Fidel Cresta pousse Jean Vila vers la maison de retraite

En regardant les résultats des élections législatives de 2007, Fidel Cresta voit que Jean Vila candidat du PCF n’a fait que 16,44% des voix au premier tour. Il n’a pas devancé de beaucoup la candidate du PS, Martine Joseph 14,80% des voix. Sachant que Martine Joseph, et c’est un euphémisme, n’a pas été beaucoup soutenue par la fédération PS. Disons-le tout net, la candidate totalement inconnue a été abandonnée en rase campagne par l’appareil Bourquiniste.

Jacques Cresta doit penser qu’il a toutes les chances, surtout en cas de victoire de François Hollande, d’arriver en tête des candidats de gauche et donc de devancer Jean Vila.

Tout ça est d’une grande évidence.

Y a-t-il un risque réel de dispersion des voix de gauche qui ferait craindre son absence au second tour ? Pas du tout. Pour être présent au second tour, un candidat doit passer la barre de 12,5% des électeurs inscrits, ce qui, avec une participation de 60% (2007), représente 20% des suffrages exprimés.

Daniel Mach, député sortant UMP, est certain d’être au second tour. Ce ne serait pas une surprise que Louis Aliot y accède aussi. Jacques Cresta avec comme suppléant Jean Roque, le presque maire de Toulouges, ne peut qu’être présent lui aussi au second tour.

Rien ne permet donc d’affirmer, comme on le lit dans divers déclarations et communiqués que la candidature de Jacques Cresta favoriserait l’élection de Mach ou d’Aliot.

La situation sera légèrement moins favorable à Jacques Cresta si Nicolas Sarkozy est réélu. Mais sa présence au second tour ne fait guère de doute.

De plus, un candidat socialiste est mieux placé qu’un candidat communiste pour l’emporter au second tour.

Premier secrétaire de la fédération du PS, conseiller régional, Fidel Cresta est un pur produit du système Bourquin dans lequel la soumission et la dévotion au chef est le plus sur moyen d’arriver.

Un système à la soviétique qui préfère des cadres disciplinés à des cadres intelligents, compétents et entreprenants. Ce type de cooptation ne mène pas la société très loin. Sectarisme, clientélisme, favoritisme et globalement grande médiocrité.Pauvres Pyrénées-Orientales.

La suite de l’histoire est cousue de fil blanc. Si Jacques Cresta réussit son coup, aux élections municipales en 2014, il voudra pousser Jean Vila (maire depuis 1977), qui aura alors 72 ans, vers la sortie pour installer son épouse, Josette Cresta, aujourd’hui 5 ième adjointe, dans le fauteuil de premier magistrat.

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