Perpignan : victoire de Pujol et succès d’Aliot

Avec 44,89%, Louis Aliot réalise un gros score. C’est le fait majeur de cette élection remportée par Jean-Marc Pujol. Un succès que le maire sortant doit en grande partie aux électeurs de gauche qui n’ont pas voulu que Perpignan ait un maire d’extrême-droite.

La participation est passée de 56,99% au premier tour à 62,75% au second tour. + 5,76%. 3 966 électeurs supplémentaires. Une participation en hausse comme dans d’autres villes dans lesquelles le FN était en position de force.

11 617 électeurs avaient voté au premier tour pour Jean-Marc Pujol. 20 784 au second tour.

Au regard des résultats par bureau, il apparait qu’un bon nombre d’électeurs de droite qui s’étaient abstenus au premier tour sont venus voter Pujol. Il faut aussi ajouter les électeurs décidés à voter Pujol au second tour, mais qui au premier ont choisi un autre candidat. Et cela d’autant plus facilement que les sondages annonçaient une large victoire du maire sortant.

Importante progression de Louis Aliot qui gagne 4 797 voix, passant de 12 949 à 17 746 voix. De nouveaux électeurs que Louis Aliot a trouvé à gauche et à droite. Mais davantage à droite. Des observations tirées de comparaisons avec les résultats par bureau et par canton des élections présidentielles et législatives de 2012.

Jean-Marc Pujol ne s’est pas adressé à l’électorat de gauche entre les deux tours. Il aurait pu le faire lors du débat avec Louis Aliot et dans la profession de foi adressée à tous les électeurs. Pas un mot non plus aux électeurs et partis de gauche après sa victoire.

Sur France Bleu Roussillon, Clotilde Ripoull s’est dite satisfaite que la ville ne passe pas au FN. Elle n’a pourtant rien fait pour ça en votant blanc.

Jean-Paul Alduy était, lui aussi, dimanche soir dans les studios de la radio locale. Il a comme entre les deux tours principalement semblé intéressé par l’élection du président de l’agglo et en particulier par celle de son candidat, Romain Grau. Il se dit qu’au travers de l’élection de ce dernier, JPA poursuit l’objectif de faire installer son épouse à la direction de l’Agence de Développement Economique. Réalité ou propos malveillants ?

Interrogé par Elisabeth Badinier sur l’effondrement du PS à Perpignan, Christian Bourquin a répondu que depuis 50 ans la gauche n’avait jamais été en position de pouvoir gagner la ville. Il a oublié 2008. 574 voix de plus et Jacqueline Amiel-Donat s’installait dans le fauteuil de maire. Ce rappel permet de mieux mesurer le catastrophique résultat du PS qui fait d’ailleurs à Perpignan son plus mauvais score dans une grande ville.

Incorrigibles politiques !

Fabrice Thomas

Contact : c.politique@orange.fr

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