Les mauvaises fréquentations de François Calvet

Nicolas Caudeville, animateur de larchipelcontreattaque, a interviewé François Calvet, député maire du Soler. On ne s’attend pas à entendre le président de l’UMP des P-O sur ce site carrément hostile à la majorité municipale de Perpignan et à l’UMP.

C’est pourtant aussi normal que de lire un interview de Sarkozy dans Le Monde, et de Hollande dans le Figaro.

En acceptant de répondre aux questions de Nicolas Caudeville, François Calvet se comporte en démocrate. Il reconnait à l’animateur de l’archipelcontreattaque le droit de ne pas être d’accord avec ses idées et de les combattre.

En régime démocratique, celui dont on ne partage pas les idées, celui auquel on s’oppose, n’est pas un ennemi, c’est un adversaire, un rival, un concurrent que l’on affronte sur le terrain du débat, de la confrontation. Ce n’est pas quelqu’un que l’on cherche à éliminer, à réduire au silence.

Cette conception de la démocratie n’est évidemment pas celle de Bourquin et de Louis Aliot.

François Calvet s’est   pendant 50 minutes exprimé sur différents sujets, notamment sur l’avenir de l’université de Perpignan : « Si on ne donne pas à cette université un caractère beaucoup plus transfrontalier, elle disparaitra ou elle sera aspirée par Montpellier.L’université c’est capital. Si on ne génère pas de la matière grise sur un territoire, il meurt. Si nous ne nous associons pas avec l’université de Girona et de Barcelona, nous avons toutes les chances de disparaitre. Il faut que nous fassions des projets originaux. L’hôpital transfrontalier commun à Puigcerda, on a pu le faire dans un territoire où il n’y a que 30 000 habitants entre les deux Cerdagne, mais on  n’aurait pas pu le faire si on était resté séparés. Si nous voulons créer un jour cette métropole transfrontalière avec Girona, il est déjà important que sur l’université et d’autres sujets nous fassions cause commune. Si l’université est à Montpellier, les entreprises ne viendront pas ici.  Est-ce que nous faisons assez ? Non. Est-ce qu’il y a une réflexion suffisante ? Non. Dans les prochaines années l’Europe va investir dans la matière grise. On pourrait apporter quelque chose à notre économie. Créer des emplois. L’université c’est la base. Si on donne l’élan à l’université, si on sait la conserver et la développer en partenariat en lui donner ce caractère tout a fait transfrontalier. Il ne faut pas avoir peur. Aujourd’hui il y a l’autonomie des universités, c’est bien mais ça peut aussi être fatal. Il faut que nous aidions l’université à faire sa révolution transfrontalière, lui donner des moyens, s’investir, à condition qu’elle le veuille. »

Il y a chez François Calvet, du contenu, des visions et des ambitions pour notre territoire. Qui s’en plaindra ?

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