La démission du PS d’un conseiller municipal de Perpignan relayée par la presse nationale

L’AFP a consacré une longue depêche à la démission du PS de Frédéric Gonano et l’info a été reprise par nombre de médias nationaux, dont Libération dans l’article ci-dessous. Les solides arguments développés par le conseiller municipal de Perpignan ont fait mouche. Comment ne pas saluer son engagement pour que la limitation du cumul des mandats devienne une réalité. C’est en menant ce combat que nous sortirons par le haut de la profonde crise politique dans laquelle notre pays est bien profondémentest plongé.

Un élu PS de Perpignan rend sa carte du parti

Frédéric Gonano proteste ainsi contre la décision de reporter de 2014 à 2017 l’interdiction du cumul des mandats.
Par AFP
Libération

Un conseiller municipal de Perpignan, Frédéric Gonano, a décidé de démissionner du PS à cause du mensonge, aussi dévastateur selon lui que celui de Jérôme Cahuzac, de la part des socialistes sur le non-cumul des mandats, a-t-il indiqué vendredi.

Frédéric Gonano a expliqué à l’AFP que ce n’est pas l’affaire Cahuzac qui a motivé sa décision, mais le report prévu de 2014 à 2017 de l’interdiction du cumul des mandats. Numéro deux de la liste de gauche battue par la droite aux municipales en 2009, Gonano avait prévenu le premier secrétaire Harlem Désir le 20 février par courrier. «Si jamais le gouvernement reportait la date d’application de la loi sur le cumul des mandats en 2017 (…), je quitterais le PS dès l’annonce officielle de la date. C’est ce qui s’est passé au conseil des ministres de mercredi», a-t-il dit à l’AFP.

Frédéric Gonano dit avoir été heurté dans les principes d’égalité et de morale publique qui l’ont fait entrer au PS le 22 avril 2002 au lendemain du premier tour de la présidentielle et l’élimination de Lionel Jospin au profit de Jean-Marie Le Pen. Avec le report du non-cumul, «on donne encore le sentiment que, allez, on veut bien le faire, mais on va en profiter au maximum pour nous-mêmes», dit-il.

Dans la lettre de démission envoyée jeudi à Harlem Désir, Gonano écrit que le mensonge de Jérôme Cahuzac a suscité une juste indignation et occulté le report du non-cumul. «C’est oublier que nombre de députés socialistes élus en juin 2012 ont également usé du mensonge devant les Français» en s’engageant à démissionner de leurs mandats locaux avant le 30 septembre 2012. «Comment ne pas y voir un parallèle détestable et ravageur» avec l’affaire Cahuzac, demande-t-il.

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