Bourquin s’assoit sur le code électoral

Le conseil général et le conseil régional signent ensemble une campagne d’affichage qui invite à renoncer à Canigou (en français) au profit de Canigo en catalan.

Il n’échappera à personne que le message vise avant tout à plaire à des Catalans qui, c’est bien normal, voient plutôt d’un bon œil toute initiative de défense de leur identité.

Christian Bourquin ignore t’il que ce type de campagne publicitaire est interdit en période de campagne électorale ? Bien sûr que non. Il considère tout simplement qu’il n’y a aucun risque à le faire.

Une collectivité territoriale n’a pas le droit de faire une campagne de publicité à des fins de propagande électorale  et surtout quand des élus de ces collectivités sont candidats à une élection.

Les quatre candidats PS sont élus de l’une des deux collectivités qui signent cette campagne de communication.

Jacques Cresta, conseiller régional, candidat sur la première circonscription.

Toussainte Calabrèse, conseillère générale, candidate sur la deuxième circonscription.

Ségolène Neuville, conseillère générale, candidate sur la troisième  circonscription.

Pierre Aylagas, conseiller général, candidat sur la quatrième circonscription.

Ce que fait Bourquin est interdit, mais le code électoral ne réprime ces faits qu’en cas de contestation du scrutin devant le tribunal administratif. Cela pourrait être pris en compte par le juge de l’élection s’il y avait un faible écart de voix entre le candidat qui est élu et le suivant. Mais ce seul motif ne suffirait pas à annuler un scrutin.

Lors des élections cantonales de 2011, le logo du conseil général était utilisé sur la brochure départementale et sur  le site de campagne commun des candidats PS. La même chose en 2008. Au plus total mépris du code électoral.

Avec cette campagne de publicité, Bourquin cherche de toute évidence à faire oublier quelques déclarations du plus pur style jacobin qui ont pris les Catalans à rebrousse poils. Réagissant à une déclaration de François Calvet qui proposait  que l’université de Perpignan joue la carte du bilinguisme et se tourne vers Girona, il avait, en février dernier, lors de l’inauguration de l’avenue Georges Frêche à Claira, répondu  « Vous tourner vers Gérone ?, mais vous êtes des fadas ! Votre avenir, bien sûr qu’il est dans la République Française, avec l’Université de Montpellier ».

Comme si se rapprocher de Girona signifiait se détourner de Montpellier. On ne sait pas quelle mouche a piqué le président de la région.

PS : l’affiche ne porte pas le nom de Synthèse. Elle est signée d’un numéro de registre du commerce qui vérification faite est bien celui de l’agence de publicité de Pascal Provencel.

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