Un homme de paille à la mairie de Perpignan ?

A défaut de pouvoir lui-même occuper toutes les fonctions, ce qu’il rêverait de faire, Bourquin installe des hommes de pailles. Quel est celui ou celle qu’il placera en tête de la liste PS pour les municipales de Perpignan ? Il a toute une série de personnages falots à sa disposition.

Alors qu’il y avait, pour lui succéder à la présidence du conseil général, plusieurs élus qui connaissaient bien l’institution et qui avaient les qualités pour la représenter, Bourquin a choisi Hermeline Malherbe, la conseillère générale la moins expérimentée et la plus docile d’entre tous. Et pour bien montrer qu’il restait le patron, Bourquin est très attaché aux symboles du pouvoir, il a conservé son bureau d’ex président du conseil général.

Quand encouragée par certains, Hermeline Malherbe a voulu s’affranchir quelque peu de la pesante tutelle, Bourquin s’est fait un plaisir de remettre les pendules à l’heure en l’humiliant publiquement puis en restreignant encore plus sa capacité d’action. Il lui est, par exemple, interdit de faire des réunions publiques. Ségolène Neuville a récemment confié à un élu qu’Hermeline Malherbe ne ferait pas de vieux os à la présidence du conseil général. L’amie de Bourquin exprimait-elle la pensée du chef ou son souhait de voir celle qu’elle n’apprécie guère se faire débarquer de la présidence du conseil général ? Si changement il devait y avoir à la tête du conseil général, ce ne serait pas avant les élections cantonales de 2015.

Dans le style brutal qu’il cultive si bien, Bourquin, qui est aussi secrétaire de la section PS de Perpignan, a dans l’Indépendant, sans les nommer, congédié Jacqueline Amiel-Donat, Martine Ruiz et Frédéric Gonano, conseillers municipaux PS. Considérant qu’ils n’ont pas fait leur boulot d’opposants, il les déclare inapte à être candidats à un nouveau mandat. On suppose que la déclaration de Bourquin ne vise pas Agnès Carayol-Froger, son attachée parlementaire. Elle, est pourtant complètement inexistante. Alors que dans leurs interventions, Ruiz et Amiel-Donat ne ménagent pas Jean-Marc Pujol.

Bourquin ne manque pas d’aplomb. Mais quand même ! Osez dire qu’Amiel-Donat est une opposante qui ne s’oppose pas. Elle qui, après l’affaire de la chaussette, a mis la ville à feu et à sang. Elle qui est allée jusqu’à déverser des tombereaux  d’ignominies sur la majorité municipale. Elle qui a remué ciel et terre pour que l’élection municipale de 2008 soit annulée. Elle qui grâce à sa détermination de guerrière a obtenue un nouveau scrutin.

Les trois élus mis en cause ont réagi dans un communiqué. Ils se justifient. Un peu puérilement et assez mollement. Comme si le débat portait sur leurs qualités d’opposants.

Ils ménagent Bourquin ! Mais quel intérêt ont-ils à le faire ? La section de Perpignan est en grande majorité composée d’obligés et d’affidés qui ne peuvent pas choisir une autre tête de liste que celle qui sera proposée par Bourquin au printemps 2013.

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