Elections départementales : les méthodes de voyou du maire de Canohès !

Jean-Marc Palma, candidat UMP-UDI en binôme avec Véronique Vial sur le canton 10 Canohès-Perpignan, était, samedi soir vers 20 h à Canohès devant le domicile de sa fille, en compagnie de son gendre quand il a aperçu une voiture, phares et moteur allumés garée à quelques dizaines de mètres à hauteur des panneaux d’affichage officiel. Suivi par son beau-fils, il s’approche et découvre Jean-Louis Chambon, maire de Canohès en train d’arracher ses affiches. Surpris, décontenancé et sans dire un mot, ce dernier est rapidement remonté dans la 207 blanche où l’attendait son fils. Il n’avait sans doute pas imaginé qu’à la nuit tombée et sous une pluie battante quelqu’un pourrait le reconnaître.

Jean-Marc Palma a pris sa voiture et a suivi celle des Chambon qui est directement allée à la mairie. Là, il a vu les deux hommes y rentrer et quelques instants plus tard éteindre toutes les lumières. Alertés par Jean-Marc Palma, les gendarmes sont arrivés et le père et le fils Chambon sont sortis de la mairie et repartis dans la 207 blanche, un véhicule qui appartient à la mairie.

Une plainte a bien sûr été déposée à la gendarmerie et le procureur de la République a été informé.

Jean-Marc Palma se demande si le maire de la commune, lui aussi candidat aux élections départementales, ne serait pas celui qui, nuitamment et à plusieurs reprises a taggué à la bombe ses affiches officielles. Il se demande si ce ne serait pas le même qui a peint des propos nominatifs diffamants sur les murs de la commune.

rue des ecoles2

Comme dit le dicton, on ne prête qu’aux riches. Et Jean-Louis Chambon a de solides références en matière de pratiques électorales peu conformes à l’esprit démocratique.

Toujours lors de cette campagne, un tract de Chambon candidat PS en binôme avec Toussainte Calabrèse a été encarté dans le bulletin municipal distribué par le personnel communal dans les foyers. Des constats d’huissier ont été faits et plainte a été déposée.

Un an plus tôt, lors des élections municipales, Jean-Louis Chambon a mené la vie dure aux deux listes adverses. Il a tout au long de la campagne multiplié les obstacles. N’arrivant pas à obtenir la simple copie du compte administratif, Vincent Legroux, tête de liste a du faire un recours à la CADA. Et la mairie a finalement communiqué le document peu de temps avant le scrutin. Trop tard pour l’exploiter. Plusieurs des colistiers des deux listes ont eu le plus grand mal à obtenir une attestation d’inscription sur les listes électorales. Document que l’on obtient généralement sans délai, sur place à la mairie. Pas à Canohès. Les services municipaux ont fait trainer plusieurs jours. Une colistière l’a attendu douze jours et ne l’a obtenu que la veille de la clôture du dépôt des candidatures après intervention de la préfecture auprès de la mairie. La mairie était tenu de répondre favorablement à la demande de communication de la liste électorale. Malgré des démarches insistantes et notamment des recommandés, les listes conduites par Vincent Legroux et Marti Cama ne l’ont pas obtenue.

Le droit de réunion a été bafoué. En général, surtout dans un village ou une petite ville on se renseigne sur les disponibilités de salle de réunion à la mairie, on met une option de réservation orale sur des dates que l’on confirme par écrit. A Canohès c’est très différent. En tous cas pour la liste de M. Legroux. Impossible d’avoir connaissance du planning de réservation. Il faut faire un courrier. Puis en mairie on vous dit qu’il faudra attendre huit jours pour instruire votre demande et vous faire une réponse. Le courrier a été déposé en mairie le 21 février 2014. M. Legroux a reçu une réponse datée du 27 février. Elle est signée du maire qui écrit : « Je vous indique que cette salle n’est pas disponible aux dates demandées. » Retour à la case départ. Nouveau courrier au maire avec une demande de salles pour les 21 et 27 mars. Réponse écrite du maire une semaine plus tard, le 10 mars : « Je vous informe qu’aucune salle n’est disponible aux dates demandées…»

Il faut ajouter les menaces et les pressions dont se plaignaient plusieurs colistiers. Et d’autres mauvais coups : les colistiers de Marti Cama, candidat divers droite avaient collé sur les panneaux électoraux une affichette indiquant la date de la réunion publique, le mercredi 19 mars. Des mains anonymes l’ont recouverte d’une affichette portant la date du 20 mars.

Jean-Louis Chambon s’illustre à chaque campagne. Lors des cantonales de 2011, l’ancien cadre du conseil général qui avait travaillé avec la communauté gitane s’est présenté sur le canton de Saint-Jacques. Le jour du scrutin, il faisait du racolage devant le bureau de vote. Mais ce n’était là que le sommet visible de l’iceberg clientéliste qui a permis au candidat PS d’obtenir des scores fleuves dépassant tout ce que l’on avait vu dans les deux bureaux où les gitans votent en nombre. Plutôt que de combattre le clientélisme, les socialistes avaient opté pour la surenchère.

A l’occasion de la campagne des municipales de 2008 à Canohès, Jean-Louis Chambon distribuait par dizaines les beaux livres richement illustrés. Ils provenaient du stock du conseil général. L’affaire aurait pu se terminer devant le tribunal. Mais personne n’a porté plainte.

Pendant combien de temps Jean-Louis Chambon continuera t-il à bafouer la démocratie ?

Fabrice Thomas

Contact : c.politique@orange.fr

affiche-lancement-exe-mailing

Publicités