Impressions de campagne (3)

Erratum : Une erreur s’est glissée dans la transmission des chiffres du sondage. Nous écrivons que Clotilde Ripoull est crédité de moins de 5%. En fait son nom ne figurait pas dans ceux proposés aux sondés. Avec toutes nos excuses.

31% pour Aliot et le même score pour Jean-Marc Pujol au premier tour. Le sondage réalisé par un institut spécialisé à la demande de l’UMP place, comme on s’y attendait, le FN à un niveau élevé. La direction nationale de l’UMP a fait réaliser une vague de sondages dans diverses grandes villes de France. A gauche avec 18%, Jean Codognès arrive devant Jacques Cresta, 16%. Le Parti de Gauche est crédité de 8% des intentions de vote et Clotilde Ripoull moins de 5%.

Nous devons préciser que nous n’avons pas eut sous les yeux les documents produits par l’institut de sondage. Mais après avoir coupé et recoupé nos sources nous pensons que les chiffres que nous donnons sont fiables. C’est pourquoi nous les publions.

Au second tour, dans le cadre d’une triangulaire ou d’une quadrangulaire, Jean-Marc Pujol l’emporterait largement sur Louis Aliot qui perd 1/3 des personnes qui l’avaient choisi au premier tour. Cela correspond également au climat politique que l’on observe. Nombre d’électeurs brandissent la menace ou font clairement part de leur intention de voter FN au premier tour. Mais lorsque la discussion porte sur le nom de celui à qui confier la gestion de la ville, Louis Aliot manque de crédibilité.

Les résultats de ce sondage commandé par l’UMP font écho à celui que l’Indépendant avait publié en avril dernier. L’IFOP avait demandé aux sondés : « Qui ferait un bon maire de Perpignan ? ». J-M Pujol était arrivé largement en tête avec 62%. Avec 40% Jean Codognès était largement devant Jacques Cresta 23%. Quant à Louis Aliot, il était rejeté, y compris par l’électorat du FN. 55% des personnes qui avaient voté Marine Le Pen à l’élection présidentielle déclaraient qu’il ne ferait pas un bon maire.

Et ce n’est pas avec l’interview qu’il a donné à l’Indépendant que le « Jules » de Marine Le Pen, c’est ainsi qu’il s’est présenté, va améliorer son image d’homme capable de gérer une ville. Une coquille vide. Il n’a quasiment rien à proposer. Il a débité des généralités sans intérêt. Il reconnait enfin ne pas habiter Perpignan et déclare : « Y habiter est une chose à envisager » et il ajoute : « C’est quelqu’un de l’extérieur qui viendra mettre de l’ordre là-dedans » Chante beau merle ! Ça va quand même être compliqué de convaincre les Perpignanais…

Qu’un habitant de Saint-Cloud.

Qu’un dirigeant national d’un parti.

Qui fait sa carrière à Paris.

Qui ne connait rien de Perpignan.

Qui ignore tout de la gestion d’une ville.

Qui n’a d’aptitudes que pour dénoncer, critiquer et dénigrer.

Pourrait faire un bon maire.

Fabrice Thomas

contact : c.politique@orange.fr

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