Nouvelles accusations de harcèlement moral contre Marcel Mateu

Après le jugement des Prudhommes et de la chambre sociale de la cour d’appel de Montpellier impliquant deux élus, Marcel Mateu, vice-président du conseil général, conseiller régional et sa compagne Brigitte Batlle, première-adjointe au maire d’Elne dans une affaire de harcèlement moral particulièrement dévastatrice, on se demandait comment allaient réagir les grands élus du PS des P-O.

La révélation des souffrances subies par l’employée de l’association Elnavui auraient-elles laissé les responsables socialistes insensibles à une affaire qui a pourtant provoquée une forte émotion ?

Pas une seule réaction.

Pourquoi le mal devient-il banal pour un groupe quand il est commis par l’un des siens ?

Ce silence a fait réagir Véronique Vial-Auriol, conseillère générale UMP qui s’en prend d’abord à Marcel Mateu : « A croire que les sanctions dont il vient d’écoper n’ont aucune prise sur lui, un peu comme s’il n’en avait rien à faire. »(communiqué de presse)

L’élue du centre ville de Perpignan poursuit : « Mais le plus affligeant dans tout cela, c’est l’absence de réaction de la présidente du conseil général, Hermeline Malherbe-Laurent en tant que femme d’abord et surtout en tant que Chef de file des conseillers généraux de la majorité socialiste dont Marcel Mateu est membre, face à ce type d’agissements hautement condamnables ; tout comme le silence assourdissant de Ségolène Neuville, députée PS et conseillère générale toujours prompte à monter au créneau pour défendre la cause des femmes et qui pourtant dans le cas Mateu reste étrangement muette !

Ségolène Neuville est en effet en position délicate. Féministe passionnée et souvent excessive. On se souvient de ses attaques contre le carnaval de Saint-Laurent.

Quelle force ont les convictions et l’éthique si elles s’évanouissent devant l’appartenance partisane ?

La nécessité de réagir à des faits particulièrement graves ne rend-elle pas le silence complice ?

Nous venons d’apprendre qu’une autre personne d’une structure parapublique dirigée par Marcel Mateu se disait victime de harcèlement moral. Les informations que nous avons recueillies montrent que, là encore, les dommages humains sont conséquents. Il semble que ces lourdes accusations soient solidement étayées. Toutefois la prudence s’impose. L’affaire est à un stade auquel on ne peut que faire état d’accusations. F.T.

contact : c.politique@orange.fr

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