Le conseil général dépense 100 000 euros dans la campagne des municipales de Perpignan

L’Accent Catalan a publié un numéro « Hors-série » de 36 pages entièrement consacré à l’action du conseil général à Perpignan. Hermeline Malherbe tente de justifier cette parution : « Avec la collection hors-série, nous présentons notre paysage catalan. Après la mer et la montagne il est naturel de concevoir un hors-série sur Perpignan. C’est la préfecture du département et la capitale des Pyrénées-Orientales…. » Nous ne lui ferons pas le reproche de nous servir un tel chapelet de poncifs. Il faut se mettre à sa place. Il n’est pas aisé de trouver des bobards crédibles pour justifier cette opération à 100% électoraliste.

La campagne des élections municipales à Perpignan est, de toute évidence, bien lancée et nous allons bientôt entrer dans la période d’un an précédant l’élection pendant laquelle la communication des collectivités territoriales est encadrée par la loi. Le moment est donc bien choisi.

De la première à la dernière page, ce n’est que propagande. Tous les domaines d’action du conseil général sont passés en revue. Un seul message d’un bout à l’autre, regardez tout ce que le conseil général fait pour les Perpignanais. Un vrai compte de fées. On nous traite vraiment comme des enfants.

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Etrangement, et comme d’habitude, une compétence obligatoire et parmi les plus importantes du conseil général n’est pas traitée par l’Accent Catalan. Rien sur le RSA, dont les bénéficiaires sont particulièrement nombreux à Perpignan. Pourquoi ? Le conseil général, qui rappelons-le a la compétence sociale, met toujours en avant son action en faveur des personnes âgées, des handicapés, jamais en faveur des bénéficiaires du RSA. Noble mission pourtant. Surtout si elle vise à ce que les bénéficiaires ne s’installent pas dans l’assistanat, la quart-mondisation, la marginalisation, mais, au contraire qu’ils s’insèrent dans la société.

« Oui c’est vrai, le conseil général est très présent sur la ville », déclare Hermeline Malherbe. Oui c’est vrai ! Mais rien n’est également plus faux. En effet, la politique clientéliste du conseil général crée un important déséquilibre entre les cantons. Les cantons et les communes socialistes sont largement mieux pourvus que les cantons et les communes de droite. Le canton de Millas bénéficie de plus d’aides que les autres cantons de gauche. Et cela dans tous les domaines. Nous avions, il y a quelques années eut entre les mains la répartition des employés du conseil général selon le canton dans lequel ils résidaient. Le canton de Millas arrivait très largement en tête suivi des cantons socialistes. Et le nombre d’employés du CG résidant à Perpignan était très nettement inférieur au poids démographique de la première ville des P-O. Recrutement clientéliste ? De toute évidence.

Le principe d’égalité est à tous les niveaux bafoué par le système féodal Bourquiniste.

Ce hors-série électoral de l’Accent Catalan payé le contribuable à un coût conséquent . 206 000 exemplaires x 0,50 (rédaction, maquette, impression, distribution) = 103 000 euros.

contact : c.politique@orange.fr

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