Aliot retourne dans ton château !

Louis Aliot quitte le bureau qu’il louait dans le cabinet de maître Large, boulevard Wilson. Le clodoaldien s’installe à Saint-Charles, dans les locaux de Spain Fruits. Un choix qu’explique un de ses proches, Jean-Claude Pinget, en invoquant les problèmes pour se garer dans le centre ville. Puis l’avocat Belge ajoute que les nouveaux locaux offriront plus de discrétion pour recevoir certaines personnes.

Selon d’autres sources, l’activité d’avocat d’Aliot est insignifiante et il occupait rarement le bureau qu’il louait dans un immeuble cossu du boulevard Wilson. Un voisin retraité dit même qu’il n’a jamais vu le leader d’extrême-droite. Louis Aliot payait-il un loyer uniquement pour avoir une plaque d’avocat à son nom ?

Du côté du palais de justice, Louis Aliot est considéré comme un avocat fantôme. Et la seule fois où un journaliste l’a vu plaider, c’est dans une affaire de diffamation dans laquelle il poursuivait l’hebdo du PCF, Le Travailleur Catalan. Manque de chance, le novice est dans sa première affaire arrivant devant le tribunal correctionnel tombé sur un os. Un gros os nommé Codognès.  L’avocat de gauche a fait des confettis avec l’assignation de Louis Aliot. La leçon a été si sévère que ce dernier a préféré battre en retraite. Il s’est  finalement désisté. Il a annoncé la fin des poursuites en bafouillant une explication dans laquelle il était question de la santé de ses clients. Grand moment. La salle jubilait en écoutant maître Codognès, le sourire aux lèvres et le regard plein de malice, l’argument pointu et le verbe moqueur prendre manifestement beaucoup de plaisir à donner la leçon au dirigeant du FN.

Revêtu de sa robe d’avocat toute neuve, Aliot c’est fait laminer par Codo.

A Perpignan, il n’y travaille pas plus qu’il n’habite à Millas. Comme Marine le Pen à Hénin-Beaumont. Ils sont tous les deux clodoaldiens.

Ça passe son temps à dénoncer les nantis. Ça ne jure que par le peuple.  Mais ça réside dans une sorte de Beverly Hills, à Saint-Cloud. Dans un château au milieu d’un parc. Ça prend l’avion pour venir à Perpignan expliquer à la presse qu’il devient insupportable de vivre dans cette ville où règne tant d’insécurité. Et puis après avoir attisé les peurs, ça reprend l’avion pour retourner dans les beaux quartiers où n’habitent que… des nantis.

Monsieur Aliot n’est pas comme les autres hommes politiques. Il est pire qu’eux.

Publicités