L’Express : dossier sur la bataille des municipales de Perpignan

Dans un dossier de 10 pages publié dans L’Express de ce mercredi, Jacques Molénat réunit tous les acteurs de l’élection municipale de Perpignan. C’est clair dès le premier article, la guerre de 2014 a déjà commencé. Guerre à droite, guerre à gauche. La lutte des places est un sport de combat dans lequel on ne compte pas ses coups, surtout les coups bas. Le dernier arrivé, le petit Grau n’étant ni le moins belliqueux, ni le moins coquin. Prêt à tuer le placide Pujol pour prendre sa place et prêt à être son meilleur ami s’il ne parvient pas à l’empoisonner. Alduy est bien sûr à la manoeuvre.

Autre camp, mêmes mœurs. Bourquin pilote Ségolène Neuville, son actuelle compagne contre Jacqueline Amiel-Donat, l’ancienne. Rome ? Non Perpignan. Molénat a l’art d’éclairer les comportements des uns et des autres et de montrer leurs forces et leurs faiblesses. Sans méchanceté. Jamais. Mais pas sans esprit. Et en plus c’est bien écrit. Au fil des articles et des portraits, on s’aperçoit que la droite est éclatée et que le système Alduy n’est plus qu’un souvenir. Même si certaines pratiques perdurent. Le système féodal de Bourquin n’a lui jamais été aussi puissant.

Dans la galerie de personnages, on croise Chantal Gombert qui fait le grand écart entre Grau et Pujol, Jean Codognès “l’insoumis“ et bien d’autres, dont Louis Aliot. Ce personnage caricatural concentre toutes les contradictions du FN. Comme Molénat le montre, il prêche la dédiabolisation mais ne parvient pas à se libérer de la rhétorique vindicative et extrémiste qui lui tient lieu d’argument. A lire aussi l’article sur l’étonnante idylle entre Calvet et Bourquin, les duettistes des dernières élections sénatoriales.

Voilà 10 pages bien remplies !

La lecture de ce dossier fait du bien. Rien à voir avec un politicorama qui pratique la fausse impertinence pour finalement ne pas dire au lecteur ce qu’il a le droit de savoir puisque c’est pour ça qu’il achète le journal.

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