Fièvre politicienne

Vous ne comprenez pas grand-chose à ce qui se passe à droite ?

Rassurez-vous, vous n’êtes pas seul.

On aimerait bien voir ce qu’il y a derrière la façade. Car les discours, qui ne sont le plus souvent que des postures, ne nous renseignent pas beaucoup.

Pourquoi Alduy, Calvet et Mach semblent ils s’être ligués contre Jean-Marc Pujol et préférer la candidature de Romain Grau à la mairie de Perpignan en 2014 ?

La lutte des places, vous connaissez ?

Bien sûr !

Une lutte qui porte rarement son nom. Nos hommes politiques habillent toujours des plus nobles idées leurs plus triviales ambitions. L’un annonce un grand projet pour Perpignan, l’autre dit que sa seule ambition est de passer le relais à une nouvelle génération. N’oublions pas celui qui se présente en gardien du temple UMP…

Mais quels sont précisément les véritables desseins des uns et des autres ?

Ne connaissant pas la réponse à cette question, nous allons formuler quelques hypothèses dont nous disons tout de suite qu’elles sont purement fantaisistes.

Jean-Paul Alduy  est président de l’agglo Perpignan-Méditerranée et il aimerait bien conserver ce poste très convoité par ses “amis“ de l’UMP. Il se doit donc d’être présent dans le jeu politique. Il l’est en poussant  sur la scène celui qui se présente comme son fils en politique.

François Calvet rêve de la présidence de l’agglo. Lui aussi, pas seulement en se rasant. Et pourquoi pas  aussi de la mairie de Perpignan ? Il se défend bien sûr de vouloir jouer les premiers rôles.  Mais le plus futé de nos hommes politiques est en embuscade. La candidature de Romain Grau à la mairie de Perpignan lui va très bien. Elle pourrait semer la zizanie, la division et affaiblir Jean-Marc Pujol. Et une fois qu’il y aura, excusez-nous du terme, le gros bordel, super Calvet pourra venir siffler la fin des hostilités et apparaître comme le sauveur de la droite et se présenter en nouveau boss avec les alliés qu’il aura choisi pour diriger la mairie et l’agglo.

Daniel Mach apporte publiquement à Romain Grau le soutien d’un poids lourd de l’UMP, un soutien que François Calvet ne peut bien sûr pas lui donner. Battu aux législatives, Mach ne se satisfait pas de ses mandats de maire et de vice-président de l’agglo. Jean-Marc Pujol est resté sourd à ses demandes et en plus de cela le maire de Perpignan est,  afin de protéger le commerce de Perpignan, hostile à un projet de zone commerciale à Pollestres. Voilà pour celui qui fait souvent tandem avec François Calvet de bonnes raisons de continuer à pédaler avec lui. Et Daniel Mach se voit bien, lui aussi, dans le fauteuil de président de l’agglo.

Romain Grau, ce n’est plus à prouver, est un jeune homme pressé. Il est fort du soutien d’Alduy, de Calvet et de Mach. Mais pour combien de temps ? JPA va vite se rendre compte que ses “amis“ Calvet et Mach tirent un bon profit de l’opération Grau et que la déstabilisation de Jean-Marc Pujol entrainerait la sienne. S’il persiste dans sa candidature à la mairie de Perpignan, Romain Grau qui est, rappelons-le, conseiller municipal et membre de la majorité, apparaîtra de plus en plus comme un fauteur de trouble, un diviseur. Et ses alliés d’aujourd’hui ne seront pas les derniers à lui dire qu’il n’est pas celui qui peut le mieux rassembler la droite et le centre droit afin d’empêcher les bourquinistes de prendre la ville.

Romain Grau, Nathalie Beaufils et Daniel Mach lors de la campagne des élections législatives.

Mais tout ça, répétons-le, n’est que vue de l’esprit !

Ce qui est certain, c’est que cette poussée de fièvre politicienne est mal accueillie par les électeurs, les militants et les élus de droite. La grande majorité d’entre eux considérant que si le maire en place souhaite faire un nouveau mandat, sa légitimité est totale et incontestable. Fabrice Thomas

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