Deux conseillers régionaux catalans refusent l’isolement prôné par Christian Bourquin

« Le Languedoc-Roussillon, dans son intégralité, a toute sa place sur la future carte de France », affirme Christian Bourquin.

Réponse de Jean-Luc Pujol et d’Annabelle Brunet, conseillers régionaux membre du groupe Union centriste : « Le maintien en l’état de la Région Languedoc-Roussillon, seule, alors que la réforme vise à créer de grands ensembles relève du suicide économique. Comment espérer un avenir pour un nain entouré de géants ? La région Languedoc Roussillon se trouverait, avec ses 3 millions d’habitants, isolée au milieu de 4 ensembles représentant chacun entre 6 et 8 millions de personnes. Trop petite, trop pauvre, cernée par PACA, Midi Pyrénées Aquitaine, Rhône Alpes – Auvergne et Catalogne, quel espoir de survie ? »

Cette position, les deux élus catalans n’ont pas pu l’exprimer lors de la session extraordinaire du conseil régional consacré au projet de fusion des régions qui s’est tenue samedi. « La session a consisté dans une série d’interventions d’invités extérieurs plus ou moins obligées, plus ou moins serviles mais toutes au soutien de l’isolement de notre région, au soutien de l’avis du président. », expliquent les deux élus dans une déclaration.

Jean-Luc Pujol nous a précisé qu’il avait demandé la parole avant le passage au vote et que Christian Bourquin lui avait répondu par des propos vindicatifs. Privé de la possibilité d’intervenir, les deux élus des Pyrénées-Orientales ont quitté la séance sans prendre part au vote de la motion proposée par C. Bourquin.

Pour les deux conseillers régionaux, « Il n’était pourtant pas question d’intervenir pour soutenir une réforme brutale, menée tambour battant dans l’indifférence totale de l’avis des habitants et portée par un gouvernement à la dérive… Dans la mesure où elle va être mise en œuvre, il est indispensable de permettre aux territoires du Languedoc Roussillon d’en tirer le meilleur parti… Le seul intérêt de cette réforme est la constitution d’entités à taille européenne, potentiellement plus compétitives, plus dynamiques. Le rassemblement des régions Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon ne relève pas du drame décrit par le président de la Région Languedoc-Roussillon. Activité commerciale et industrielle, agriculture, enseignement supérieur, recherche autant de domaines dans lesquels Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon, ne sont en rien concurrentes, elles sont au contraire complémentaires. Pourquoi ne pas étudier sérieusement cette possibilité ? Pourquoi ne pas saisir l’occasion de renforcer les coopérations européennes, les liens avec la Catalogne ? Depuis Perpignan, l’opportunité est historique ! La peur et le repli sur soi ne sont pas des arguments à opposer à un rapprochement ! »

contact: c.politique@orange.fr

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