Personnel politique : arrêtons de faire passer des vessies pour des lanternes

Reçu une longue réaction d’un fidèle lecteur qui n’a pas apprécié l’article, « Assemblée Nationale, bonnet d’âne pour Jacques Cresta ». Pour lui, cet article « N’est pas digne d’un journaliste ». Pourquoi cela ? Parce qu’il fait passer Jacques Cresta pour « Une personne qui a des moyens intellectuels limités ».

Ce n’est pas nous qui avons placé Jacques Cresta parmi les cancres de l’Assemblée Nationale. C’est le magazine L’Expansion qui l’a classé 536 ième sur 577 députés. Ce qui signifie que ce monsieur participe très peu au travail parlementaire. Et aussi, qu’il ne fait pas le boulot pour lequel il est payé.

Nous avons certes commenté ce classement en écrivant : « Bourquin a mis des galons de général sur les épaules de son fidèle adjudant parce qu’il n’a que faire d’un député qui se ferait remarquer par la qualité de son travail parlementaire. S’entourer de personnages falots est le gage d’un leadership incontesté. » C’est la triste réalité.

Il faut arrêter de se voiler la face. A qui fera- t-on croire qu’il n’y a pas de lien entre la catastrophique situation économique et sociale du département et le niveau moyen de la classe politique locale. Une classe politique en grande partie cooptée par deux systèmes plus préoccupés par la conservation du pouvoir que par le développement des Pyrénées-Orientales.

Le système Bourquin évacue Jacqueline Amiel-Donat pour les mêmes raisons qu’hier il s’était passé de Jean Codognès. Pour ceux qui l’auraient oublié, c’est bien loin, rappelons qu’en 1997 Christian Bourquin et Jean Codognès avaient été élus à l’Assemblée Nationale. En 1998, Christian Bourquin avec l’appui de Jean Codognès est élu président du conseil général. Ce dernier devait être candidat PS à la mairie de Perpignan. Mais Christian Bourquin n’a tout simplement pas supporté qu’à Paris comme à Perpignan, Codognès brille plus que lui. C’est hélas aussi navrant que ça.

En s’appuyant sur le conseil général et sa ressource en emplois ainsi que sur des élus qui lui doivent tout, Bourquin a créé un système clientéliste qui lui permet de contrôler le PS et les investitures. Et le système n’a plus eu d’autres buts que de se perpétuer. Voilà pourquoi il y a peu de lumières autour de Bourquin.

Et gare à celui qui n’approuve pas sans réserve la ligne de Bourquin. Hermeline Malherbe a cru qu’elle pouvait s’émanciper quelque peu de la pesante tutelle de celui qui l’avait faite reine. Elle va en payer le prix. En 2015, elle sera débarquée de la présidence du conseil général. Bourquin va, à sa place, installer sa fidèle Ségolène. Bourquin n’a jamais hésité à couper des têtes. Une façon efficace de faire réfléchir ceux qui supportent mal le joug.

Nous évoquerons le système Alduy dans un article consacré aux 20 ans de “Jean-Paul Alduysme“. Un anniversaire qui a d’ailleurs été dernièrement célébré dans un restaurant du centre ville. Le fils Alduy a, en 1993, succédé à son père qui était maire de Perpignan depuis 1959. F.T.

PS : désolé pour ceux qui n’ont pas encore compris que nous pratiquons un journalisme de rupture avec les habitudes médiatiques locales. Le respect que nous avons pour la réalité et pour les lecteurs n’est pas compatible avec le rôle de relais des pouvoirs locaux.

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Assemblée Nationale : bonnet d’âne pour Jacques Cresta

On savait que Jacques Cresta n’était pas un aigle. Mais de là à le retrouver classé parmi les « cancres » de l’Assemblée Nationale dans le classement établi par le très sérieux magazine L’Expansion. 536 ième sur 577.

« Député fainéant », un surnom de plus pour Fidèle Cresta qui est aussi appelé « Le porte-clef de Christian Bourquin » et « Christian m’a dit ».

« Jacques Cresta n’est à l’origine qu’un simple employé de bureau aux allocations familiales », plaide un militant socialiste qui reconnait tout de même que le factotum de Bourquin est « Complètement débordé par des responsabilités qui dépassent de beaucoup ses capacités. »

La modestie de l’origine sociale ne peut servir à justifier la nullité. Il y a des personnes qui avec un faible bagage scolaire réussissent de beaux parcours y compris en politique. Mais encore faut-il le vouloir, se donner les moyens d’apprendre et avoir la volonté de progresser.

Est-ce pour ses compétences, ses capacités à faire un bon député que Jacques Cresta a été choisi pour être candidat du PS sur la première circonscription ? Nous connaissons la réponse.

Bourquin a mis des galons de général sur les épaules de son fidèle adjudant parce qu’il n’a que faire d’un député qui se ferait remarquer par la qualité de son travail parlementaire. S’entourer de personnages falots est le gage d’un leadership incontesté.

L’électeur, hélas, ne sait pas pour qui il vote. Il choisit une étiquette.

Et une fois encore la politique échappe à la loi commune. Dans quelle entreprise verserait-on un gros salaire et conserverait-on un employé qui n’en foutrait pas une ramée ? F.T.

PS : Jacques Cresta est également vice-président du conseil régional chargé des lycées et de l’éducation.

L’Expansion numéro de juin 2013.

contact : c.politique@orange.fr

Nos meilleurs élus honorés par Le Point et Le Canard Enchaîné

Chers lecteurs réjouissons-nous, nos meilleurs élus, nos meilleurs repris de justice, ont cette semaine les honneurs de la presse nationale.

Il y en a pour la gauche, PS, il y en a pour tout la droite, UMP.

Ca a commencé jeudi dernier avec un sujet de 3 pages titré « Le Barcarès, “ Dallas“ à la française ». Le chapeau met l’eau à la bouche du lecteur : « Roulette. Les Ferrand se transmettent depuis vingt ans les clés d’une mairie des Pyrénées-Orientales…au rythme de leurs condamnations à l’inéligibilité.

Très bon papier sur les 20 ans de frasques de ce couple politique hors-normes. Les deux journalistes se sont notamment intéressés à la PEFACO, société espagnole spécialisée dans les machines à sous et l’hôtellerie dont le terrain de chasse est l’Afrique. Un sujet jamais abordé par la presse locale. Vous n’y pensez pas !

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Bourquin se fait lui durement canarder par le volatile du mercredi (celui de ce matin). L’article est à l’image des titres : « Les rois du Languedoc princes de l’arrosage », « Frais de bouche astronomiques, subventions illégales, marchés publics tronqués, la chambre régionale des comptes se paie la Septimanie ». Excellent article de 5 colonnes signé Didier Hassoux. Une bonne synthèse du rapport de la chambre régionale des comptes sur la gestion calamiteuse du conseil régional du Languedoc-Roussillon.

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Bonne lecture.

Si les Catalans se laissent plumer…

Comment ne pas rapprocher la décision de réduire la subvention à Visa pour l’image aux propos du président du conseil régional qui, dans un interview au Midi-Libre du 17 décembre 2012, expliquait qu’il déshabillait les autres villes de la région pour donner plus à Montpellier : « L’aéroport, le doublement de l’A 9, la gare Saint-Roch, la future gare TGV, la fédération des universités, la nouvelle fac de médecine, un énorme chantier de 37 M€, le pôle chimie, ma présidence du CHRU… le tout en continuant les projets de Georges Frêche, dont le lycée hôtelier qui porte son nom, le tramway. Il fallait payer 50 M€. Je suis allé collecter de l’impôt partout en région pour cela : à Mende, à Narbonne, à Nîmes… pour payer ces projets à Montpellier. Cela fait 500 M€ d’investissement depuis que je suis là. C’est dire que je suis présent pour la ville. »

Christian Bourquin n’arrête pas de répéter : « Montpellier m’intéresse ». Il a même déclaré : « Mon amour pour Montpellier est très ancien et s’amplifie avec le temps. » Bien sûr !

Bourquin est tout simplement en campagne pour sa réélection à la tête de la région, en 2015.

C’est vrai qu’il soigne Montpellier. Autant que Frêche. Ce qui n’est pas peut dire. Car avec son poids démographique et la forte influence du PS, l’Hérault fait l’élection du président de la région.

En 2010, nous avions calculé les montants des investissements du conseil régional dans les cinq départements de la région lors du premier mandat de G. Frêche. Le résultat par habitant montrait que l’Hérault était le mieux servi et les P-O celui qui avait le moins. Durant cette période, C. Bourquin était premier vice-président chargé des finances.

Après l’annonce de la réduction de la subvention de 18 000 euros à Visa, on n’a pas entendu un politique. Seul le directeur du festival, Jean-François Leroy a réagi :  » Depuis des années, on me dit de renforcer mes actions auprès des jeunes, on a mis en place cette Semaine scolaire où tous les intervenants sont bénévoles et là on nous sucre la subvention qui permet de faire venir les lycéens ? Ça veut dire quoi ? Dès le mois de mai, les scolaires commencent à s’inscrire et on va devoir leur dire qu’on ne rembourse pas leur transport ? On a par exemple un lycée de Montpellier qui avait l’habitude de venir avec quatre cars payés grâce à la subvention de la Région. Comment ils vont faire ? Le fossé entre certains discours et les actes m’attriste beaucoup ». (l’Indépendant du 27 avril).

Puisque les Catalans ne bronchent pas, Bourquin aurait tort de se gêner. F.T.

contact : c.politique@orange.fr

PS : Zizanie autour de l’investiture de la tête de liste de Perpignan

Pas facile de s’y retrouver dans l’échange d’accusations entre le camp Bourquin et le camp Amiel-Donat.

Il y a quatre sujets dans cette polémique.

-Les incidents au siège de la fédération du PS avec de jeunes nouveaux adhérents qui voulaient le 22 avril assister à la réunion de la section de Perpignan.

– La non intégration depuis deux ans des nouveaux adhérents à la section de Perpignan dont Christian Bourquin est le secrétaire.

-Les 115 adhésions qu’une personne a apporté à la fédération avec 2 300 euros en espèces.

– La modification du calendrier de désignation de la tête de liste PS aux municipales de Perpignan à la demande des Bourquinistes.

Nous n’aborderons aujourd’hui que ce dernier sujet.

La circulaire du 1 mars 2013 « Aux premiers secrétaires fédéraux, aux membres du Conseil National, aux parlementaires » fixe précisément les modalités de désignation des têtes de liste aux municipales de mars 2014. Elle donne les dates de vote des adhérents : « Premier tour le 10 octobre 2013 et deuxième tour, si aucun candidat n’a obtenu 50% des suffrages exprimés, le 17 octobre 2013. »

On y lit également : « La présente circulaire précise les modalités d’organisation de ces votes auxquelles il ne peut être dérogé qu’à titre exceptionnel, en fonction de situations locales spécifiques, après accord du Bureau National. »

La section de Perpignan et la fédération des P-O ont demandé une dérogation. Elles souhaitent que le vote des adhérents soit organisé dans la deuxième quinzaine de juin.

Pourquoi ? « Afin de préparer le candidat en amont », déclare Jacques Cresta. (L’Indépendant du 25 avril).

Si Cresta a ainsi présenté ses motivations exceptionnelles il a du faire sourire les responsables du secteur élections du PS.

Jacques Cresta dit qu’il a obtenu : « Un accord verbal et j’attends confirmation par écrit dans les prochains jours qui viennent. » Jacqueline Amiel-Donat réplique en disant qu’elle a prit contact avec la rue de Solférino qui a renvoyé à l’application de la circulaire numéro 1386.

Qui dit vrai ?

Il faudra attendre pour le savoir.

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Jacqueline Amiel-Donat.

On se demande évidemment pourquoi les Bourquinistes tiennent tellement à bousculer le calendrier ?

Nous ne voyons pas 36 explications. Après les batailles qu’elle a mené en 2008 et 2009, Jacqueline Amiel-Donat apparait comme la candidate naturelle du PS. Avec le soutien de son parti, en réalisant l’union de la gauche et avec Codognès en numéro 2, Amiel-Donat a de fortes chances de faire basculer la ville de Perpignan à gauche. Et même de très fortes chances. Mais Bourquin ne veut pas d’elle, ni de Codognès. Car Bourquin ne pense pas gauche ou droite. Il pense système Bourquin. Il n’y a pour lui qu’un candidat possible. Quelqu’un qui fait allégeance à sa personne, à son système.

Plus tôt Bourquin écartera Amiel-Donat et mieux ce sera pour lui. En le faisant dans la deuxième quinzaine de juin, juste avant l’été, période propice à l’accalmie, il gagne quatre mois sur le calendrier fixé par le bureau national du PS. Fabrice Thomas

contact : c.politique@orange.fr

Quand Hollande fait la promo du porto en Russie!

Après un entretien à Moscou le 28 février, les présidents russes et français ont tenu une conférence de presse. S’exprimant sur la question syrienne et plus précisément sur les divergences entre la France et la Russie, Vladimir Poutine déclara : « C’est un problème qui est loin d’être simple et je pense que sans une bonne bouteille de vin ou une bouteille de vodka, on n’arrivera pas à trouver une position commune. »

Réplique de Hollande : « Grâce à une bouteille de porto ! »

Du porto ! Pourquoi du porto ?

Qu’est-ce qui lui est passé par la tête ?

Il a oublié qu’il était le président du pays du champagne, du bordeaux, du bourgogne, du cognac… et du calvados de sa Normandie natale.

Les producteurs de vins doux naturels de la région de porto sont contents. On les comprend. Quel coup de pub pour le porto !

On imagine la satisfaction de nos vignerons catalans si Hollande avait dit :

« Grâce à une bouteille de banyuls ! »

Ou

« Grâce à une bouteille de rivesaltes ! »

Ou

« Grâce à une bouteille de maury ! »

Mais le président de la République française a bien dit : « Grâce à une bouteille de porto !

Calamity JAD est de retour

Dans un billet consacré à l’affaire Deloncle publié sur son blog, Jacqueline Amiel-Donat lance une ahurissante et grave accusation : « En échange de ses bons et loyaux services, ne lui aurait-on pas “donné” quelques œuvres chères à son coeur (et à son portefeuille) ? »

Jacqueline Amiel-Donat poursuit :  Comment résister à la tentation de rappeler que cet “honorable” conservateur, “honorable et zélé” serviteur des arts et traditions populaires de Catalogne, “honorable et zélé” serviteur de Paul puis de Jean-Paul ALDUY, était celui là même qui avait déposé plainte contre moi, m’avait fait mettre en examen le 6 mars 2009, pour diffamation parce que j’avais “osé” dénoncer la fraude. »

On a du mal à comprendre ce qui a poussé Jacqueline Amiel-Donat à revenir sur un épisode de l’élection municipale de 2008 qui n’est pas à son honneur.

Le 21 mars, dans un climat extrêmement tendu par la révélation d’une fraude électorale dans un bureau de vote du Haut-Vernet, le conseil municipal se réunissait pour la première fois, avec à son ordre du jour, l’élection du maire et des adjoints. Jacqueline Amiel-Donat prenait la parole en brandissant des photocopies de cahier d’émargement et révélait qu’elle avait découvert des fraudes massives dans les bureaux de vote, 8, 13, 14 et 19. Selon elle, il y avait 251 votes de plus que de signatures.  Elle citait le nom des quatre présidents de bureau de vote, dont celui de Jacques Deloncle. Après le conseil municipal, devant les micros de médias nationaux, elle dénonçait à nouveau ce « bourrage d’urnes ». Ses accusations étaient, dans la journée, reprises par les grandes radios et les journaux télévisés.

Les élus de la majorité étaient abasourdis par ces accusations. Mais, plus étonnant, les colistiers d’Amiel-Donat ne l’étaient pas moins. L’un d’entre eux, cachait mal qu’il avait découvert l’affaire en écoutant l’intervention de la conseillère municipale.

JAD aurait évité une grosse bévue en informant ses colistiers avant de prendre la parole.

Dans les quatre bureaux de vote en question, les émargements du premier tour, c’est à dire les signatures des électeurs, avaient été faits dans la colonne du second tour. Et le deuxième dimanche du vote, les signatures avaient été apposées dans la première colonne. Cela c’était fait avec le plein accord de tous les membres des bureaux de vote composés de représentants de toutes les listes. Et au premier tour, comme au second tour, personne n’avait jugé utile de consigner ces faits dans les procès verbaux.

L’avocate aurait pu reconnaître son erreur et présenter ses excuses aux quatre personnes qu’elle avait diffamées. Mais le lendemain, elle ne voulait plus dire un mot sur cette pseudo fraude massive portant sur 251 bulletins.

C’est dans ce contexte que Jacques Deloncle déposa plainte et bénéficia tout à fait légalement de l’assistance juridique. Par souci d’apaisement il retira sa plainte après le nouveau scrutin municipal qui se tint l’année suivante.

Il faut se rendre à l’évidence, le don d’œuvres d’art à Jacques Deloncle « en échange de ses bons et loyaux services » est une accusation tout aussi fantaisiste que celle de fraude électorale massive dans 4 bureaux de vote dont celui que présidait Jacques Deloncle.

Le vol d’une œuvre d’art par celui qui en était le gardien au plan matériel et moral est une faute, un crime dont Jacques Deloncle porte seule la lourde responsabilité.