est surtout l’ARH (l’Agence Régionale d’Hospitalisation) qui est mise en cause. Chacun peut se faire son avis en allant sur :
http://www.ccomptes.fr/Publications/Publications/Rapport-public-annuel-2013
Aller au chapitre portant le titre, « Les restructurations hospitalières : trois illustrations des difficultés rencontrées. »

Le conseil général dépense 100 000 euros dans la campagne des municipales de Perpignan

L’Accent Catalan a publié un numéro « Hors-série » de 36 pages entièrement consacré à l’action du conseil général à Perpignan. Hermeline Malherbe tente de justifier cette parution : « Avec la collection hors-série, nous présentons notre paysage catalan. Après la mer et la montagne il est naturel de concevoir un hors-série sur Perpignan. C’est la préfecture du département et la capitale des Pyrénées-Orientales…. » Nous ne lui ferons pas le reproche de nous servir un tel chapelet de poncifs. Il faut se mettre à sa place. Il n’est pas aisé de trouver des bobards crédibles pour justifier cette opération à 100% électoraliste.

La campagne des élections municipales à Perpignan est, de toute évidence, bien lancée et nous allons bientôt entrer dans la période d’un an précédant l’élection pendant laquelle la communication des collectivités territoriales est encadrée par la loi. Le moment est donc bien choisi.

De la première à la dernière page, ce n’est que propagande. Tous les domaines d’action du conseil général sont passés en revue. Un seul message d’un bout à l’autre, regardez tout ce que le conseil général fait pour les Perpignanais. Un vrai compte de fées. On nous traite vraiment comme des enfants.

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Etrangement, et comme d’habitude, une compétence obligatoire et parmi les plus importantes du conseil général n’est pas traitée par l’Accent Catalan. Rien sur le RSA, dont les bénéficiaires sont particulièrement nombreux à Perpignan. Pourquoi ? Le conseil général, qui rappelons-le a la compétence sociale, met toujours en avant son action en faveur des personnes âgées, des handicapés, jamais en faveur des bénéficiaires du RSA. Noble mission pourtant. Surtout si elle vise à ce que les bénéficiaires ne s’installent pas dans l’assistanat, la quart-mondisation, la marginalisation, mais, au contraire qu’ils s’insèrent dans la société.

« Oui c’est vrai, le conseil général est très présent sur la ville », déclare Hermeline Malherbe. Oui c’est vrai ! Mais rien n’est également plus faux. En effet, la politique clientéliste du conseil général crée un important déséquilibre entre les cantons. Les cantons et les communes socialistes sont largement mieux pourvus que les cantons et les communes de droite. Le canton de Millas bénéficie de plus d’aides que les autres cantons de gauche. Et cela dans tous les domaines. Nous avions, il y a quelques années eut entre les mains la répartition des employés du conseil général selon le canton dans lequel ils résidaient. Le canton de Millas arrivait très largement en tête suivi des cantons socialistes. Et le nombre d’employés du CG résidant à Perpignan était très nettement inférieur au poids démographique de la première ville des P-O. Recrutement clientéliste ? De toute évidence.

Le principe d’égalité est à tous les niveaux bafoué par le système féodal Bourquiniste.

Ce hors-série électoral de l’Accent Catalan payé le contribuable à un coût conséquent . 206 000 exemplaires x 0,50 (rédaction, maquette, impression, distribution) = 103 000 euros.

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Dans Catalan il y a talent et dans conseil général il y a … !

C’est le responsable départemental des Jeunes Populaires des P-O, François Lietta, (encore lui), qui a réagi à l’utilisation de photos de banques d’images pour illustrer la campagne du conseil général Dans catalan il y a talent. Une campagne de l’agence Synthèse.

Comme l’a révélé François Lietta, la photo du jeune homme jouant de la guitare est de Dmitriy Shironosov, photographe Russe. La photo du pâtissier brandissant des plateaux de croissants et de pains au chocolat est d’Alessandra Viapano, photographe Italienne. La photo de la jeune femme prenant une mamie dans ses bras est l’œuvre d’Alexander Raths, photographe allemand. Elles proviennent de la banque d’images 123RF.

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Jordi ? Non Serguei Dimitrievitch Karamasov !

Aucun Catalan pour illustrer cette campagne sur le talent des Catalans qui se déclinaient en dix visuels.

Sur France 3, qui a diffusé le sujet dans son journal national, Pascal Provencel a expliqué que la collectivité n’avait pas hésité entre une dépense de 244 euros en achetant les photos sur une banque d’images et 10 000 euros en faisant appel à un photographe.

Dans l’état où se trouve la profession de photographe, bien des professionnels auraient fait les 10 images pour un montant bien moins important que celui indiqué par le publicitaire.

Mais on est heureux d’apprendre que le conseil général des P-O, récemment classé parmi ceux qui ont les plus grosses dépenses de communication, serre les boulons à ce point-là.

Mais pourquoi appliquer cette logique économique aux seuls photographes ?

Il y a, en Bulgarie, en Tunisie et dans bien d’autres pays des agences de publicité qui pourraient faire le même travail que Pascal Provencel, le publicitaire préféré du système Bourquin, pour beaucoup, beaucoup moins d’argent.

Autre idée de génie pour faire des économies. Ce sera pour la prochaine campagne de com. Elle a deux gros avantages. 1) Elle évitera le recours à l’imposture. 2) Elle donnera un peu de travail à des photographes locaux.

Il suffirait de réduire de 1 000 euros pendant dix mois les indemnités de madame Malherbe. Il lui en resterait plus de 4 000. Largement plus que ne gagnent les photographes de ce département. Même les meilleurs. Et pourtant, comme dirait Nicolas Caudeville, le seul concours qu’Hermeline Malherbe ait gagné, est un concours de circonstance.

Mais si le conseil général veut vraiment limiter ses dépenses de communication, le mieux serait qu’il s’abstienne de faire des campagnes de publicité.

La campagne en question n’a pas d’objectif informatif, c’est de la pub, rien que de la pub. Et comme dans la publicité, nous sommes des cibles, des consommateurs qu’il faut séduire, qu’il faut influencer avec des images et des slogans. Pas des citoyens qu’il faut convaincre avec des arguments.Fabrice Thomas

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La parfaite image publicitaire. Tous les personnages ont la banane. Et le Pays Catalan n’est plus champion de France du chômage !

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Dans sa campagne publicitaire pour les vœux, le conseil général remet ça avec une photo d’agence. Tous ces gens heureux ne peuvent vivre qu’en Pays Catalan. Pas du tout. Ce sont des Américains !

Nicolas Caudeville sévit sur http://www.larchipelcontreattaque.eu/

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