Moralisation de la vie publique : le maire de Perpignan a frappé fort

Seul face à la presse locale, Jean-Marc Pujol a présenté un train de propositions pour moraliser la vie publique. Elles sont rassemblées dans un document : « Les propositions du maire de Perpignan pour répondre à la défiance des Français envers leurs élus ».

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Des propositions déclinées en trois volets : Mandat et conflits d’intérêts, Elus et fiscalité et Elus et moralisation.

Il est clair que le maire de Perpignan prend la mesure de la gravité de la crise politique : « Quand il y a 82 % des Français qui considèrent que les hommes politiques n’agissent que pour leurs intérêts personnels et 77% qui sont corrompus, il y a un problème de fond dans ce pays. »

Le maire de Perpignan a d’ailleurs justifié son intervention en déclarant : « Comme je considère qu’aujourd’hui les décisions qui sont prises n’ont rien à voir avec les décisions qu’il faut prendre j’ai jugé utile de communiquer mon opinion et de saisir le président de la République en lui demandant de faire une véritable loi sur la moralisation de la vie publique. »

Mandat et conflit d’intérêts

-« Interdiction stricte du cumul d’un mandat de parlementaire et de celui de maire ou d’adjoint, de président de conseil général et de conseiller général, de président de conseil régional et de conseiller régional. »

Jean-Marc Pujol a précisé qu’il s’était appliqué cette mesure à lui-même.

-« Comme pour le Président de la République, un mandat ne peut être renouvelé qu’une fois. »

-« Adapter le statut de l’élu à l’importance de la collectivité qu’il dirige et interdire le cumul des indemnités annexes. »

Le maire de Perpignan soulève un sujet qui est rarement mis sur la place publique, les indemnités versées à des élus qui président un syndicat, un comité, une régie, une association….

-« Réduire de 30% le nombre d’élus dans chaque collectivité et dans les assemblées parlementaires. »

-« Tout élu fonctionnaire désirant renouveler son mandat devra auparavant quitter définitivement la fonction publique. »

Jean-Marc Pujol précise qu’en Angleterre il faut démissionner de la fonction publique pour être candidat à une fonction élective.

-« Pour les élus exerçant des activités susceptibles de les placer en situation de conflit d’intérêts, une commission régionale composée de trois magistrats devra agréer les délégations proposées. »

Jean-Marc Pujol a fait référence aux professions d’architecte, d’avocat, de promoteur immobilier…. « Un avocat qui ne fait que du droit pénal a peu de chances d’être en tant qu’élu en situation de conflit d’intérêt… Un avocat qui est spécialisé en droit des affaires, ça peut poser un problème, un avocat qui est spécialisé en droit immobilier, ça peut poser un problème. »

Elus et fiscalité

-« Supprimer le scandale de l’exonération des impôts, de l’indemnité représentative des frais de mandat des parlementaires en exigeant la justification des frais de mandats dépensés dans le cadre d’une déclaration fiscale n° 2035 des professions libérales. Le solde non utilisé devra être reversé au Trésor Public. »

Pour le maire de Perpignan : « Le premier paradis fiscal il est là. Personne ici ne peut percevoir dans le cadre de son activité la moindre somme si elle n’est pas déclarée au fisc et à l’URSSAF. Que ce soit les salariés, les professions libérales. Comment peut-on accepter que 6 400 euros par mois soient exonérés de charges et d’impôts. Je demande simplement que les parlementaires justifient les dépenses liés à l’exercice de leur mandat.»

-« Considérer et taxer comme un avantage en nature les frais de voyages et déplacements hors de France. »

Commentaire du maire de Perpignan : « Nos concitoyens supportent de moins en moins les voyages aux frais de la princesse. » Il a précisé que cette proposition visait les parlementaires.

-« Imposer les contribuables français en fonction de leur nationalité qu’ils soient résidents ou non résidents, en fonction de leurs revenus de source française ou étrangère. »

-« Obliger toutes les banques dans le monde, sous peine de poursuites par l’Etat français, de communiquer à l’administration fiscale française l’ouverture d’un compte par un Français. »

Commentaire de Jean-Marc Pujol : « Le secret bancaire c’est une décision des banques… la loi sur le blanchiment s’impose au monde entier. C’est très simple d’aller jusqu’au bout et de dire à la banque, si un Français ouvre un compte vous nous le déclarez, sinon on vous attaque. C’est ce qu’a fait le gouvernement américain pour faire plier UBS (Union des Banques Suisses). Le secret bancaire, ça n’a rien de constitutionnel, c’est la banque qui le décide… »

Elus et moralisation

-« L’élu mis en cause pour des affaires politico-financières dans le cadre de son mandat doit être suspendu sans indemnités, dès la première décision d’un tribunal. »
Par décision, le maire entend, premier jugement.

-« L’élu condamné définitivement doit être immédiatement déclaré démissionnaire et rendu inéligible pour une période comprise entre 5 et 10 ans. »

-« On ne doit pas limiter ces dispositions uniquement à la fraude fiscale, au blanchiment et à la corruption, ce qui est d’ailleurs très rare mais aux faits de : Prise illégale d’intérêts, trafic d’influence, favoritisme, emploi fictif, abus de confiance, abus de bien social. »

-« Soumettre l’examen de la déclaration de patrimoine des élus à la Direction Nationale du Contrôle Fiscal. »

Commentaire du maire : « Il faut sortir de l’hypocrisie actuelle. Ou on veut une moralisation, une transparence de la vie publique où on va à la catastrophe. Le jour où on aura les extrémistes au pouvoir on dira on aurait du…. On est là pour gérer de l’argent public, il ne faut jamais oublier cela… Ce n’est pas l’argent du maire de Perpignan, de Bourquin ou de Malherbe. La transparence est nécessaire. La transparence ce n’est pas l’inquisition, mais je pense que les mesures que je propose préservent la vie privée et permettent de montrer à nos concitoyens que nous ne sommes pas tous des corrompus….Il y a trois citoyens sur quatre qui le pensent. Ça fait beaucoup.

Jean-Marc Pujol demande un référendum

-« Pour éviter le gigantesque conflit d’intérêts des parlementaires pour voter cette loi, soumettre à référendum ces propositions. »

« Comme je sais que les parlementaires trouveront toutes les solutions pour ne pas voter ces propositions, je demande un référendum. A mon petit niveau, je saisis le président de la République, les parlementaires du département, les présidents des assemblées. »

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« Je pense qu’on est rentré dans le début de la catastrophe. On va découvrir demain que le président de la République était au courant. Il lui fallait cinq minutes pour savoir si Cahuzac avait un compte. On va aussi avoir des règlements de compte… Il faut voir les PV d’interrogatoires de Guérini (président PS du conseil général des Boûches-du-Rhône), il y a 17 millions sur tel compte numéroté… Et il est encore au pouvoir, parce que plus vous avez d’argent, plus vous achetez du monde. On est dans un système qui est en train de devenir dangereux. Et Kucheida, l’ancien grand patron du Nord (PS), on l’accroche pour l’utilisation de la carte bleue d’une société d’économie mixte mais des avions privés étaient loués pour aller au Luxembourg. Vous imaginez bien que dans l’affaire Cahuzac on en a pour cinq ans. Un chirurgien esthétique peut planquer 600 000 euros, 15 millions non ! Donc on va commencer à tirer la ficelle… Et puis demain ils vont sortir des affaires sur les élus de l’autre bord. Ça va trembler. On va avoir une ambiance délétère… Quand je lis que le président Bourquin qui gagne quinze mille euros n’arrive pas à finir ses fins de mois, c’est prendre les gens pour des cons. Ce n’est pas acceptable d’entendre des choses pareilles. Ça contribue au discrédit des politiques. Si quelqu’un qui touche 15 000 euros qui voyage aux frais de la princesse, qui bouffe aux frais de la princesse, qui dort aux frais de la princesse a des difficultés à finir les fins de mois, comment font les gens qui ont 1 400 euros. La moyenne des retraites des femmes en France est de 940 euros. C’est prendre les gens pour des cons mais les gens ils n’ont plus envie d’être pris pour des cons. » Fabrice Thomas

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Moralisation de la vie politique : Amiel-Donat et Codognès proposent des solutions locales

La moralisation de la vie publique ne fait pas partie des sujets sur lesquels nos politiques locaux se ruent sur les micros et les caméras. Les propositions des conseillers municipaux de gauche de Perpignan « sur la nécessaire refondation de la démocratie locale » n’en seront que plus appréciées.

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Face à la presse locale, cinq membres du groupe « Nouvelle Union avec la Gauche » : Olivier Amiel et Robert Folcher (MRC), Jacqueline Amiel-Donat (PS), Jean Codognès (EELV) et Nicole Gaspon (PC et FdG).

Jacqueline Amiel-Donat et Jean Codognès ont présenté les mesures qu’ils appliqueraient si, en 2014, les électeurs leurs confiaient les clefs de la mairie.

Premier point évoqué le mandat unique : « Seule garantie de l’engagement total des élus au mandat qui leur a été confié : un exécutif, c’est un travail à temps plein. »

Propositions précises en matière de cumul des mandats et des indemnités : « Un adjoint au maire ne pourra pas être vice-président de l’Agglo, à l’exception du président de l’agglo qui devra être adjoint au maire et du maire qui devra être vice-président de l’agglo. Mais une seule indemnité de fonction . »

« Un adjoint au maire qui serait conseiller communautaire ne percevra qu’une indemnité d’adjoint de maire. »

A propos du mandat unique de maire et de mandat unique de président de l’agglo, Jacqueline Amiel-Donat a déclaré : « Ça m’est d’autant plus facile de le dire aujourd’hui que si vous le vérifiez, déjà dans le programme de 2008 et 2009, moi, je l’avais écrit. » La prenant au mot, nous avons vérifié et nous n’avons pas trouvé trace de cet engagement.

Jacqueline Amiel-Donat a déclaré que les statuts de l’agglo seraient mis en conformité avec la loi, de sorte que le nombre de vice-présidents de l’agglo serait ramené de 42 à 15 ce qui représenterait une économie annuelle de 560 000 euros par an.

La prévention des conflits d’intérêts

Mise en œuvre de règles strictes d’incompatibilité professionnelle. « On parle beaucoup au niveau national des avocats d’affaires… A titre personnel, moi , j’étais avocate de chefs d’entreprises. Depuis le 1 mars 2012 je ne suis plus avocate. Quand je le dis à mes clients, ça les fait rire, mais comme je pense qu’en 2014 je serais maire, je préfère anticiper et ne pas avoir de lien avec des chefs d’entreprise. Il y a des incompatibilités flagrantes. On ne peut pas être avocat conseil de certaines entreprises et retrouver ces entreprises dans des dossiers qui sont présentés au conseil municipal ou à la communauté d’agglo. Il y a certaines personnes qui feraient mieux de regarder leur code de déontologie d’avocat. »

La situation de Romain Grau

Question d’un journaliste : « Est-ce que vous avez des exemples à Perpignan ? »

Jacqueline Amiel-Donat : « Localement, je vais vous le dire, vous avez Romain Grau qui est avocat d’affaires qui est vice-président de l’agglo à l’économie, c’est très, très, très, gênant, très gênant, c’est très ambigu. Il y a des tas de bruits qui courent… C’est gênant, ce n’est pas bien. Ça participe au discrédit de la politique. Il faut donc l’éviter. Il faut choisir… S’il veut être conseiller communautaire il peut s’occuper de la voirie ou du ramassage des ordures ménagères. Je ne suis pas en train de dire qu’il a magouillé, je dis simplement qu’on ne peut pas laisser le doute planer… »

Autre proposition : « La limitation dans le temps des mandats : deux au maximum car au-delà des habitudes ou connivences peuvent affaiblir l’acuité… Et l’appréhension de l’intérêt général. »

Le renforcement des contre-pouvoirs

Propositions présentés par Jean Codognès qui, en préliminaire, a précisé : « Ces engagements, nous n’avons pas besoin de la loi pour les appliquer. Ces dispositions, nous les ferons voter par le conseil municipal. »

Propositions : « Renforcement des contre-pouvoirs que sont la presse et les associations. Elaboration de critères objectifs pour l’attribution des subventions nécessaires à l’équilibre économique de ses entités et transparence par la publication périodique du montant de ces subventions. »

Jacqueline Amiel-Donat a beaucoup insisté sur l’attribution des aides sur la base de critères objectifs abstraction faite de la ligne rédactionnelle et que le journal « dise du bien ou du mal de nous ».

Mise en place d’outils de démocratie participative

Diverses mesures parmi lesquelles :« Accès aux documents administratifs, ce que nous appelons la transparence, un peu comme cela se passe en Europe du Nord. Si on ne permet pas au citoyen de contrôler l’activité de l’élu, ça ne sert à rien de prendre des bonnes résolutions. Aujourd’hui sauver la démocratie c’est à ce prix. Il n’y a pas d’autres solutions. », a déclaré Jean Codognès.

Le simple fait de présenter de telles propositions constituent un progrès considérable. C’est la première fois que le fonctionnement de la démocratie locale fait l’objet d’une réflexion approfondie accompagnée de mesures pour refonder une démocratie locale qui, ne nous le cachons pas, est bien mal en point. Et cela autant du fait de la gauche que de la droite.Fabrice Thomas

Sénateur misérable : Bourquin fait pleurer la France entière

Grâce à l’âne que sa compagne, le député Ségolène Neuville, lui a offert pour son anniversaire et grâce à son intelligence hors normes, Christian Bourquin vient d’accéder à une consécration nationale. Quels excès n’a-t-il pas du commettre avant que la France entière le reconnaisse enfin ? Son bureau de ministre, ses panneaux « Vous êtes sur une route départementale » et quelques autres frasques lui valurent certes les honneurs de la presse. Mais il n’en a jamais eut autant qu’avec sa déclaration de patrimoine à faire pleurer Margot et son bien qui se réduit à la possession d’un âne.

http://www.christianbourquin.com/?p=645#more-645

L’AFP a dans le courant de l’après-midi de mercredi diffusée une dépêche titrée, Le président de la région Languedoc-Roussillon déclare son patrimoine : un âne. Elle se conclut par un utile rappel : « Christian Bourquin, président de la région Languedoc-Roussillon depuis novembre 2010, a été condamné en justice pour complicité de délit de faux et minoration de comptes de campagne, et pour favoritisme. ».

A la lecture des commentaires publiés sur divers sites et entendus ici et là, on s’aperçoit que la déclaration de patrimoine de Christian Bourquin laisse les gens incrédules. Elle suscite également fréquemment indignation et colère. Le contraire serait étonnant. Beaucoup suggèrent d’organiser un Bouquinthon ou une opération pièces jaunes pour aider Bourquin à finir ses fins de mois.

PS 1 : D’après plusieurs sources, le prix d’un ânon de race catalane serait de quelques milliers d’euros.

PS 2 : Rappelons qu’en plus de ses 10 000 euros d’indemnités, le président du conseil régional et sénateur touche 8 000 euros d’indemnité représentative de frais de mandat. Il ne la dépense pas pour louer les locaux et tous les frais de fonctionnement de sa permanence parlementaire puisqu’il l’a installée au conseil général dans des bureaux, dont son ancien bureau de président du CG, qu’il fait louer par le conseil régional.

PS 3 : Après son élection à l’Assemblée Nationale, Ségolène Neuville a expliqué qu’en devenant député elle subissait une baisse de ses revenus. C’est peut-être pour cela qu’elle a gardé une vacation à l’hôpital de Perpignan où elle est médecin. Total respect pour madame Neuville qui consent à de grands sacrifices pour servir son pays. Elle a, elle aussi, installée sa permanence parlementaire dans des bureaux du conseil général qu’elle loue pour un loyer dérisoire.

Estivales : lettre ouverte à Jean-Paul Alduy

Lettre ouverte à M. Jean-Paul Alduy, président du théâtre de l’Archipel. Son auteur, Clarisse Cervello est l’ancienne administratrice des Estivales de Perpignan.

Et voilà, M. Alduy, la boucle est bouclée. Ce qui était un beau festival d’été en plein air durant le mois de juillet se transforme en programmation de fin de saison dans un théâtre et durant 12 jours. Je vous rappelle la programmation de 2010, la dernière concoctée par M.P.BAUX et son équipe des Estivales de Perpignan, les vraies :
Du 3 au 30 juillet au Campo santo : le Nederlands Dance Theater, « La nuit des rois de Shakespeare » mise en scène Nicolas Briançon, Django drom (musiques manouches) de Toni Gatlif avec Didier Lockwood, « Dunas » de Maria Pagès, Vanessa Paradis, « Chants d’Est » de Sonia Weber-Atherton avec Fanny Ardent, « Africa Umoja » musiciens et danseurs d’Afrique du sud, Benjamin Biolay, Salif Keita, Alain Souchon, « Le Cirque invisible ». A quoi il faut ajouter 10 compagnies au Couvent des Minimes.

Désormais, plus de belles soirées sous les étoiles où les perpignanaises aimaient étrenner leur nouvelle toilette. Plus de petits spectacles au Couvent des Minimes où de jeunes compagnies pouvaient représenter pour la 1ère fois devant un public avide de nouvelles créations

Vous avez cru qu’il suffisait de plagier le nom transformant les « Estivales de Perpignan » en « Estivales de l’Archipel », plagiant le logo (créé par M.P. BAUX) et faisant même exactement la même communication.
Mais non, cela n’a pas suffi, il y manquait l’essentiel : le cœur et le savoir-faire.

Je me souviens des arguments dont vous faisiez état lors des réunions où vous nous expliquiez pourquoi il convenait d’inclure le festival dans la structure du Théâtre de l’Archipel : mutualisation des moyens entraînant des économies. Vous proposiez alors un strapontin de conseiller artistique à M.P. BAUX, l’excluant de fait des décisions sur la programmation. Il se disait même au sein du C.A. du Théâtre que Mme BAUX n’était pas une professionnelle et que, bien sûr, il était facile de faire mieux pour moins cher. Elle a refusé le strapontin et a bien fait.

Non. Faire un festival d’un mois en juillet au Campo-Santo n’est pas facile. Il a fallu des années de travail, d’expérience, de savoir faire. Il a fallu une équipe dévouée.

Qui parmi le personnel du théâtre accepterait de conduire les intervenants de sa petite auto, sans demander de note de frais ? Qui accepterait de loger les artistes, intervenants, intermittents chez soi durant tout un mois pour limiter les notes d’hébergement ? Qui accepterait de faire les lessives du linge des artistes dans sa petite machine à laver avec sa petite lessive ? Qui accepterait de cuisiner des repas, des caterings dans sa petite cuisine ? Qui accepterait de faire régulièrement le ménage dans les locaux du festival pour économiser les frais ? Certainement pas les salariés du Théâtre, deux fois plus payés que ceux des Estivales de Perpignan. A ce sujet, je tiens la dernière feuille de salaire de M.P. Baux à votre disposition. Vous pourrez comparer avec celle de la personne chargée de la programmation de votre festival. Vous pensiez faire des économies. Je connais les chiffres, je serais curieuse de connaître les vôtres. Sachant qu’il est toujours facile d’expatrier des dépenses sur des budgets de la Ville.

Non, faire un festival d’été en plein air n’est pas facile. La technique s’avère très complexe. Le son, la lumière, tout doit être fait par d’excellents professionnels. Nous négocions leurs contrats avec le plus de rigueur possible. Idem pour les manutentionnaires, la location du matériel technique, etc…

Non faire un festival de spectacle vivant en juillet n’est pas facile et de moins en moins depuis quelques années. Plus de propositions de théâtre. Des propositions de danse qui exigent une technique son et lumière très complexe et coûteuse. Des propositions d’artistes de variétés qui font une tournée estivale et donc on retrouve les mêmes à Carcassonne, à Peralada, etc. Il faut chercher, avoir des relais, des contacts. C’est ce que M.P. BAUX avait réussi à construire au fil des années. C’est ce que vous n’avez pas compris, croyant que les directeurs du Théâtre, qui n’avaient jamais rien créé, pourraient la remplacer, voire faire mieux. On voit le résultat.

On a renoncé au festival de plein air en juillet uniquement parce que c’est difficile et que personne dans la direction du Théâtre n’a voulu s’y mettre (l’ai failli dire s’y « coller ») sérieusement.

On a renoncé au festival de plein air en juillet parce qu’on n’a pas compris que des fonctionnaires ne peuvent pas mettre le même cœur dans cette aventure.

Le personnel des Estivales de Perpignan sous la houlette de M.P. Baux fonctionnait dans un seul but : réussir un beau festival. Il y mettait toute son énergie, son cœur. Il s’agissait d’une équipe soudée qui ne renâclait jamais devant tâches les plus ingrates à toutes heures du jour et de la nuit. Il y régnait une ambiance géniale. Nous travaillions beaucoup et très sérieusement et nous nous amusions également beaucoup.

Et voilà, vous avez tout gagné, M. Alduy. Avec l’aide efficace de M. le maire de Perpignan, du président de feue Les Estivales de Perpignan qui, au lieu de défendre l’association qu’il présidait, a manœuvré pour la détruire, vous avez éliminé un bel instrument qui avait fait ses preuves. J’espère que les électeurs et les contribuables, qui étaient aussi nos spectateurs, vous en demanderont raison.

Pauvre Bourquin !

Question du site Ouillade à quelques grands élus : « Accepteriez-vous que soit publiée votre déclaration de patrimoine, et pensez-vous que cette démarche est essentielle pour la moralisation de la vie publique française ? »

Voici la réponse de Christian Bourquin, sénateur et président du conseil régional du Languedoc-Roussillon, PS : « Oui, sans problème. Je n’ai rien à moi, mon logement est à mes enfants, pas de compte en banque autre que celui qui termine à zéro chaque fin de mois… Mais depuis peu grand changement de situation au sens où me voilà propriétaire d’un âne catalan âgé de 8 mois qui vient de prendre pension dans un pré à Baillestavy. »

Pauvre Bourquin !

Que veut-il faire croire ? Qu’il a des fins de mois difficiles comme ceux qui ont des petits et des moyens salaires ?

M. Bourquin gagne 10 000 euros par mois + les avantages dont 8 000 par mois de frais de mandat versés par le sénat avec lesquels il peut acheter ses costumes, payer ses notes de restaurant etc…Le conseil régional paie plusieurs chauffeurs qui se relaient pour le transporter tous les jours de la semaine et prend en charge de nombreux frais.

Quand on est dans la catégorie des 10% de Français qui ont les plus hauts revenus, on n’a pas le droit de jouer les pauvres.

« Je n’ai rien à moi, mon logement est à mes enfants ». Cette tournure misérabiliste nous arracherait presque une larme. On se laisserait attendrir par le sort de ce pauvre homme démuni qui loge chez ses enfants.

Les privilèges dont jouissent les grands élus sont insupportables. Mais la morgue qu’affichent certains d’entre eux l’est plus encore.

Si on pouvait en finir avec ces féodaux qui discréditent la démocratie et font le lit des populistes et des extrémistes ! Un homme, un mandat, renouvelable une fois. Fabrice Thomas

contact : c.politique@orange.fr

Romain Grau a-t-il été plagié par la mairie de Toulouse ?

Après son forum du mercredi 15 mars sur le thème de la sécurité, le club de Romain Grau a diffusé un communiqué de presse titré « Perpignan 2020 propose un Institut municipal de la tranquillité ».

Extrait : « Cette rencontre a débouché sur une série de propositions concrètes, la principale étant un Institut municipal de la tranquillité, expérience pilote en France… »…« Cet organisme, concerté avec l’Etat, prendrait en charge les inquiétudes des habitants au travers des réponses concrètes : un numéro de téléphone à quatre chiffres, simple et direct donnerait un accès direct à la police municipale pour solutionner les maux de la vie quotidienne…. »

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Excellente idée ! Tellement excellente que les Toulousains l’ont piquée.

Les Toulousains vont bien sûr réagir en disant « Oh con, l’office de la tranquillité c’est nous, même que ça marche en composant un numéro de téléphone à quatre chiffres, le 3101 »

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Mais on va leur répondre : « Caraï, 31-01 c’est le score qu’on va vous mettre la prochaine fois que vous reviendrez à Aimé Giral. »

-« Vous avez juste remplacé le mot office par le mot institut. Mais c’est du pareil au même ! »

-« Les Catalans ils vous ont pas attendu. Ils mangeaient avec des fourchettes quand vous mangiez encore votre cassoulet avec les doigts ! »

-« Vous ne vous êtes pas fatigués. Vous avez presque repris mot pour mot le texte de présentation du site internet de la ville de Toulouse : “ pour résoudre leurs problèmes quotidiens d’incivilités et de tranquillité. “ Et vous, vous écrivez “ pour solutionner les maux de la vie quotidienne…. “ et juste après vous embrayez sur les incivilités. »

-« C’est encore des paroles de Toulousains, de Parisiens du sud. Tout le monde n’a pas la chance d’être né Catalan ! »

-« Vous nous avez tout piqué, « expérience pilote en France », c’est ce que disent les journalistes. L’office de la tranquillité, il existe déjà, nous on l’a créé en 2009 et c’est passé des tas de fois à la télé ! »

-« On ne va pas se laisser insulter ! Vous n’êtes pas en train d’accuser Romain Grau d’avoir copié ! Romain Grau c’est un énarque, il ne passe pas sa vie devant la télé. »

PS 1 : Lors du Forum consacré à l’école, Perpignan 2020 avait proposé la création d’un institut municipal d’apprentissage des langues étrangères. Le mot institut était approprié puisqu’il désigne un endroit où l’on étudie. Il désigne aussi un lieu où l’on dispense des soins. Mais Institut de la tranquillité, ça ne fonctionne pas du tout. A moins qu’on y apprenne à faire la sieste.

PS 2 : Romain Grau n’est pas allé chercher très loin le nom de son club. Perpignan 2020 était le slogan de campagne de Jean-Paul Alduy aux élections municipales de 2008.

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La démission du PS d’un conseiller municipal de Perpignan relayée par la presse nationale

L’AFP a consacré une longue depêche à la démission du PS de Frédéric Gonano et l’info a été reprise par nombre de médias nationaux, dont Libération dans l’article ci-dessous. Les solides arguments développés par le conseiller municipal de Perpignan ont fait mouche. Comment ne pas saluer son engagement pour que la limitation du cumul des mandats devienne une réalité. C’est en menant ce combat que nous sortirons par le haut de la profonde crise politique dans laquelle notre pays est bien profondémentest plongé.

Un élu PS de Perpignan rend sa carte du parti

Frédéric Gonano proteste ainsi contre la décision de reporter de 2014 à 2017 l’interdiction du cumul des mandats.
Par AFP
Libération

Un conseiller municipal de Perpignan, Frédéric Gonano, a décidé de démissionner du PS à cause du mensonge, aussi dévastateur selon lui que celui de Jérôme Cahuzac, de la part des socialistes sur le non-cumul des mandats, a-t-il indiqué vendredi.

Frédéric Gonano a expliqué à l’AFP que ce n’est pas l’affaire Cahuzac qui a motivé sa décision, mais le report prévu de 2014 à 2017 de l’interdiction du cumul des mandats. Numéro deux de la liste de gauche battue par la droite aux municipales en 2009, Gonano avait prévenu le premier secrétaire Harlem Désir le 20 février par courrier. «Si jamais le gouvernement reportait la date d’application de la loi sur le cumul des mandats en 2017 (…), je quitterais le PS dès l’annonce officielle de la date. C’est ce qui s’est passé au conseil des ministres de mercredi», a-t-il dit à l’AFP.

Frédéric Gonano dit avoir été heurté dans les principes d’égalité et de morale publique qui l’ont fait entrer au PS le 22 avril 2002 au lendemain du premier tour de la présidentielle et l’élimination de Lionel Jospin au profit de Jean-Marie Le Pen. Avec le report du non-cumul, «on donne encore le sentiment que, allez, on veut bien le faire, mais on va en profiter au maximum pour nous-mêmes», dit-il.

Dans la lettre de démission envoyée jeudi à Harlem Désir, Gonano écrit que le mensonge de Jérôme Cahuzac a suscité une juste indignation et occulté le report du non-cumul. «C’est oublier que nombre de députés socialistes élus en juin 2012 ont également usé du mensonge devant les Français» en s’engageant à démissionner de leurs mandats locaux avant le 30 septembre 2012. «Comment ne pas y voir un parallèle détestable et ravageur» avec l’affaire Cahuzac, demande-t-il.