Cresta aggrave son cas !

2 fevrier 096

Jacques Cresta multiplie les plantages démontrant qu’il ne connait pas davantage Perpignan que Louis Aliot. Il a publié le 3 février un communiqué de presse titré : « Culture : la photo baisse le rideau ». On y lit : « A l’occasion d’une opération de porte à porte sur le centre ville, j’ai constaté que la dernière boutique de photographie de Perpignan, passage Doisneau, venait d’être définitivement fermée ! »

La dernière boutique de photographie de Perpignan ?

Nous voulons bien prendre quelques heures pour emmener Jacques Cresta faire le tour des “ boutiques de photographie “ de Perpignan. Nous commencerons par le centre ville et l’adresse la plus connue des amateurs et des professionnels de la photo. Nous irons chez M.Tabarié à l’enseigne Camara, rue Jean-Jacques Rousseau. Rue qui débouche sur la place de la République. Après nous irons chez Photo John au 16 rue du Maréchal Foch, à deux pas du Pont d’En Vestit. Puis nous ferons un saut à la FNAC, son rayon photo est assez bien fourni. Il faudra peut-être plus de deux heures car il y a quelques autres magasins dans d’autres quartiers de la ville. Certes ce secteur d’activité a beaucoup souffert. L’arrivée du numérique, des imprimantes couleur et la vente par internet ont fait d’énormes dégâts.

Si dans les « boutique de photographie », Jacques Cresta met aussi les magasins de photographes qui font des tirages et de la prise de vue, portrait etc, il faudra rajouter quelques adresses à la tournée.

En lisant le communiqué de Cresta, on se dit d’abord qu’il ne connait pas la ville, puis qu’il agit sans réfléchir. Ce qui est quand même très embêtant.

Et il y a autre chose.

Tout à son rôle de porteur de mauvaises nouvelles, Cresta n’a pas tout dit sur la fermeture de Créapolis. Voilà le texte qui est affiché sur la vitrine.

Créapolis_2133

Nous espérons que Cyril, Sylvain ou d’autres reprendrons l’activité photo. Nous leur souhaitons d’ arriver à relever le défi et le rideau. Mais ça, Cresta, il s’en moque. Plus ça va mal et mieux c’est pour son fonds de commerce à lui. De ce côté-là avec Aliot, ils sont jumeaux.

Pour Cresta la fermeture de Créapolis est « un signe de plus de l’abandon de la culture dans notre ville… » Quel lien y a t-il entre la fermeture d’un commerce et la politique culturelle de la ville ?

Cette exploitation est d’autant plus contrariante qu’il y a derrière la liquidation de cette entreprise des personnes très bien, Jean-Pierre Joffre, son épouse Suzanne et leurs enfants. Et puis il y a une belle histoire à laquelle ont participé tous les salariés qui pendant trois décennies ont partagé et fait partager la passion de Jean-Pierre Joffre pour la photo. Sa passion mais aussi sa chaleur humaine, son énergie, sa générosité, sa disponibilité pour tous les projets. Combien de centaines, petits et grands en a t’-il soutenu ? A t’-on déjà vu un commerçant autant engagé dans la vie de la cité ? Camara puis Créapolis c’était un état d’esprit. On se souvient des magasins, d’abord rue Remparts Villeneuve. Agrandi en plusieurs étapes jusqu’à ouvrir ses portes de l’autre côté du pâté de maison, quai Vauban. Quel beau magasin c’était. Puis il y a eu le déménagement à côté de France Bleu Roussillon. Car avec l’arrivée du numérique, il fallait réduire la voilure. Puis c’est la participation à la création du passage Robert Doisneau où le magasin s’installa. Et il fallut plus tard, encore réduire l’activité et la surface.

La fermeture de Créapolis a du attrister des centaines et des centaines de personnes. Car cette belle histoire a aussi été un peu la leur.

Dans ce même communiqué, Jacques Cresta promet de faire des tas de choses extraordinaires autour de Visa pour l’image.

Quand Bourquin a sorti son « fusil à deux coups « et supprimé les subventions du département et de la région à Visa pour l’image, Jacques Cresta a approuvé et justifié.

Il faut aussi rappeler, c’est plus récent, la baisse de subvention de la région, où siège Cresta, pour l’organisation du volet scolaire du Festival international de photojournalisme.

Il ne connait pas Perpignan, il agit avant de réfléchir et il manque de mémoire ! Il est top bon !

Fabrice Thomas
Contact : c.politique@orange.fr

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