Clotilde Ripoull détourne le nom du quotidien local

L’Indépendante, tel est le nom du journal de campagne de Clotilde Ripoull. C’est de toute évidence un détournement du nom du quotidien local. Reste à savoir si ce dernier va apprécier le clin d’œil. Les titres de presse se montrent en général tolérants quand le détournement a une finalité satyrique. Ils le sont moins pour des utilisations commerciales et politiques.

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Certains ne se priveront pas de dire que Clotilde Ripoull pond une nouvelle fois ses œufs dans le nid des autres. Un grief qui était ressorti à l’occasion de la diffusion, en novembre dernier, d’une enquête d’Envoyé Spécial sur les communautés de communes. La conseillère municipale d’opposition y était intervenue pour dénoncer le nombre de vice-présidents de l’agglo, 42, qui perçoivent 1 600 euros d’indemnité mensuelle. Hors c’est un combat dans lequel Jacqueline-Amiel Donat , également conseillère municipale d’opposition, s’était toute seule engagée depuis plusieurs années en allant même jusqu’à saisir le tribunal administratif.

La démarche va sans doute surtout faire sourire les Perpignanais. Un bon moyen pour retenir l’attention. Un joli coup. Le mari de madame, publicitaire spécialiste du lobbying, y est-il pour quelque chose ?

Que va faire L’Indep ? Demander gentiment à Clotilde Ripoull de renoncer à distribuer son journal de campagne imprimé à plusieurs dizaines de milliers d’exemplaires ? Compliqué. Poursuivre en justice ? Cela apparaitrait excessif et il n’est pas certain que l’entreprise de presse aurait gain de cause.

Mais en ne régissant pas, L’Indépendant pourrait apparaître indifférent au détournement de sa marque par des personnes souhaitant profiter de sa notoriété.

De son côté Clotilde Ripoull confirme que c’est « un clin d’œil » qui vise « à mettre en évidence l’indépendance de sa candidature » et qu’il n’y a « pas de risque possible de confusion avec L’Indépendant. » Fabrice Thomas

contact : c.politique@orange.fr

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