Ben Alliot-Marie : des nouvelles rassurantes !

Aux dernières élections européennes, en 2009, sur la circonscription du Sud-Ouest, Dominique Baudis conduisait la liste de droite “ Majorité présidentielle “. Cette fois la droite sera divisée. Les centristes Modem-UDI partiront avec une liste qui sera conduite par Robert Rochefort, député européen sortant. Et la liste UMP le sera par Michèle Alliot-Marie.

L’ancienne présidente du RPR devrait siéger à l’Assemblée Nationale. Mais les électeurs des Pyrénées-Atlantiques, après l’avoir élue 7 fois, lui ont en 2012 donné congé. Un an après sa démission contrainte du gouvernement Fillon. En pleine révolution tunisienne, notre ministre des affaires étrangères, s’exprimant à l’Assemblée Nationale, avait proposé que : « Le savoir-faire de nos forces de sécurité, qui est reconnu dans le monde entier, permette de régler des situations sécuritaires de ce type. » Quelques temps plus tard, Le Canard Enchaîné révèla qu’elle entretenait des liens étroits avec un généreux homme d’affaire proche de Ben Ali, le dictateur déchu.

Malgré ses boires et ses déboires, Michèle Alliot-Marie est parvenue sans peine à se faire imposer comme tête de liste de l’UMP dans la circonscription Sud-Ouest. C’est tout le charme des élections à la proportionnelle par liste. Ce sont les appareils nationaux qui les composent. Et forcément, ils réservent les meilleures places aux membres de la nomemklatura.

A 68 ans, la dame pourrait goûter aux plaisirs d’une retraite bien méritée en jouissant de l’aisance que lui procure ses retraites d’élu local (maire, maire-adjointe, conseillère générale), de parlementaire et de ministre (plus de 13 années). Cumul des mandats égal cumul des indemnités mais aussi cumul des retraites, jusqu’à 8 (mairie, communauté de commune, conseil général, conseil régional, Sénat, Assemblée Nationale, gouvernement, parlement européen).

Mam surnom de Michèle Alliot-Marie était sur iTélé interrogée par Olivier Galzi : « Battue aux législatives vous serez demain députée européenne. »

Réponse d’Alliot-Marie : « Très franchement, ce que je fais aujourd’hui me rapporte beaucoup plus d’argent. Je vais perdre de l’argent en allant au parlement européen. »

La pauvre Aliot-Marie va sans aucun doute perdre de l’argent. Car en étant tête de liste elle ne peut qu’être élue.

Nous ignorons quelles sont les lucratives activités que MAM va interrompre pour aller siéger au parlement européen, mais il faut savoir que même si elle gagne moins d’argent, elle ne risque toutefois pas de se retrouver sur la paille. Afin qu’aucun de nos lecteurs ne se morfonde sur le sort de la pauvre MAM, il faut en effet préciser qu’à partir de 60 ans elle a pu percevoir toutes ses retraites d’élue et recevoir les indemnités correspondants aux mandats qu’elle a continué d’exercer. Aux 10 500 euros nets d’indemnité de parlementaire européen s’ajoutera donc le total, plutôt coquet, de ses pensions de retraites d’élue. Fabrice Thomas

PS : la circonscription Sud-Ouest est composée de trois régions : Aquitaine, Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées. Elle élira dix des 74 députés européens français qui seront élus dans huit circonscriptions.

Contact : c.politique@orange.fr

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