Production locale : les actes ne suivent pas…

Comme lors des élections municipales nous avons regardé de près les tracts, journaux de campagne et professions de foi des candidats pour savoir où ils étaient imprimés.

Commençons par la majorité sortante. Le journal de campagne de 20 pages porte le numéro de registre du commerce de l’agence Caractère à Perpignan. Et pas celui de l’imprimeur comme le prévoit la loi. La profession de foi envoyée à tous les électeurs porte deux numéros de registre du commerce, celui de la même agence de pub et celui de l’Imprimerie catalane.

Le matériel de campagne du FN porte le numéro de RCS de Riwal. L’agence de pub parisienne du parti de Marine Le Pen avait aux législatives de 2012, fait imprimer le matériel de campagne de la plupart des candidats en Roumanie, et notamment celui de Louis Aliot. Voilà une belle illustration du patriotisme économique que défend ardemment le Front National.

Les tracts des candidats du rassemblement de la gauche avec Europe Ecologie les Verts et Parti de gauche ne comportent pas de numéro de RCS.La profession de foi sort de chez Encre Verte. Une entreprise locale à laquelle les Verts sont fidèles.

Aucun imprimé de L’Olivier ne porte de numéro de registre du commerce, une mention obligatoire qu’il est le seul à ne pas avoir mis sur la profession de foi. L’Olivier s’expose à une sanction pénale de 3 750 euros par document. Comment ne pas s’étonner qu’une formation qui ne jure que par la production locale ne fasse pas appel à un imprimeur local ?

Le journal de campagne des candidats de l’UMP et de l’UDI porte le numéro de registre du commerce de Mme Claude Bouchardy, profession libérale, installée à Saint-Féliu-d’Amont. Et la profession de foi des candidats le numéro de RCS de Cats, agence de publicité perpignanaise. Le nom d’une agence de pub sert le plus souvent à cacher celui d’un imprimeur hors département, espagnol ou autre. On voudrait croire que les promesses et les beaux discours en matière de production et de développement local valent mieux que les actes de la plupart des candidats.

Si les entreprises locales suivaient l’exemple donné par les politiques, plusieurs imprimeries des P-O mettraient la clef sous la porte.

Rappelons que c’est le contribuable qui va payer les factures d’imprimerie car l’Etat remboursera les dépenses de campagne des candidats qui auront atteint la barre des 5%.

Fabrice Thomas Contact : c.politique@orange.fr

PS : Bruno Delmas nous indique que tous les documents de L’Olivier sortent de l’Imprimerie du Mas.

affiche-lancement-exe-mailing

Publicités