Municipales : ça commence mal !

Le FN a tiré le premier avec un tract distribué depuis quelques semaines dans tous les quartiers de la ville.

Le parti d’extrême-droite nous a tellement habitué à ses excès que l’on n’y prête presque plus attention. Mais là, il est vraiment allé très loin dans la caricature.

Ces dizaines de photos de commerces aux rideaux baissés donnent une image totalement déformée de la réalité.

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En diffusant cette vision misérabiliste Aliot joue contre le centre ville. Ce qu’il montre revient à faire une campagne disant : regardez dans quel état est le centre ville, n’y mettez pas les pieds.

Comme l’histoire nous l’a montré, l’extrême-droite a toujours fait du catastrophisme. C’est l’une des bonnes vielles techniques qui assurent la prospérité de son fonds de commerce et celle du couple Le Pen-Aliot. Quel commerçant de Perpignan gagne autant d’argent que l’attaché parlementaire de madame Le Pen ? 5 000 euros pour 17 heures de travail hebdomadaire. Et cela pour rédiger des analyses de politique étrangère. Domaine dont M. Aliot est un grand spécialiste. C’est ce qu’il nous demande de croire.

La démagogie du FN donne la clef de compréhension de son échec complet dans l’administration des villes qu’il avait conquit dans les années 1990. Une fois aux responsabilités, il faut faire face à la réalité, apporter des réponses concrètes. Mais ça, il ne sait pas le faire. Il n’a pas le logiciel “ gestion de la cité “.

Louis Aliot en fait lui-même la démonstration quand il « s’engage à : Mettre un terme définitif à l’insécurité » à Perpignan.

Quand on lui demande comment il s’y prendra, il répond que la police municipale fonctionnerait 24h sur 24 et qu’il recruterait 30 policiers municipaux.

Sachant que pour avoir un seul policier 24 heures sur 24, il faut quatre postes, on ne voit pas comment Louis Aliot ferait des miracles et pourrait « Mettre un terme définitif à l’insécurité ».

Il est regrettable que personne ne réponde à la démagogie du FN.

A l’UMP, on ménage le FN. Pas d’attaque contre Louis Aliot. C’est la ligne de Pujol et de Sitja. Contrarier le compagnon de Marine Le Pen, c’est s’exposer à des représailles. Bourquin et Cresta ne bougent pas davantage. Car plus le FN sera haut, plus l’UMP sera basse. C’est leur unique recette électorale pour conquérir la ville. Et la ville ils la veulent. Contrairement à ce qu’écrit notre éminente consoeur, Frédérique Michalak dans l’Indépendant, les Bourquinistes ne font pas l’impasse sur l’élection municipale de 2014. Ce sont des propos qui visent à endormir l’UMP.

L’UMP comme le PS jouent à un jeu dangereux qui ne peut qu’aboutir à renforcer l’influence du Front National. Fabrice Thomas

contact : c.politique@orange.fr

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