Téléphérique : pour on contre ?

Notre cher quotidien local a interrogé ses lecteurs sur le projet de téléphérique présenté par Laurent Gauze : «  Et vous ? Ce projet vous séduit-il ou au contraire vous y êtes hermétique ? »

J’ai été incapable de répondre à cette question car je ne me considère pas suffisamment informé pour avoir un avis tranché. Mais on ne peut pas reprocher à un élu d’avoir des projets pour l’avenir de sa ville. Surtout sur ce territoire, où le moins que l’on puisse dire est que la culture du projet fait défaut et où la réflexion sur l’avenir est inexistante. Pour le passé et le présent je ne vous apprendrai rien. Nos grands élus n’ont su que dire  » amen  » aux promoteurs de lotissements et de centres commerciaux.

Ce projet de téléphérique soulève des tas de questions auxquelles l’étude qui va être lancée par la communauté urbaine Perpignan-Méditerranée apportera des réponses. Ce qui permettra d’avoir un débat éclairé.

Le téléphérique est d’abord un moyen de transport complémentaire sur courtes distances pour désenclaver un quartier, une ville coupée du reste du tissu urbain par un fleuve, des voies ferrées, un autoroute et aussi lorsque la saturation des axes routiers allongent considérablement les temps de transport en bus.

A Brest le téléphérique sera mis en service au mois de novembre. 420 mètres de long.(photo)

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Mais il commence à être question de trajets plus longs. Nommé Téléval, le projet qui reliera Créteil à Villeneuve-Saint-Georges en passant par Valenton et Limeil-Brévannes est d’une longueur de 5,4 km. Une distance proche de celle qui sépare Technosud de l’hôpital de Perpignan, 7 km. Mais son coût s’élève à 72 millions d’euros.

Le téléphérique a le vent en poupe avec plusieurs dizaines de projets en France, dont une douzaine sur la seule région parisienne. Ce succès tient à plusieurs facteurs. Son installation est nettement moins coûteuse que celle du tramway. Plus sûr encore que le train et l’avion, c’est de tous les moyens de transport collectifs, le moins polluant, raison pour laquelle il est préconisé par la loi Grenelle sur l’environnement. Et il est peu consommateur de foncier.

Ce n’est qu’après la réalisation d’une étude, dans quelques mois, que l’on saura si le projet de Laurent Gauze apporte pour les décennies qui viennent une réponse intéressante aux déplacements entre le sud et le nord de Perpignan, via le centre ville.

En attendant réjouissons nous d’avoir quelques élus qui voient plus loin que la prochaine élection et qui comme Laurent Gauze s’investissent pour développer le département. Il en a tant besoin.

Fabrice Thomas

PS : Laurent Gauze : chef d’entreprise, vice-président de la communauté urbaine et président de l’agence de développement économique.

Contact : c.politique@orange.fr

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