Bourquin fatigué avec Hollande à Montpellier. Bayrou à Perpignan

Viendra, viendra pas à Montpellier ? Après avoir tergiversé, François Hollande est finalement venu participer au grand oral des candidats organisé par la FNSEA qui, le 27 et 28 mars, a tenu son congrès  national au Corum. 7 candidats ont donc planché devant les  1 500 syndicalistes agricoles. Quelques-uns  en ont profité pour tenir un meeting  dans la région. Nicolas Sarkozy à Nîmes, François Bayrou à Perpignan. Le candidat du PS est resté à Montpellier avant de s’envoler pour les Landes.  Sur l’Esplanade, pendant une trentaine de minutes, il s’est adressé à plusieurs milliers d’adhérents et de sympathisants venus de tous les départements du Languedoc-Roussillon.

Photo : Thomas Helard.

Si Robert Navarro, sénateur et numéro 2 du conseil régional, n’a pas montré le bout de son nez, Christian Bourquin a collé au candidat. Les deux condamnations de Bourquin devant un tribunal correctionnel ne gênent  donc pas le candidat du PS qui dans son discours du Bourget, disait : « Présider la République, c’est être impitoyable à l’égard de la corruption et malheur aux élus qui y succomberont ! ».

Photo : Jacques-Olivier Teyssier.

Le président de la région affichait un visage fatigué. Et durant le discours, Bourquin qui était sur la scène debout derrière Hollande avec les autres grands élus du PS s’est assis à même le sol aux pieds  d’Hélène Mandroux, maire de Montpellier et d’André Vézinhet, président du conseil général de l’Hérault.

Voir la vidéo de J-O Teyssier (montpellierjournal.fr) montrant Christian Bourquin assis aux pieds de Mandroux et Vézinhet :

A 17 heures, à Perpignan, au satellite du Palais des expositions, dans une salle  vide où pénétraient les premières personnes, les organisateurs du meeting de François Bayrou se demandaient encore s’ils allaient faire le plein. Deux heures plus tard, 95 % des places étaient occupées. Pas loin du millier de personnes arrivant de l’Aude, de l’Hérault et très majoritairement des communes des P-O. Une performance pour ce parti qui a peu d’adhérents, peu d’élus et peu de moyens. Mais on est loin de sentir  l’engouement qui en 2007 avait porté François Bayrou à 18,57 % des voix au premier tour de l’élection présidentielle.

En attendant le candidat, en retard, la fanfare Les canaillous de Millas a mis de l’ambiance et des sourires sur les visages.

François Bayrou à Perpignan.

François Bayrou a répondu à François Hollande qui, quelques heures plus tôt, avait axé son discours sur le changement, mais principalement sur le seul changement de président : « J’ai une très grande différence avec une phrase que François Hollande a exprimée aujourd’hui et que je trouve une phrase très courte par rapport à l’enjeu de la campagne présidentielle. François Hollande a dit aujourd’hui , il n’y a qu’un enjeu dans la campagne présidentielle, c’est continuer ou changer. Et bien je suis en désaccord radical avec cette phrase. La question n’est pas seulement de changer de président. La question qui se pose à la France ça n’est pas continuer ou changer, c’est s’en sortir ou pas. Est-ce que nous avons devant nous un chemin pour s’en sortir… »

L’UMP va, de son côté, essayer de retrouver la bonne dynamique de ces dernières semaines après la catastrophique parenthèse de la réintégration des époux Ferrand. Rachida Dati sera à Perpignan pour l’inauguration de la permanence électorale de Daniel Mach, le samedi  7 avril à 16h30.

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L’UMP traumatisée par la réintégration des Ferrand

« Je suis abattu », déclare un élu UMP qui a depuis quelques heures appris la réintégration d’Alain et de Joëlle Ferrand au sein de l’UMP. Comme lui, de nombreux militants de l’UMP vivent mal l’annonce faite par François Calvet. Le malaise est si fort que nombreux sont ceux qui lâchent ce qu’ils ont sur le cœur. Tous désignent le président de l’UMP des P-O comme l’unique artisan de ce retour du couple à la réputation sulfureuse. Il n’a prévenu personne. Pas un mot à la récente réunion du bureau départemental de l’UMP. « Il a fait ça en catimini », dit un cadre du parti.

« Pourquoi maintenant, en pleine campagne présidentielle ? », s’interroge un militant. Pour un autre, la réponse est clair : « Calvet a cette idée fixe depuis les sénatoriales. »… Tous pensent que François Calvet et Ferrand ont fait un marché. Les voix des grands électeurs du Barcarès contre la réintégration à l’UMP avant l’élection présidentielle.

Dans son communiqué de presse, François Calvet s’appuie sur l’élection d’Alain Ferrand à la mairie du Barcarès et à l’agglomération Perpignan Méditerranée, « au poste de 2 ième vice-président où il siège auprès du président Jean-Paul Alduy ». Et le communiqué poursuit : « François Calvet, dès le mois de décembre, à la demande d’une forte délégation de militants du Barcarès qui constitue un des bastions de l’UMP de ce département, avait demandé la réintégration de plus de 150 militants dans lesquels figuraient Joëlle Ferrand, suspendue pour avoir soutenu son mari aux élections cantonales, et Alain Ferrand lui-même, exclu pour sa candidature. C’est donc sur ces bases que la direction parisienne de l’UMP a décidé de réintégrer l’ensemble de la section du Barcarès. »

L’annonce a été faite au Barcarès, mardi 27 mars, par François Calvet lors d’une réunion des adhérents de la ville. « François Calvet a fait un long plaidoyer pour mobiliser les troupes sur Le Barcarès pour la victoire de Nicolas Sarkozy », conclut le communiqué.

Plusieurs de nos interlocuteurs considèrent que le retour des Ferrand fera perdre beaucoup plus d’électeurs et d’adhérents à l’UMP sur l’ensemble des P-O qu’il n’en fera gagner au Barcarès. Ces militants de l’UMP ne cachent pas qu’ils étaient contents de voir Alain Ferrand se rapprocher de Bourquin. Ils s’en voyaient débarrasser de la meilleure des façons.

La réintégration d’Alain Ferrand est un sérieux camouflet infligé à Fernand Siré. Car, depuis plusieurs semaines, Alain Ferrand via la plume de Luc Malepeyre (ouillade.eu), qui travaille à la mairie du Barcarès , est en guerre contre le député et son projet de loi de moralisation de la vie politique qui, s’il était adopté, interdirait à Alain Ferrand de se présenter à une élection.

Un élu de Perpignan, très en colère, déclare : « J’ai honte pour mon parti. Cette décision qui alimente “Le tous pourri“ est un cadeau que nous faisons au FN ».

En plus de retrouver sa carte de l’UMP, Alain Ferrand intègre l’instance dirigeante. Il siègera au comité départemental en qualité de membre de droit.

Publié dans UMP

A lire dans L’Express : une enquête sur les relations entre les élus et Midi-Libre

Signé Jacques Molénat, le dossier de 14 pages sur « Le vrai pouvoir de Midi-Libre » est une enquête passionnante dans les coulisses du groupe de presse régional. Elle est publiée par L’Express, dans un supplément diffusé en Languedoc-Roussillon.

L’enquête s’ouvre sur un sujet sensible, un sujet tabou, les relations financières avec les notables : « Si les élus languedociens traitent Midi-Libre avec révérence, ils disposent aussi d’un levier d’influence : la publicité de leurs collectivités, dont le quotidien a un besoin vital. »

Nous sommes bien sûr très heureux de voir l’importance accordée  à ce sujet que nous traitons depuis des années. Le voilà mis au grand jour.

Jacques Molénat.

Il n’est pas surprenant que Midi-Libre minore le poids des collectivités territoriales, qu’il estime à 10 % de ses recettes publicitaires annuelles, soit 5 millions de francs dont 1 million d’euros du conseil régional. Ce qui est déjà considérable.

montpellier-journal.fr avait, en 2010, enquêté sur les achats d’espace de la Région dans la presse et avait publié des chiffres précis et vérifiés. Sur la seule année 2009, près de 1,7 millions d’euros étaient allés dans les caisses de Midi-Libre. Sans compter les énormes campagnes d’organismes alimentés par des crédits du conseil régional, comme Sud de France.

Si l’on ajoute l’achat d’espace des conseils généraux et des organismes qu’ils financent, comme les comités départementaux du tourisme ou les organisations de promotion viticole. Plus toutes les mairies de la région qui communiquent dans les pages du quotidien régional, les collectivités territoriales dépasse allègrement les 5 millions d’euros et les 10 % des recettes publicitaires du titre.

Jacques Molénat raconte qu’à l’époque où Jacques Blanc présidait la région, il agitait la menace de fermer le robinet publicitaire. Son successeur, Georges Frêche, est lui passé aux actes. Son successeur nous avait déjà montré dans les P-O de quoi il était capable. Qui a dit qu’il manquait un gêne à la gauche, celui de la démocratie.

Interrogé sur ses relations avec le Midi-Libre, Bourquin ne va pas avouer qu’il met des millions pour avoir la paix, mais son propos est transparent.  Il dit qu’il a fait la grimace en lisant l’enquête sur l’appel d’offres de “lordi“. Mais il a trouvé que le compte-rendu de son procès était « correct ». Et pour cause. Midi-Libre ne l’a pas couvert, il a fait un papier insipide d’après la dépêche de l’AFP. Cela parait incroyable. Mais on en est arrivé là ! L’élu le plus important de la région, qui plus est un parlementaire comparait devant un tribunal correctionnel pour favoritisme dans un marché public et le quotidien régional minimise, banalise un évènement de première importance. Après cela  ne nous étonnons pas que les journalistes atteignent le même niveau de discrédit que les hommes politiques.

Coup de chapeau à Robert Navarro, le sénateur numéro 2 du conseil régional, qui déclare : « Quand au poids de la publicité institutionnelle des collectivités territoriales, j’ai une idée pour garantir la liberté des journaux. Il n’est pas sain que cette manne publique soit laissée au bon vouloir des élus. Un organisme national pourrait se charger de la percevoir et de la répartir au prorata de la diffusion des titres ». Fragilisé par ses problèmes judiciaires, le sénateur dont l’immunité parlementaire a été levée n’a peut-être plus tout le crédit pour proposer un projet de loi. Sa proposition n’en est pas moins excellente. Un élu autrefois condamné dans l’exercice de son mandat est devenu un membre actif d’Anticor. Souhaitons que Robert Navarro, qui lui n’a pas encore été jugé, suive la même voie.

L’article suivant est consacré à la situation économique, particulièrement difficile du groupe de presse qui est la propriété de Sud-Ouest. On y apprend beaucoup. Le papier sur l’histoire de Midi-Libre est également très documenté. Et le dossier se termine sur les aventures d’un  « couple explosif », Georges Frêche et le Midi-Libre. Le tout est raconté avec quantité de témoignages et d’anecdotes.

Comme toujours, Jacques Molénat instruit son affaire à charge et à décharge. Mais au final le lecteur va beaucoup en apprendre sur les relations entre les politiques et le Midi-Libre. Il verra que l’argent joue un rôle essentiel qui pollue gravement l’information et la démocratie.

Il n’y pas de liberté, pas de citoyenneté réelle possible sans une information indépendante du pouvoir. Il faudrait donc retirer aux élus les moyens d’inféoder la presse.

Si l’argent public était équitablement réparti entre les titres, cela stimulerait le pluralisme et permettrait d’en finir avec le deuxième grand mal de l’information régionale qu’est la domination d’une entreprise de presse dans quasiment toutes les régions de France, sauf Paris où se trouvent les titres nationaux. Une absence de concurrence qui tire les contenus vers le bas.

Saluons, une fois encore, l’entreprise d’information de Jacques Molénat et de L’Express.

Tout cela est raconté avec quantité de témoignages et d’anecdotes savoureuses.

Interrogé sur ses relations avec le Midi-Libre, Bourquin ne va pas avouer qu’il met des millions pour avoir la paix, mais son propos est transparent.  Il dit qu’il a fait la grimace en lisant l’enquête sur l’appel d’offres de “lordi“. Mais il a trouvé que le compte-rendu de son procès était « correct ». Et pour cause. Midi-Libre ne l’a pas couvert, il a fait un papier insipide d’après la dépêche de l’AFP. Cela parait incroyable. Mais on en est arrivé là ! L’élu le plus important de la région, qui plus est un parlementaire comparait devant un tribunal correctionnel pour favoritisme dans un marché public et le quotidien régional minimise, banalise un évènement de première importance. Après cela  ne nous étonnons pas que les journalistes atteignent le même niveau de discrédit que les hommes politiques.

Coup de chapeau à Robert Navarro, le sénateur numéro 2 du conseil régional, qui déclare : « Quand au poids de la publicité institutionnelle des collectivités territoriales, j’ai une idée pour garantir la liberté des journaux. Il n’est pas sain que cette manne publique soit laissée au bon vouloir des élus. Un organisme national pourrait se charger de la percevoir et de la répartir au prorata de la diffusion des titres ». Fragilisé par ses problèmes judiciaires, le sénateur dont l’immunité parlementaire a été levée n’a peut-être plus tout le crédit pour proposer un projet de loi. Sa proposition n’en est pas moins excellente. Un élu autrefois condamné dans l’exercice de son mandat est devenu un membre actif d’Anticor. Souhaitons que Robert Navarro, qui lui n’a pas encore été jugé, suive la même voie.

L’article suivant est consacré à la situation économique, particulièrement difficile du groupe de presse qui est la propriété de Sud-Ouest. On y apprend beaucoup. Le papier sur l’histoire de Midi-Libre est également très documenté. Et le dossier se termine sur les aventures d’un  « couple explosif », Georges Frêche et le Midi-Libre.

Comme toujours, Jacques Molénat instruit son affaire à charge et à décharge. Mais au final le lecteur va beaucoup en apprendre sur les relations entre les politiques et le Midi-Libre. Il verra que l’argent joue un rôle essentiel qui pollue gravement l’information et la démocratie.

Il n’y pas de liberté, pas de citoyenneté réelle possible sans une information indépendante du pouvoir. Il faudrait donc retirer aux élus les moyens d’inféoder la presse.

Si l’argent public était équitablement réparti entre les titres, cela stimulerait le pluralisme et permettrait d’en finir avec le deuxième grand mal de l’information régionale qu’est la domination d’une entreprise de presse dans quasiment toutes les régions de France, sauf Paris où se trouvent les titres nationaux. Une absence de concurrence qui tire les contenus vers le bas.

Saluons, une fois encore, l’entreprise d’information de Jacques Molénat et de L’Express.

Pour son 70ième anniversaire, Alduy veut un siège de député

La lettre d’information n° 1 du Parti Radical 66 confirme que Jean-Paul  Alduy ne pense qu’à une chose, l’investiture sur la deuxième circonscription à la place de Fernand Siré.

Jean-Paul Alduy a été parmi ceux qui ont le plus poussé Jean-Louis Borloo à être candidat à la présidentielle. Ce dernier n’a pas pris cette direction et il a su, avec beaucoup de hauteur de vue, expliquer que sa candidature aurait été une erreur.

Jean-Paul Alduy fait donc à présent des contorsions pour expliquer son ralliement à Sarkozy. Faut-il rappeler que chez les Alduy, on est contorsionniste de père en fils : « Nous avons fait le choix durable de l’alliance de la droite et du centre et seul le candidat Nicolas Sarkozy est aujourd’hui en mesure de permettre à cette alliance de bâtir une France forte mais aussi juste. »

Mais JPA n’a visiblement qu’une seule idée en tête. Il conclut son message par ces mots : « Encore faut-il que l’UMP comprenne que la dynamique de cette alliance dépendra de la place donnée au Parti Radical dans les législatives ».

Au recto,  Nathalie Beaufils, conclut, cash, le mot de la présidente : « Faute d’accord avec l’UMP, le Parti Radical aura ses propres candidats. »

Il est parfaitement évident que cette lettre n° 1 n’a qu’un objectif, la candidature de JPA. Elle n’aurait pas de raison d’être si Alduy n’avait pas perdu son mandat de sénateur.

Sa stratégie sur la deuxième circonscription montre bien qu’il pense plus à lui qu’à faire exister le Parti Radical. Il a proposé deux candidatures. Pourquoi deux ? La sienne si le coup est jouable, et celle du docteur Mauricette Fabre, si l’objectif est de régler des comptes avec l’UMP.

La conseillère générale du canton de la Côte Radieuse a  dans un communiqué à la presse affiché son soutien « déterminé » à la candidature de Nicolas Sarkozy. Elle y fait une mise au point sur les législatives : « Les présidentielles doivent être notre unique centre d’intérêt, et, en tout état de cause, je ne connais qu’une seule ligne, le rassemblement. » En clair, il ne faut pas compter sur elle pour les coups tordus. On n’imagine d’ailleurs mal cette femme remarquable, dont l’humanisme est fait d’actes et pas seulement de belles paroles, allant patauger dans les eaux boueuses de la politique politicienne.

Pourquoi Alduy veut-il tellement retourner siéger à Paris ? Le travail parlementaire ne doit pas lui manquer. Peu actif, il a été classé 292ième sur 343 sénateurs. Alors que Paul Blanc, le très actif monsieur handicap, occupait la 110ième place de ce classement.

JPA va, le 7 mai prochain, fêter ses 70 ans. Est-ce bien raisonnable, à cet âge, de vouloir cumuler la présidence d’une  agglomération de plus de 250 000 habitants avec un siège de député ?

Parole de candidat : 2 catalans face à Sarkozy

Lors de l’émission Parole de Candidat avec Nicolas Sarkozy, le 12 mars sur TF1, la présence de 2 Catalans a sauté aux yeux des habitants des P-O qui étaient devant leur poste de télé ce soir là. Nous nous attendions à ce que le sujet soit, le lendemain, en bonne place dans la presse locale. Rien ! Pas une ligne.

2 Catalans sur 14 invités, cette forte représentation méritait d’être relevée. Même si elle était due au hasard et pas à une quelconque volonté de valoriser les P-O.

Selon TF1, le candidat de l’UMP a été confronté « aux questions de 14 Français issus de reportages diffusés dans les journaux de TF1 et LCI. »

Guy Le Rochais de Canohès, a  interrogé Nicolas Sarkozy sur les moyens engagés pour la prise en charge des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer (1 million de malades). Il préside France Alzheimer Catalogne, une association départementale qui s’est, au niveau national, faite remarquer par ses actions pilotes et son innovation. TF1 lui a, en 2011, consacré 2 sujets, dont un de 4 minutes au journal de 20 h. Implantée à Perpignan, Argelès et bientôt à Millas, l’association est spécialisée dans l’accueil de jour des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer. Elle s’occupe aussi de l’aide aux aidants familiaux, ainsi que de leur formation.  C’est la maladie d’un de ses proches qui a amené ce chef d’entreprise à s’investir et à créer le premier accueil thérapeutique de jour des P-O et l’un des premiers en France, Le Grand Platane en 1998 à Perpignan.

Guy Le Rochais nous a déclaré que sa participation à cette émission de forte audience était d’abord pour lui un moyen de médiatiser la cause dans laquelle il est engagé et de donner de la visibilité à la structure des Pyrénées-Orientales.

Juste après, Aurélie Pascal, agricultrice à Saint-Féliu-d’Amont a interrogé Nicolas Sarkozy sur ce qu’il entendait faire pour protéger la production française, et en particulier méditerranéenne, de fruits et de légumes. Ajoutons aux informations données lors de l’émission qu’elle est présidente des Jeunes Agriculteurs des P-O (Syndicat des exploitants agricoles de moins de 35 ans).

http://videos.tf1.fr/parole-de-candidat/parole-de-candidat-avec-nicolas-sarkozy-7044252.html

Guy Le Rochais, à hauteur de 1h49, Aurélie Pascal, 1h56.

Chacun dans son domaine, l’un et l’autre ont assuré.

Raymond Faura et l’art de tirer la couverture à soi

Dans un tract dont il a arrosé la 1ière circonscription, Raymond Faura, candidat sans étiquette, joue, à son avantage, la carte du soutien à François Hollande en annonçant : « Faura/Hollande contre Mach/Sarkozy » … « Voter Raymond Faura, c’est voter François Hollande ».

Raymond Faura à un slogan qui lui va comme un  gant. « L’Audace à gauche ».

Le jeune chef d’entreprise est membre du Parti Radical de Gauche de Baylet, mais il n’en est pas le candidat. Rappelons que le MRG est presque une filiale du PS. Il est principalement implanté dans le Sud-Ouest et surtout dans la zone de diffusion de La Dépêche, quotidien régional dont Baylet est le patron et le propriétaire.

Interrogé sur son positionnement, Raymond Faura explique : « J’apporte mon soutien à François Hollande sur une circonscription où il n’y a officiellement pas de candidat pour François Hollande. Il y a un candidat de la gauche marxiste et communiste qui n’a rien à voir avec François Hollande qui est plutôt, comme moi, du centre gauche. »

Le candidat insiste fortement sur le fait que le MRG est le plus proche partenaire du PS. Bien plus proche que le Front de Gauche et il précise : « Je suis tout à fait légitime à soutenir François Hollande puisque François Hollande n’a pas de candidat ».

Avec cette rhétorique un peu alambiquée, il semble vouloir dire qu’il est le candidat naturel de François Hollande.

Le candidat fait ses choux gras d’une situation un peu compliquée. La circonscription a été gelée par le PS national. Elle pourrait en effet être abandonnée au Front de Gauche. La situation sera clarifiée après les présidentielles. Elle dépendra beaucoup du score de Mélanchon. Plus le score de ce dernier sera important et plus il revendiquera de circonscriptions en plus de celles dont le député sortant est communiste.

S’il n’y avait pas d’accord, c’est le tandem constitué de Fidel Cresta, premier secrétaire de la fédération du PS, et de Jean Roque, premier-adjoint au maire de Toulouges, qui porterait les couleurs du PS.

Raymond Faura n’aura un espace politique et une carte à jouer que si la circonscription va au FDG et à son candidat, Jean Vila, suppléé par Nicole Gaspon. Il sera, dans ce cas là, « Le seul candidat de centre gauche ».

Raymond Faura est décidé : « A priori j’irai jusqu’au bout. S’il y  a besoin que je me retire pour que la droite ne gagne pas sur la circonscription, on verra on en discutera. Je ne suis pas trop pour les négociations en coulisses pour obtenir quelque chose. En tous cas personnellement je ne recherche rien, à part défendre les idées de centre gauche et de mon parti et de Hollande. »

La haine

« Il n’y a pas de mal qui soit plus dangereux à notre tissu social que la haine.

Elle déforme l’image que l’être humain a de lui-même et de la société, cela rend la personne malade moralement, exactement comme d’autres sont mentalement malades.

La haine nie la solidarité, elle change la vérité en mensonge, la beauté en laideur.

Il n’y a pas, il ne peut y avoir de la beauté dans la haine.

La haine est l’ennemie de la beauté comme elle l’est de la vérité.

La haine est l’ennemie de tout ce qui élève la condition humaine et elle est l’alliée de tout ce qui la descend dans l’abysse des instincts les plus vils de l’homme. »

Elie Wiesel. Ecrivain, Prix Nobel  de la paix.