Alduy et la droite : Un couple qui bat de l’aile mais qui dure

Selon F. Michalak de L’Indépendant, après le discours qu’il a prononcé à Bompas, Nicolas Sarkozy est allé embrasser Jean-Paul Alduy « sitôt descendu de l’estrade ».

Témoin visuel, bien placé, nous avons vu Nicolas Sarkozy serrer la main des élus qui étaient au premier rang, dont JPA, claqué la bise à quelques élues, mais nous n’avons pas vu de bise à Jean-Paul. Observation confirmée par plusieurs témoins.

Nicolas Sarkozy fait la bise à Joëlle Anglade, conseillère municipale de Perpignan. Photos Jean Roig RMD Agency.

Lors de la visite du camp de Rivesaltes, le petit manège de Jean-Paul Alduy cherchant l’opportunité de placer quelques mots dans l’oreille du président n’est, lui, pas passé inaperçu. JPA a réussi à isoler Nicolas Sarkozy quelques dizaines de secondes pour lui dire qu’il soutenait totalement sa candidature.

Après le meeting de Bompas, le président de l’agglo Perpignan-Méditerranée a exprimé auprès de plusieurs personnes son plein accord avec le discours, bien marqué à droite, de Nicolas Sarkozy.

Quelques jours plus tôt à l’assemblée générale du Parti Radical, au domaine de Rombeau, la chanson n’était pas la même. Jean-Paul Alduy n’a pas prononcé un mot en faveur du vote pour Nicolas Sarkozy. Assez ambigu, il a déclaré qu’il était d’accord avec nombre de propositions de François Bayrou, avec des propositions de François Hollande, mais avec davantage de propositions de Nicolas Sarkozy. » Une façon de dire aux militants qu’ils peuvent voter ou soutenir qui ils veulent.

Mais Jean-Paul Alduy n’en est pas moins le plus constant de nos hommes politiques. Il n’a jamais aimé la droite. Mais, faisant carrière à droite, il a tout le temps besoin d’elle pour être élu. Il lui dit des mots doux, puis dès qu’il a obtenu ce qu’il voulait il lui tape dessus. C’est la même histoire depuis 20 ans. Drôle de couple. Cela finira t’il par un divorce ?

En ce moment, Alduy s’efforce  de convaincre des parlementaires de l’accompagner à un rendez-vous avec Jean-François Copé. Objectif, convaincre le patron de l’UMP, qu’il ferait, un bien meilleur candidat que Fernand Siré.

Publicités