Fête de la victoire : viré comme un malpropre du siège du PS

Dimanche 7 mai 2012, dans toute la France, tous les militants qui avaient fait campagne pour l’élection de François Hollande ont fait la fête. Tous sauf un.

A 20 heures en entendant l’annonce de la victoire du candidat socialiste, Ahmed Sobban décide avec quelques amis d’aller partager la joie de la victoire à la fédération du Parti Socialiste Catalan. Il y arrive vers 20h10. Là, l’ambiance est heureuse et chaleureuse. Très vite Ahmed Sobban sent quelques regards froids dirigés sur lui, dont celui de Ségolène Neuville. Un homme qu’il ne connait pas, bien qu’il soit depuis plus de quinze ans familier de la fédération s’approche de lui et lui demande s’il peut lui parler. Et l’homme lui dit que sa présence est indésirable et il l’accompagne jusqu’à la porte.  « On m’a viré comme un malpropre… Ça m’a fait un mal terrible qu’on me raccompagne à la porte au milieu de toute cette foule », raconte Ahmed Sobban avec dans la voix les accents d’émotion et de colère d’un homme que l’on a humilié, « Ça c’est fait discrètement, mais tout le monde s’en est rendu compte ».

Qu’a fait Ahmed Sebban pour être ainsi traité en ces moments de liesse ?

Militant au PS depuis son adolescence, il a pris la carte du parti dès qu’il est devenu majeur. Il a été de toutes les campagnes. Très proche de Claude Cansouline, qu’il considère comme son mentor en politique, il a en 2008 rejoint Jean Codognès lors de la campagne des élections municipales de Perpignan. Sa candidature a entrainé son exclusion du PS. Avant tout désireux de contribuer à faire triompher la gauche, Ahmed Sobban n’en a pas moins continué de mener campagne pour les candidats du PS. Comme en 2011 sur le canton de Saint-Jacques-centre ville où il s’est dépensé sans compter pour faire gagner Jean-Louis Chambon. Même chose à la présidentielle conformément aux accords nationaux passés entre le MRC dont il est membre et le PS. Il a fait une campagne très active pour le premier et pour le deuxième tour.

Si Ahmed Sobban se refuse à nommer un coupable, le MRC66, lui, n’hésite pas. Dans un communiqué qui salue la victoire de François Hollande, la fédération déclare : « On regrettera tout de même dans les Pyrénées-Orientales l’attitude sectaire de certains membres du Parti Socialiste local qui, sous la demande de la candidate aux législatives Ségolène Neuville, ont fait sortir un membre du Mouvement Chevènementiste, Monsieur Ahmed Sobban candidat également aux législatives, en raison d’une présence jugée indésirable. »

Ahmed Sobban est candidat du MRC, Mouvement Républicain et Citoyen sur la troisième circonscription (vallée de la Têt et Perpignan), là où Ségolène Neuville porte les couleurs du PS. Il n’en fallait pas plus pour que la copine de Bourquin fasse virer le jeune homme.

On se demande si Ségolène Neuville ne fait pas un concours de sectarisme  avec Christian Bourquin. Au regard de son tableau de chasse, en quatre années seulement, l’élève est sur la bonne voie pour rattraper son maître et, qui sait, un jour peut-être le dépasser. Il faut dire quelle a d’énormes aptitudes, car chez elle, le sectarisme tient lieu de pensée politique.

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