4 juin : un nouvel hebdo dans les kiosques

En fin de semaine nous aurons bientôt le choix entre trois hebdos départementaux. La concurrence va être rude. Surtout entre le nouveau venu, Hebdo 7 et La Semaine du Roussillon. Les ventes du Petit Journal sont loin de ce qu’elles étaient et la chronique de Jean-Paul Alduy n’est pas la recette miracle pour les faire redécoller.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Hebdo 7 a édité un numéro zéro. Il se présente comme un magazine de grand format de 84 pages dont plusieurs dizaines dévolues à la publicité. Ne le feuilletez pas dans tous les sens à la recherche de l’ours, il n’y en a pas. Aucun nom. Pas un article n’est signé.

Le projet est porté par Franck Descoux, patron du magazine Cap Catalogne. Une publication qui est un incontestable succès sur le marché publicitaire, mais qui peine à trouver des lecteurs.

Le nouvel hebdo présente sa ligne rédactionnelle en quelques mots : «  Hebdo d’information insoumis, pertinent et impertinent. Rayon d’action : la Catalogne Nord et l’Eurorégion. Ambition : parier sur le recul, mettre des mots sur les maux. Carburant : l’énergie et l’audace. »

Peu de noms des journalistes qui composent l’équipe rédactionnelle ont filtré. Mais on connaît déjà ceux de deux piliers. Thomas Hirsch qui dans les années 2000 était à la rédaction perpignanaise de L’Indépendant avant de partir travailler à Béziers. Marie Costa n’est pas journaliste, mais l’écriture journalistique n’a pas de secret pour celle qui dans sa jeunesse rêvait de devenir journaliste. Déjà deux bonnes plumes !

Des articles plus ou moins intéressants. Mais ça c’est affaire de goût. Nous avons lu avec intérêt la success story de Cédric Siré, cet enfant de la Salanque qui est à la tête du premier groupe de médias en ligne français ainsi que le sujet sur les Stoll, une centaine de manouches installés dans une HLM en rase campagne entre Pézilla et Corneilla-de-la-Rivière. Papier choc sur le projet de transformation des arènes de la Monumental à Barcelone en mosquée de 40 000 fidèles. Ce qui en ferait le lieu de culte musulman le plus grand d’Occident.

« Musée du rugby à Perpignan, qu’est-ce qu’on attend ? », voila le grand sujet, 7 pages, qui fait la une. Ce projet de musée du rugby catalan est vendu au lecteur comme l’idée du siècle. Un peu facile et assez démago car c’est prétexte à taper sur les politiques. Ils n’ont pas pensé à faire ce musée et l’idée ne les fait pas grimper aux arbres. Et pour causes. Un musée digne de ce nom ça coûte des millions d’euros. Et avant de s’engager dans un tel projet on doit regarder, en France, en Europe et dans le monde le niveau de fréquentation de ce type de musée. Quiconque considèrera que c’est indispensable. Pas l’auteur qui n’a pas pris la peine de se renseigner. Ce qui ne l’empêche pas d’assèner que c’est un projet «  à forte valeur touristico-économique ». Mais c’est peut-être un bon sujet pour vendre des journaux.

Bons vents à Hebdo 7 !

N’oubliez pas ! Jeudi 4 juin chez tous les marchands de journaux !

Fabrice Thomas

PS : le numéro 0 est gratuitement disponible aux Enfants Gâtés, salon de thé et restaurant, 17 rue de l’Ange.

Contact : c.politique@orange.fr

Publicités